Jésus pourrait-il avoir été lui-même dans l’erreur ?

         Albert SCHWEITZER, qui reçut le Prix Nobel en 1962 pour ses œuvres humanitaires, avait ses propres opinions concernant Jésus.

         SCHWEITZER avait conclu que la folie était à l’origine de la revendication divine de Jésus. En d’autres mots, Jésus se trompait sur ses revendications, mais il ne mentait pas intentionnellement. Selon cette théorie, Jésus était dans l’illusion et se prenait véritablement pour le Messie.

         La plupart de ceux qui ont étudié la vie et les paroles de Jésus le trouvent extrêmement rationnel. Le fameux philosophe français Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), sceptique de nature, reconnut le caractère supérieur de Jésus et sa présence d’esprit, et déclara :

         “Quand Platon décrit son homme imaginaire… il décrit exactement le caractère de Christ. …Si la vie et la mort de Socrate sont celles d’un philosophe, la vie et la mort de Jésus Christ sont celles d’un Dieu.”

         Alors, Jésus était-il un menteur ou illuminé, ou bien était-il le Fils de Dieu ?

         Il est intéressant de noter que les foules qui entendirent Jésus—tant les croyants que ses ennemis—ne l’ont jamais considéré comme un simple enseignant de principes moraux. Jésus produisait trois effets principaux sur les gens qui le rencontraient : la haine, la terreur ou l’adoration.

         Les revendications de Jésus Christ nous obligent à faire un choix.

         Nous ne pouvons pas classer Jésus dans la simple catégorie de grand chef religieux ou bon enseignant de principes moraux.

                   La plus grande question de notre temps est  Qui est le véritable Jésus Christ ?  

“Le plus important n’est pas qu’un homme ait marché sur la lune, mais que Dieu ait marché sur la terre dans le corps de Jésus-Christ”, a déclaré le célèbre astronaute de la mission Apollo 15 James Irwin en 1971.

Jésus est-il vraiment ressuscité des morts ?

         Nous avons déjà abordé ce point, j'en reprends les grands traits:

        

         Les témoins de Jésus Christ ont, en fait, parlé et agi comme s’ils étaient convaincus de sa résurrection après sa crucifixion. S’ils ont eu tort, alors le christianisme est basé sur un mensonge. Mais s’ils ont eu raison, un tel miracle soutiendrait tout ce que Jésus a dit sur Dieu, sur lui-même, et sur nous.

        

Mais doit-on accepter la résurrection de Jésus Christ seulement par la foi, ou y a-t-il de solides preuves historiques en sa faveur ? Plusieurs, parmi les sceptiques, ont entamé des enquêtes sur les traces historiques dans le but d’en prouver la fausseté. Qu’ont-ils découvert ?

Jésus est-il ressuscité ?

         Nous nous demandons tous ce qui doit nous arriver après la mort. Quand un proche meurt, nous désirons ardemment le (ou la) revoir quand ce sera notre tour. Serons-nous glorieusement réunis avec ceux que nous aimons, ou bien la mort est-elle la fin de tout ?

         Jésus a enseigné que la vie ne s’achève pas à la mort de notre corps.  Il a fait cette déclaration stupéfiante : ” Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. ”

         Selon les témoins oculaires les plus proches de Jésus, il démontra alors sa puissance sur la mort en se relevant de la mort après avoir été crucifié et enterré pendant trois jours. C’est cette croyance qui procure l’espérance aux Chrétiens depuis près de 2000 ans.

         Mais certains ne partagent pas cet espoir de vie après la mort.

Bertrand RUSSEL, le philosophe athée, a écrit : ” Je crois que quand je mourrai, je pourrirai et rien de mon ego ne survivra. ”

         Il est évident que Russell n’a pas cru les paroles de Jésus.

         Les fidèles de Jésus ont écrit qu’il leur apparut vivant après sa crucifixion et son enterrement. Ils ont prétendu non seulement l’avoir vu, mais aussi avoir mangé avec lui, l’avoir touché, et avoir passé 40 jours avec lui.

         Alors, est-ce que ceci pourrait être seulement une histoire qui s’est élaborée au fil du temps, ou est-ce basé sur une preuve solide ?

         La réponse à cette question est fondamentale au christianisme. Car si Jésus s’est relevé d’entre les morts, cela confirme la validité de tout ce qu’il a dit à son propre sujet, sur la signification de la vie, et sur notre destin après la mort.

         Si Jésus s’est effectivement relevé d’entre les morts, alors lui seul possède les réponses concernant le but de la vie et ce qui nous attend après la mort.

         Par contre, si le récit de la résurrection est faux, alors le christianisme est fondé sur un mensonge.

         La revendication de la résurrection est vitale au christianisme. Si Christ a été relevé des morts par Dieu, alors Il possède les qualifications et le titre qu’aucun autre chef religieux ne possède. Bouddha est mort. Mohammed est mort. Moïse est mort. Confucius est mort. Mais, selon le christianisme, Christ est vivant. 

         De nombreux sceptiques ont tenté de réfuter la résurrection.

         Alors, la résurrection de Jésus est-elle un fait fantastique ou un mythe ?

Pour le découvrir, nous devons examiner les preuves historiques et en tirer nos propres conclusions.

        

Il prophétise à son propre sujet.

         En avance de sa mort, Jésus dit à ses disciples qu’il allait être trahi, arrêté et crucifié, et qu’il reviendrait à la vie trois jours plus tard. C’était un drôle de plan !  Que se cachait-il là-derrière ?

      Jésus n’était pas un artiste de spectacle qui se produisait sur demande devant le monde ; mais plutôt, il promettait que sa mort et sa résurrection prouveraient au monde (si leur esprit et leur cœur étaient réceptifs) qu’il était en fait le Messie.

         En d’autres mots, puisque Jésus avait clairement expliqué à ses disciples qu’il se relèverait après sa mort, son échec à le faire l’aurait exposé comme un menteur.

         Comment Jésus est-il mort avant de se relever (s’il l’a fait) ?

Une mort atroce et ensuite. . . ?

         Vous savez à quelles souffres les dernières heures de la vie terrestre de Jésus ont été vouées en visionnant les passages de La passion du Christ de Mel GIBSON.

         Comme Jésus l’avait prédit, il fut trahi par l’un de ses disciples, Judas Iscariote, et il fut arrêté. Lors d’un faux procès auquel présidait le gouverneur romain, Ponce Pilate, il fut accusé de trahison et condamné à mourir sur une croix en bois.

         Avant d’être cloué sur la croix, Jésus fut brutalement battu au moyen d’un fouet à neuf lanières dont les extrémités étaient nouées avec des morceaux d’os et de métal qui accrochaient la chair pour la déchirer.

Il reçut des coups de poing répétés, des coups de pied et on lui cracha dessus.

         Ensuite, à l’aide de maillets, les bourreaux romains enfoncèrent les gros clous de fer forgé dans les poignets et les pieds de Jésus. Finalement, ils plantèrent la croix dans un trou au sol entre deux autres croix sur lesquelles étaient cloués des bandits.

         Jésus pendit de cette croix pendant environ six heures. Puis, à trois heures de l’après-midi—c’est-à-dire à l’instant même où l’agneau de Pâque était sacrifié en offrande expiatoire des péchés ,Jésus s’écria (en araméen) : ” Tout est accompli “, puis il mourut. Soudain, le ciel devint sombre et un tremblement de terre secoua la terre.

         Pilate voulait vérifier que Jésus était mort avant de d’autoriser la mise en tombe de son corps crucifié. Donc un garde romain plongea une lance dans le côté de Jésus. Le mélange de sang et d’eau qui s’échappa fut une indication nette que Jésus était mort.

        Le corps de Jésus fut alors descendu de la croix et placé dans la tombe de Joseph d’Arimathée. Les gardes romains scellèrent alors la tombe et y postèrent une garde de 24 heures.

         Pendant ce temps, les disciples de Jésus étaient en état de choc.

         Ils ne croyaient plus fermement que Jésus avait été envoyé par Dieu. Ils avaient appris, par ailleurs, que Dieu ne permettrait pas que son Messie souffre la mort. Alors ils se dispersèrent. Le Mouvement Jésus en arrivait pratiquement à une fin brutale. 

         Tout espoir s’était évanoui. Rome et les chefs juifs avaient gagné—ou, du moins, c’est ce qu’il semblait.

Quelque chose se produisit.

         Mais ce n’était pas la fin. Le Mouvement Jésus ne disparut pas et, en fait, le christianisme existe aujourd’hui comme la plus grande religion du monde. Donc, nous devons savoir ce qui s’est produit après que le corps de Jésus a été descendu de la croix et placé dans la tombe.

         C’est la question à laquelle nous devons répondre par un examen des faits.

         Il n’existe que cinq explications plausibles pour la résurrection supposée de Jésus, telle qu’elle est présentée dans le Nouveau Testament :

1. Jésus n’est pas vraiment mort sur la croix.

2. La ” résurrection ”  était un complot.

3. Les disciples hallucinaient.

4. Le récit est une légende.

5. Cela s’est vraiment produit.

Considérons chacune de ces options et voyons laquelle correspond le mieux aux faits.

Jésus était-il mort?

         Nous devons premièrement déterminer qu’il y a bien eu un cadavre.

         Après tout, on voit occasionnellement un article de journal racontant comment un ” cadavre ” quelconque dans une morgue s’est mis à bouger et s’est rétabli. Est-ce qu’un cas du même type pourrait s’être produit avec Jésus ?

         Certains ont avancé que Jésus aurait survécu la crucifixion et serait revenu à lui-même dans l’air frais et humide de la tombe – ”

         Mais cette hypothèse ne semble pas correspondre à l’évidence médicale.

         Il est clair que le plus gros de la preuve historique et médicale indique que Jésus était mort. La lance, enfoncée entre ses côtes droites, perfora probablement, non seulement le poumon droit, mais aussi le péricarde et le cœur et, par conséquent, garantit sa mort. 

Mais le scepticisme de ce verdict pourrait, à la rigueur, être « acceptable » car cette affaire date d’il y a 2000 ans. Nous devons, au moins, nous procurer une seconde opinion.

         Nous allons trouver cette autre opinion dans les rapports des historiens non-chrétiens de l’époque à laquelle Jésus a vécu. Trois de ces historiens mentionnent la mort de Jésus.

  • Lucien (env.120 à après 180 après J.C.) a fait allusion à Jésus comme un sophiste (philosophe) crucifié.

  • Josèphe (env.37 à env.100 après J.C.) a écrit : “En ce temps-là paraît Jésus, un homme sage ; c’était un faiseur de prodiges […]. Et quand Pilate, sur la dénonciation des premiers parmi nous le condamna à la croix, ceux qui l’avaient aimé précédemment ne cessèrent pas. ”

  • Tacite (env. 56 à env.120 après J.C.) a écrit : “Le nom de Chrétiens leur vient du nom de Christ, qui fut condamné sous le règne de Tibère, par le procureur Ponce Pilate. ”

        

         En réalité, il n’existe aucun rapport historique, émanant de Chrétiens, Romains ni Juifs, contredisant soit la mort de Jésus, soit sa mise en tombe.

         A la lumière de telle preuve, il semble que nous ayons de bonnes raisons de rejeter la première de nos cinq options. Jésus était clairement mort, ” pas l’ombre d’un doute “.

La question de la tombe vide.

         Aucun historien sérieux ne doute vraiment que Jésus était mort lorsqu’il a été descendu de la croix. Toutefois, bon nombre ont questionné la manière dont le corps de Jésus a disparu de la tombe.

         Le journaliste anglais, Frank MORISON, a d’abord pensé que la résurrection était un mythe ou une tromperie, et il a commencé une étude en vue d’écrire un livre la réfutant.

         Le livre devint célèbre, mais pour des raisons autres que son intention première, comme nous allons le voir.

         MORISON commença par tenter de résoudre le cas de la tombe vide. La tombe appartenait à un membre du Conseil du Sanhédrin, Joseph d’Arimathée.

         En Israël, en ce temps-là, faire partie du Conseil était équivalent à être une rock star d’aujourd’hui. Tout un chacun savait qui faisait partie du Conseil. Joseph doit avoir été une vraie personne.

         Autrement, les chefs juifs auraient exposé l’histoire comme un faux dans leurs efforts de réfuter la résurrection. Par ailleurs, la tombe de Joseph aurait été située dans un lieu connu et facile à identifier, de sorte que toute idée de Jésus ” perdu dans le cimetière ” aurait été éliminée.

         MORISON se demanda pourquoi les ennemis de Jésus auraient permis au ” mythe de la tombe vide ” de persister s’il n’était pas vrai. La découverte du corps de Jésus aurait mis fin instantanément à tout le complot.

         Et ce qui est connu historiquement des ennemis de Jésus, c’est qu’ils accusèrent les disciples d’avoir volé le corps, une accusation clairement basée sur une conviction partagée que la tombe était vide.

        Les chefs juifs étaient stupéfaits, et accusèrent les disciples d’avoir dérobé le corps de Jésus. Mais les Romains avaient affecté une garde de 24 heures à la tombe, avec un détachement de gardes bien entraînés (entre 4 et 12 soldats).

         MORISON se demande :

         “Comment ces professionnels ont-ils pu laisser vandaliser le corps de Jésus ?”

         Il aurait été impossible à qui que ce soit d’échapper à l’attention des gardes romains et d’avoir déplacé une pierre de deux tonnes.

Et pourtant, la pierre était déplacée et le corps de Jésus était manquant.

         Si le corps de Jésus avait pu se trouver quelque part, ses ennemis auraient rapidement exposé la résurrection comme un mensonge.

         Avec un événement recevant une telle publicité, il eût été raisonnable qu’un historien, un témoin oculaire ou un antagoniste ait noté pour les temps à venir qu’il avait vu le corps de Jésus ? Le silence de l’histoire est assourdissant quant au témoignage contre la résurrection.

         Alors, faute de preuve, et avec une tombe connue vide de toute évidence, MORISON considéra solide la preuve que le corps de Jésus avait en quelque sorte disparu de la tombe.

Vandalisme de tombe?

         Comme MORISSON poursuivit son enquête, il commença à examiner les motifs des fidèles de Jésus. Peut-être que la supposée résurrection était en fait un corps dérobé.

         Mais alors, si c’était le cas, comment justifier toutes les apparitions documentées de Jésus ?

         La tombe était bien vide. Mais ce n’était pas la simple absence d’un corps qui pourrait avoir galvanisé les fidèles de Jésus (notamment s’ils étaient ceux qui l’avait volé).

         Quelque chose d’extraordinaire devait avoir eu lieu, car les fidèles de Jésus cessèrent d’avoir du chagrin, cessèrent de se cacher, et commencèrent à proclamer audacieusement qu’ils avaient vu Jésus vivant.

         Chacun des témoignages oculaires rapporte que Jésus apparut soudain en chair et en os à ses fidèles, aux femmes d’abord.

         MORISSON se demanda pourquoi des comploteurs auraient donné un rôle prépondérant à des femmes dans leur histoire.

         Au premier siècle, les femmes n’avaient pratiquement aucun droit, aucune personne, aucun état. Si le complot devait réussir les conspirateurs auraient mis en avant des hommes, non pas des femmes, comme étant les premiers à voir Jésus vivant.

         Pourtant, nous entendons que des femmes le touchèrent, parlèrent avec lui, et furent les premières à trouver la tombe vide.

         Plus tard, selon les récits des témoins, tous les disciples ont vu Jésus en plus de dix occasions distinctes. Ils écrivirent qu’il leur montra ses mains et ses pieds et leur dit de le toucher.

                   Et ils dirent qu’il mangea avec eux et, plus tard, apparut vivant à plus de 500 fidèles dans un cas.

        En 56 après J.C, l’apôtre Paul a écrit que plus de 500 personnes avaient vu le Jésus ressuscité et que la plupart d’entre elles étaient encore vivantes (1 Corinthiens 15 - 6 et suivants).

         Cela dépasse les limites de la crédibilité, que les premiers Chrétiens aient pu fabriquer une histoire semblable, puis la prêcher au milieu de ceux qui auraient facilement pu la réfuter en produisant simplement le corps de Jésus. ”

        Les érudits de la Bible sont d’accord sur le point suivant :

         “Si la résurrection n’avait pas eu lieu, pourquoi l’apôtre Paul aurait-il donné une telle liste de supposés témoins ? Il aurait immédiatement perdu toute crédibilité auprès de ses lecteurs corinthiens en mentant aussi effrontément. ”

         Pierre expliqua à une foule à Césarée pourquoi lui-même et les autres disciples étaient si convaincus que Jésus était vivant.

         “Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois. Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. ” (Actes 10 - 39 à 41)

Cohérent jusqu’au bout.

         Comme si les rapports des témoins oculaires étaient insuffisants pour provoquer le scepticisme de MORISSON, le comportement des disciples le laissa également perplexe.

         Le fait historique, qui a fait trébucher aussi bien les historiens que les psychologues et les sceptiques, est que ces onze anciens lâches s’exposèrent soudain volontairement à souffrir l’humiliation, la torture et la mort.

         Tous les disciples de Jésus, à l’exception d’un seul, moururent en martyres. Est-ce qu’ils se seraient engagés de la sorte pour un mensonge, sachant qu’ils avaient eux-mêmes dérobé le corps de Jésus ?

         Les “martyres islamiques ou autres” prouvent que certains sont d’accord de mourir pour une cause en laquelle ils croient.

         Pourtant, c’est de la folie de se prêter volontairement au martyre pour une cause dont on sait pertinemment qu’elle est fausse et mensongère.

         Les hommes sont d’accord de mourir pour ce qu’ils croient être vrai, bien que cela puisse en réalité être faux. Ils ne meurent pas, toutefois, pour ce qu’ils savent être un mensonge.

         Les disciples de Jésus se sont comportés d’une manière cohérente avec une conviction profonde que leur chef était vivant.

         Personne n’a clairement expliqué pourquoi les disciples auraient voulu mourir pour un mensonge évident.

         Mais, même s’ils avaient tous comploté de mentir sur la résurrection de Jésus, comment auraient-ils pu prolonger ce complot pendant des décennies sans que l’un d’eux au moins ne vende la mèche pour de l’argent ou un titre ?

        

Les disciples étaient-ils victimes d’une hallucination ?

         Parfois certaines personnes peuvent ” voir ” les choses qu’ils veulent voir, des choses qui n’existent pas vraiment.

Et c’est pourquoi certains ont prétendu que les disciples étaient si désespérés de la crucifixion que leur désir de revoir Jésus vivant aurait provoqué une hallucination de masse. Est-ce plausible ?

         Les hallucinations sont des phénomènes individuels. De par la nature-même des hallucinations, une seule personne à la fois ne peut en voir qu’une.

Ce n’est pas quelque chose qui peut être vu par un groupe de gens.

         Il est absolument inconcevable que cinq cents personnes, d’une clarté d’esprit moyenne puissent faire l’expérience de toutes sortes d’impressions sensorielles—visuelle, auditoire, tactile—et que toutes ces expériences reposent entièrement sur une hallucination. 

         Par ailleurs, dans la psychologie des hallucinations, la personne a besoin de se trouver dans une certaine disposition d’esprit qui lui fait souhaiter de voir la personne au point que son esprit la fabrique.

         Deux chefs importants de la première église, Jacques et Paul, ont tous les deux rencontré un Jésus ressuscité, sans qu’aucun des deux ne s’attende à en avoir le plaisir, ni ne l’espère. L’apôtre Paul, en fait, menait les premières persécutions des Chrétiens, et sa conversion reste inexplicable en dehors de son propre témoignage que Jésus lui est apparu, ressuscité.

Du mensonge à la légende.

         Certaines personnes attribuent l’histoire de la résurrection à une légende qui commença avec une ou deux personnes mentant ou pensant qu’elles avaient vu Jésus ressuscité.

         Au fil du temps, la légende aurait grandi et aurait été embellie en se transmettant.

Mais cette théorie contient trois problèmes importants.

         1. Les légendes se développent rarement alors qu’il existe plusieurs témoins oculaires pour les démentir.

Les nouvelles de la résurrection se sont répandues trop tôt et trop vite pour que celle-ci puisse avoir été une légende.

        

2. Les légendes se développent par tradition orale et ne s’accompagnent pas de documents historiques contemporains vérifiables. Pourtant, les Évangiles furent écrits en l’espace des trois décennies suivant la résurrection.

         3. La théorie de la légende n’explique pas bien le fait de la tombe vide, ni la conviction historiquement vérifiée des apôtres selon laquelle Jésus était vivant.

Pourquoi le christianisme a-t-il prévalu ?

         MORISSON était perplexe du fait qu’un mouvement minuscule et insignifiant fût capable de prévaloir sur le contrôle étroit et inquisitorial de l’établissement juif, ainsi que sur la puissance de Rome.

         Pourquoi a-t-il gagné, en dépit de tous ces obstacles s’y opposant ?

         Il écrit : ” En l’espace de vingt ans, la revendication de ces paysans galiléens avait bouleversé l’église juive.… En moins de cinquante ans, elle avait commencé à menacer la paix de l’Empire romain. Une fois que le dernier mot a été dit… nous demeurons devant le plus grand mystère de tous. Pourquoi a-t-elle prévalu ? ”

        Selon toute logique, le christianisme aurait dû disparaître à la croix, lorsque les disciples s’enfuirent pour sauver leur propre vie. Mais les apôtres procédèrent à l’établissement d’un mouvement chrétien croissant.

Imaginez une petite bande de vaincus apeurés, se cachant dans une salle à l’étage et, quelques jours plus tard, transformés en une compagnie qu’aucune persécution ne parvenait à faire taire en sachant pertinemment qu’ils allaient s’exposer aux moqueries pour, au final, mourir en martyrs en défendant une cause qu’ils savaient être fausse et mensongère et ce sans gain pécuniaire ou autre, seulement pour le « fun » !

Cela n’aurait simplement aucun sens. 

        

Une conclusion surprenante.

 

         Une fois que le mythe et l’hallucination furent éliminés, considérant la preuve irréfutable de la tombe vide, le groupe important de témoins oculaires de sa réapparition, et la transformation inexplicable, ainsi que l’impact sur le monde de ceux qui prétendaient l’avoir vu, MORISSON devint convaincu que son préjudice contre la résurrection de Jésus Christ était faux.

         Il commença à écrire un livre différent—intitulé Qui a déplacé la pierre ? —pour présenter en détail ses nouvelles conclusions.

MORISSON suivit simplement le sentier de la preuve, indice par indice, jusqu’à ce que la vérité de l’affaire lui semble claire. Sa surprise fut que la preuve menait à la croyance en la résurrection.

         Dans son premier chapitre, ” Le livre qui refusait d’être écrit “, cet ancien sceptique expliqua comment la preuve l’avait convaincu que la résurrection de Jésus était un fait historique réel.

         “C’était comme si un homme avait entrepris de traverser une forêt en empruntant un sentier bien battu et en était ressorti là où il ne s’attendait pas à en ressortir. ”

         MORISSON n’est pas seul. D’innombrables autres sceptiques ont examiné les preuves de la résurrection de Jésus, et l’ont acceptée comme le fait le plus stupéfiant de toute l’histoire humaine.

        Mais la résurrection de Jésus Christ soulève la question suivante : en quoi le fait que Jésus a vaincu la mort affecte-t-il ma propre vie ? La réponse à cette question fait l’objet du christianisme du Nouveau Testament.

 

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