En 1994, un soir de mars / avril, souffrant d'une gastro-entérite, je m'étais couchée de bonne heure. Les gastros entraînent souvent chez moi des réactions violentes allant jusqu'à une perte brève de connaissance. En début de nuit je fus prise d'un besoin pressant d'aller aux toilettes. A peine arrivée sur le palier, la tête se mit à tourner et puis plus rien, lumière éteinte.

Michel, alerté par le choc de mon corps s'étalant de tout son long sur le carrelage de la salle d'eau, se précipita et me trouva gisant inconsciente à même le sol, mon visage et mon œil droit tuméfié et sanguinolent. Dans ma chute j'avais heurté de tout mon poids l'arête acérée d'un meuble ce qui avait eu pour effet de le tuméfier et de provoquer une plaie profonde. Michel m'aspergea le visage d'eau froide ce qui eût pour effet de me ramener dans le monde des vivants. Conscient de la gravité du traumatisme, il m'aida à me recoucher et, dès le réveil, m'amena en urgence chez notre ophtalmologue.

Quand elle examina mon œil - avec toutes les précautions d'usage tant la plaie était profonde - elle émit un diagnostic des plus sévères: rupture par broyage très important des canaux lacrymaux. C'était un vrai miracle selon elle que mon œil n'est point été crevé! Nous étions un vendredi matin, elle allait consulter des confrères pour la suite à donner, nous prévenant d'ores et déjà que seule une micro-chirurgie dans une clinique spécialisée pourrait éventuellement être tentée avec, selon elle, très peu de chance de succès si tant est qu'un chirurgien accepte d'opérer. Rendez-vous fut pris pour le lundi matin à son cabinet. Nous étions un vendredi et devions aller le soir même avec un couple d'amis à une réunion évangélique à Dijon. Le médecin nous donna son accord, délivra une ordonnance pour une crème apaisante plus divers comprimés pour atténuer la douleur.

Arrivés à Dijon nous assistâmes aux diverses réunions jusqu'au dimanche matin où un culte avait lieu dans une salle attenante. Au cours du culte une personne monta sur l'estrade pour annoncer prophétiquement 3 guérisons: - Une personne au bras paralysée retrouvait la mobilité perdue et pouvait de ce fait lever son bras pour louer Dieu. - Une personne à qui un cancer du poumon venait d'être diagnostiqué et pour laquel Dieu lui disait de ne pas s'inquiéter car il la guérissait entièrement. - Une personne ayant un souci avec son œil sur lequel le Seigneur posait sa main et donnait en plus la vision spirituelle. Je fus immédiatement convaincue qu'il s'agissait de moi, je me levais et me présentais sur le devant de l'estrade. Deux ou trois personnes prièrent pour moi puis plus rien. Je regagnais ma place convaincue que même si - sans jeux de mots - je n'avais rien vu Dieu est fidèle et juste pour accomplir sa promesse. Le retour à Vannes se passa normalement, sans manifestation particulière.

Le lundi matin, oh surprise, tout semblait être rentré dans l'ordre! Arrivé chez l'ophtalmo, la première surprise passée - en apparence tout était normal - elle procéda à de nombreux examens puis me déclara quelque peu désorientée : " qu'avez-vous fait pour que tout soit normal car, à l'examen clinique, il n'y a plus rien et si je n'avais pas constaté de visu et pris des clichés de votre œil, je ne l'aurais pas crû! ". Je lui racontais par le menu mon week-end à Dijon. Sa seule réponse fût : " Surtout, gardez votre Foi, c'est une chose merveilleuse" Le Seigneur avait agi comme Il l'avait promis!!  Il est vivant!.

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