TÉMOIGNAGE D’AÏCHA-ÉLIANE
"J’AI EU UN FACE À FACE AVEC JÉSUS ! !"

Née dans une famille musulmane, je suis la petite dernière de neuf enfants. Depuis l'âge de 4 ans j’adore Dieu, « Allah ». Mes parents ne nous ont jamais obligés à pratiquer l'islam, si ce n’est les principaux préceptes. Mon père fut le premier immigré à arriver ici, dans cette ville d'Angers. C’était un homme très influent par son témoignage ! Il avait la religion du cœur ! Il s'est beaucoup investi dans l'amour du prochain ! Pour lui que nous soyons noirs, jaunes, blancs ou rouges, nous étions tous des descendants d'Abraham. Illettré, il connaissait pourtant bien les écritures. Pour moi il me semblait que je devais le racheter car j'avais peur pour son avenir spirituel. En effet il ne voulait pas aller à la Mecque, mais il priait dans son cœur. À l'âge de 4 ans je me mettais à genoux à côté d'un de mes frères ainés pour l'entendre réciter le coran. Ce frère est imam, il est très connu à Angers et très engagé pour la cause de l'islam. Il est même passé à la télé sur une chaîne Française, récitant le coran. Il m'a beaucoup influencée dans la pratique de l’islam. Je m'enfermais tout le temps dans ma chambre et je m'isolais pour tenter de recevoir des signes de la part de Dieu, car je savais dès cet âge que Dieu existait. J’ai suivi l’école coranique, j’ai porté le voile, j’ai toujours été assidue au jeûne du ramadan et aux cinq prières quotidiennes, parfois plus. Je voulais être parfaite pour le dieu que je craignais. Je pratiquais l'islam fidèlement, récitant les hadiths du mieux que je pouvais, tâchant d’imiter Mahomet dans tous les rituels pratiqués par lui : dans sa manière de se déchausser, de dormir, de manger, de saluer en rentrant dans une maison étrangère, etc. J'essayais ainsi de l'imiter au mieux et en tout. L’une de mes sœurs ainées a vécu en Arabie Saoudite et je voulais profiter de cette occasion pour faire le pèlerinage de la Mecque, mais Dieu ne l'a pas permis. L’islam me suivait partout. Partout où j'allais je parlais de l'islam et de ses commandements : dans le bus lorsque je me rendais au lycée et même pendant les vacances d’été ! Je me joignais alors à des groupes de jeunes filles pour leur annoncer le coran et ses préceptes. Je cherchais à plaire à Dieu en pratiquant de bonnes œuvres. Je ne me voyais pas pécheresse. Jésus il ne fallait pas m'en parler, car pour moi il ne concernait que les Européens ; je le laissais dans un petit coin de ma tête, comme un simple personnage des films projetés pendant les fêtes de fin d'année. Je ne savais rien de lui et je ne voulais rien savoir. Aucun de mes autres frères et sœurs n'ont pratiqué l'islam. J’avais une telle crainte en moi qu’il me semblait devoir les sauver à tout prix au moyen des œuvres que je pratiquais, mais sans résultat. Et puis en 2001 un drame s'est produit dans ma famille : alors que j'étais enceinte de mon deuxième garçon, ma mère mourut, âgée de 72 ans. Je ne me suis pas rebellée contre Dieu, mais là, à cet instant, ma vies'est comme arrêtée et je me suis trouvée comme dans une sorte de survie. Le ciel m'est tombé sur la tête. Je me demandais d'où venait ce châtiment ? En effet je prenais la chose comme un châtiment. Alors j'ai dit à Dieu : POURQUOI ? ? Pourquoi me prendre ma mère alors que j'ai encore besoin d'elle ? Qu’ai-je fait de mal, moi qui respecte tous tes préceptes ? Où est-elle ? D’autant qu'avant de mourir elle a regardé le ciel et m'a dit : "L'eau que vous buvez n'est pas bonne…", parole qui m'avait profondément troublée. Ma mère était-elle au bon endroit ? Le coran ne m'indiquait rien ! Je n'avais aucune réponse ! ! J'ai alors sombré dans une grave dépression, tout me tombait dessus ! Mon père se retrouva subitement sous dialyse. Je l'ai pris à ma charge, je me suis occupée de lui comme d’un enfant, par amour pour Dieu, malgré le poids du deuil, et d’autant plus que je portais aussi les souffrances de mes frères et sœurs. J’avais mal de les voir pleurer, ils voyaient notre mère à travers moi. Alors j’ai tenté tant bien que mal de faire de mon mieux pour les servir, jusqu'au jour ou je me suis retrouvée par terre, à genoux. J’ai dit : « Dieu tout puissant je ne peux plus réciter ces sourates que je ne comprends pas ! Je ne peux pas concevoir que tu sois un Dieu de châtiment ! ». Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais cette conviction en moi que Dieu n'était pas une divinité munie d’un bâton pour nous frapper à la moindre erreur. Je lui ai dit : Je veux un signe de toi, je veux un retour. Je veux te sentir comme un père qui m’aime, car, malgré tout ce qui m'est arrivé, tu m'as beaucoup donné : une belle enfance, de merveilleux parents, une belle famille, une bonne santé… J'étais très reconnaissante pour tout ça ! Je voyais l'empreinte de Dieu mais pas sa face, et, après avoir parlé ainsi, le cœur meurtri, je me suis ressaisie. J’ai eu alors très très peur ! Car parler ainsi à Dieu dans l'islam est blasphématoire : on ne peut pas dire que Dieu est notre père ! Alors j'ai fait d’autres incantations, pour tâcher d'annuler cette prière. N’ayant toujours pas de réponse, je me suis refugiée dans la drogue, et la haine a grandi en moi. Je suis passée par le divorce, le deuil, et la haine grandissait encore. Puis j’ai pratiqué l'occultisme : le pendule, l’astrologie, le tarot de Marseille et la sorcellerie au moyen de rituels sataniques. J’étais morte ! Réellement morte ! ! Je ne prenais plus soin de moi, encore moins de ma maison, je vivais dans l’insalubrité. Et puis un jour alors que j'étais à la fenêtre et que je cherchais, cherchais sans relâche, ma voisine d'en face est venue me voir et s’est exclamée : « Comme tu es triste ! Comme tu parais malheureuse ! » Elle commençait à fréquenter des réunions chrétiennes et elle m’a dit : « Ce soir, je vais à la réunion, veux-tu que je prie pour toi ? » Là, j’ai été interloquée : « la réunion ? » Tout de suite j'ai pensé à une secte, mais dans mon grand désespoir je lui ai dit : prie si tu veux car le dieu que j'invoque ne m'entend pas ! Prie le tien, s’il peut t'entendre… Elle m'a alors précisé qu'elle allait prier Jésus ! ! Sur le coup je n'attendais rien non plus de Jésus ? ? Un jour elle sonna à ma porte et m'offrit l'évangile en arabe ! J’ai eu peur de le prendre. Jamais jusqu'a mes 32 ans je n’avais voulu toucher une Bible ! Et il en était encore hors de question ! ! Mais quand elle l'a ouvert j'ai été frappée de voir le texte en arabe ! ! Et là une question a jailli en moi : qu’y a-t-il de commun entre Jésus et les arabes ? Je me suis alors installée dans mon salon et j'ai commencé à lire… Et là une chose surnaturelle s’est produite : j’ai entendu la voix audible de Jésus ! ! Le Saint-Esprit a agi en moi, me révélant la Trinité ! ! Et il m’a dit : « Le chemin que tu empreintes n'est pas le bon ! » Toute la nuit j’ai vu le film de ma vie défiler comme sur un écran et j'ai compris le sacrifice de la croix ! Il y avait comme un miroir devant moi, qui reflétait mon état de pécheresse ! Je demandai alors pardon ! Pardon ! ! Je ne cessais de me repentir et un dialogue s'est installé entre moi et Jésus, je lui ai dit : comment peux-tu m'aimer ? Regarde comme je suis…! Regarde combien je suis mauvaise ! ! Je pleurais toutes les larmes de mon cœur ! J’ai dit à jésus que je ne méritais pas qu'il ait donné sa vie pour moi ! Ce sacrifice, pour moi ? ! Je ne méritais pas un tel sacrifice ! Non ! ! Quel amour ! Mais quel amour ! ! Et le Saint-Esprit m’a alors envoyé deux hommes de Dieu, des anciens pour prier pour moi ! Et j'ai été transportée dans la présence de Dieu, une lumière m'a saisie et enveloppée, je ressentais l'amour de Jésus ! Inexplicable ! ! Ce phénomène qui a bouleversé ma vie est inexplicable ! ! Je voyais mon corps se débattre de là où je me trouvais et je criais « Jésus je t'aime ! » Tous mes voisins dans le lotissement sont sortis, se demandant ce qui m'arrivait ! ! Une lumière puissante m'a alors envahie ! ! J’étais dans la plénitude de Dieu, j'ai dit : « Non, Jésus, ne me fais pas redescendre là-bas ! ! Plus rien ne comptait à cet instant, je ne voulais plus revenir ici-bas et j'embrassais les pieds du Seigneur, lui disant à quel point je l'aimais ! ! Et puis soudainement j’ai ressenti des tapes sur mon visage, c'était le pasteur ! Il m'a dit : « Ma fille tu as une mission maintenant, Jésus t'a choisie ». Il m’a ensuite conduite vers la baie vitrée de la maison et là j'ai vu comme une main soulever un voile noir devant mes yeux. J’ai redécouvert la merveilleuse création de Dieu, la nature. Les chants des oiseaux étaient pour moi comme une nouveauté ! J'ai alors réalisé que j'étais passée des ténèbres à la lumière ! ! Et ce pasteur m'a dit : « ma fille, va te regarder dans le miroir, ton visage n'est plus le même ! » Les anciens ont ensuite pris tous ce que j'avais à la maison : les corans, les hadiths, les ouvrages ésotériques et ils sont allés brûler tout ça dans un champ ! Ensuite ils m'ont fait prier le Seigneur ! Puis aussitôt j'ai couru vers ma famille et je leur ai tout raconté ! Je ne voulais pas perdre une seconde ! Bien évidemment ils se sont aussitôt exclamé : « Mais pourquoi toi qui étais si bien dans l'islam, pourquoi renies-tu la religion de nos parents et de nos ancêtres ? » J’ai répondu : « Un jour vous comprendrez, maintenant je veux suivre Jésus ! ! Jésus, jamais je ne l'ai cherché, mais il a vu ma souffrance, les cris de mon cœur, il s'est penché vers moi pour me sauver ! ! Il a fait de moi une nouvelle créature ! ! » Deux mois après ma rencontre avec Jésus j'ai demandé à être baptisée par immersion, ce qui fut fait et qui fut un choc de plus pour ma famille ! J’ai été méprisée par la communauté musulmane et par les miens ; moquée, menacée, traitée de lâche et de renégate, rejetée ! Mais j’ai tenu tête ! ! Car rien n’aurait pu me séparer de Jésus ! J’aurais préféré mourir, et encore maintenant ! Entre temps mon père est mort, mais Dieu a mis sa paix et sa sérénité dans mon cœur ! Aujourd’hui je témoigne de Jésus partout où je vais ! J’ai abandonné mon confort pour revenir habiter à proximité de mon quartier d'enfance : là où la population musulmane est dominante ! ! Et je témoigne ! Jésus est toujours là, en moi ! Je sais que deux anges campent devant ma porte et que mon Dieu me protège ! Il est le sujet de mes louanges quand je m'endors, quand je me lève ! ! Dès que je mets un pied par terre, dès mon réveil ! ! Je chante ses louanges partout où je vais ! Des années plus tard, ma famille m'a acceptée de nouveau, sauf l'imam ! La communauté musulmane également ! Certains certes me regardent avec mépris… Mais je sais que Dieu a un plan merveilleux pour ce peuple ! ! Jésus est le chemin, la vérité et la vie ! Il est la plus belle chose qui me soit arrivée ! Il est là pour nous combler en tout domaine ! Il panse nos blessures, il restaure nos âmes, il est le Dieu d'amour, le Dieu d’unité ! Alors oui, je suis fière d'être une enfant de Dieu ! Quel privilège ! Il m'a choisie ! Jésus m'a choisie ! ! Quel honneur ! ! À lui en revienne toute la gloire ! Aux siècles des siècles ! !

Amen ! ! !

 
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