En réfléchissant, je me suis dit que toutes les religions du monde parlent d’un au-delà merveilleux, éternel où la Paix le dispute à la Justice, où le lion côtoie l’agneau, où la mort et les maladies n’ont plus droit de cité…

Regardez du coté du Bouddhisme, le stade ultime c’est le Nirvana.

 

C’est l’état de Bouddha, le but fondamental du Bouddhisme. Il est possible d’atteindre le nirvana. Il ne s’agit pas de s’isoler du monde mais d’éviter la souffrance en utilisant la connaissance des causes de celle-ci. C’est une connaissance de soi et de ses facteurs perturbateurs qu’il faut effectuer. Il faut connaître les causes de la souffrance pour pouvoir s’en libérer et atteindre l’état de cessation des attachements, des désirs et de libération.

Les êtres qui ont atteint le nirvana sont appelés des bouddha, ils ont éliminé tout mauvais karma et ont donc obtenu l’Illumination qui mène au nirvana. Lorsqu’un Bouddha meurt, il reste en état de nirvana et ne renaît plus. Il s’est libéré du cycle infini des naissances et des renaissances dans lesquels les êtres sont plongés : le samsara. On parle aussi d’éveil, terme qui est plus compréhensible qu’Illumination. Il s’agit en fait de devenir un Bouddha :

un  » être éveillé « .

Mais la très grande majorité des défunts ne réussit pas le grand saut et leur âme erre dans le « bardo », « entre deux » entre la mort et la nouvelle naissance. Dans ce lieu, plein de visions, leurs âmes sont toujours à la recherche de l’illumination. Faute de la trouver dans les 49 jours qui suivent le décès, elles devront obligatoirement se réincarner dans un humain. L’idéal étant de renaître moine, traditionnellement expert en claire lumière pour ne pas rater le grand départ au prochain tour.

Ce qu’en dit le judaïsme

Dès les temps anciens, les Hébreux ont cru à une vie après la mort, mais influencés par leurs voisins mésopotamiens, ils l’ont considérée comme une existence dépourvue de joie. Au moment du trépas, le souffle divin (le « rouah » qui anime corps et âme) retourne à Dieu.

 Poussière, le corps redeviendra poussière. L’âme (un corps peut en contenir quatre) subsiste dans un lieu, « shéol », qui n’est ni enfer ni paradis et où il n’est pas question de jugement. Pour les âmes croyantes, ce lieu est souffrance car elles y sont privées de Dieu.

 Cette notion d’âme désaffectée a évolué par la suite au sein de la Kabbale, sous l’influence des idées platoniciennes : puisque l’âme est une création de Dieu elle doit retourner à Dieu. Elle le fera donc après un séjour-épreuve dans un corps.

 La transmigration s’arrêtera le jour du jugement dernier, sur une Terre enfin restaurée par la venue du Messie. Les hommes vivants et morts seront alors jugés et recevront la « rétribution » qu’ils méritent. Les justes iront dans le jardin d’Eden (le paradis terrestre de la Bible) pour savourer la splendeur de la présence divine, et les méchants seront condamnés à la Géhenne.

Ce qu’en dit l’islam

 

L’islam offre une vision de l’au-delà proche du christianisme. Chez les musulmans, après la mort, l’âme se sépare du corps et se retrouve, en fonction de sa nature, soit en enfer où elle subit un terrible châtiment, soit dans une sorte de purgatoire : al Berzahk, « l’intervalle ».

 Les martyrs et les prophètes ont seuls accès direct au Paradis. Il faudra attendre le jugement dernier pour que les pensionnaires de l’intervalle soient affectés à une destination définitive, sur laquelle le Coran offre volontiers des détails.

Les délices du Paradis d’Allah sont assez païens. Pas d’anges froufroutants jouant de la harpe sur des petits nuages comme dans le paradis chrétien, mais des « houris », de belles jeunes filles vierges et dociles, et des éphèbes superbes, tous à notre service. L’eau fraîche jaillit des fontaines, le vin coule en rivières et le parfum des fleurs enivre, et l’on s’allonge sur des couches molles pour d’éternels banquets. L’enfer musulman est également plus imaginatif. On ne se contente pas de brûler les méchants comme dans l’enfer chrétien. Les damnés ont droit aussi à des douches d’eau bouillante, de sauvages coups de bâtons et des arrachages d’entrailles.

Nous aurions pu passer en revue d’autres religions telles le Taoïsme, l’Hindouisme, l’Animisme etc. mais la conclusion est toujours la même : la mort n’est qu’un passage obligé vers un au-delà merveilleux ou un lieu de tourments.

Savez-vous pourquoi ? Que nous dit Ecclésiaste 3 -11 :

« Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin ».

 

Mais qu’en est-il pour le Chrétien ?

Le Dieu de la Bible nous propose d’entrer dans le repos (Cf. Hébreux 4.3), dans un monde de paix et de justice :

« Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » (Apocalypse 21.4)

Le Seigneur dans Jean 14.2-3 nous précise « Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. »

Notre compréhension ne nous permet pas d’appréhender parfaitement le paradis.

Comment Ésaïe l’a-t-il décrit?

 Ésaïe 65.21-23 : « Ils bâtiront des maisons et les habiteront ; ils planteront des vignes et en mangeront le fruit. Ils ne bâtiront pas des maisons pour qu’un autre les habite, ils ne planteront pas des vignes pour qu’un autre en mange le fruit ; car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres, et mes élus jouiront de l’œuvre de leurs mains. Ils ne travailleront pas en vain, et ils n’auront pas des enfants pour les voir périr ; car ils formeront une race bénie de l’Éternel, et leurs enfants seront avec eux. »

La paix atteindra même le règne animal.

 Toujours dans Ésaïe 65.25: « « Le loup et l’agneau paîtront ensemble ; le lion, comme le bœuf, mangera de la paille, et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte, » dit l’Éternel. »

Les handicapés seront guéris.

Lisons Ésaïe 35.5-6 : « Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, s’ouvriront les oreilles des sourds ; alors le boiteux sautera comme un cerf, et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, et des ruisseaux dans la solitude. »

Dieu habitera avec Son peuple et ce sera la fin de la mort, des pleurs, et de la douleur.

Apocalypse 21.3-4 : « Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront Son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. »

Quand Patrice nous a quitté, le Seigneur nous a consolé par cette promesse :

« Vous vous retrouverez, vous vous reconnaîtrez et vous vous réjouirez dans vos vignes et sous vos figuiers »

Le Paradis n’est donc pas un lieu éthéré, vaporeux mais un endroit « consistant » où l’on mangera, où l’on boira, où l’on fera la fête, où l’on se reconnaîtra, où l’on se réjouira et où il n’y aura plus de peurs, de larmes, d’injustice, de maladies, où la mort aura été chassée au profit de l’éternelle jeunesse, où la vie coulera en abondance et où le soleil de justice ainsi que la gloire de Dieu éclaireront chacune et chacun pour l’éternité.

Une question : « Comment puis-je être certain que j’irai au paradis lorsque je mourrai ? »



La Bible nous donne le mode d’emploi dans Jean 5-13 : « Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. »

         Croire en Dieu c’est croire en son fils unique Jésus, en son sacrifice à la croix.

C’est croire en sa Parole qui nous dit dans Jean 11-25 et 26 :

« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? ».

         Jean 14-6 : « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi »

         En fait, dès le commencement du temps, Dieu nous promet cette éternité :

Jean 3-16 : «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle »

Alors nous comprenons que nos efforts selon le mode Bouddhiste, notre observance stricte des rites, interdits mélangés à un fatalisme très prégnant de l’Islam – le fameux Mektoub – l’attente d’un Messie selon le judaïsme, tout cela est étranger à la volonté de Dieu qui assure notre salut par grâce, au moyen de la Foi, afin que nul ne se glorifie car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu selon Romains 3-23.

         En fait il suffit de croire en Christ : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16:31). De ce fait « Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur » (Romains 6:23).

La seule condition requise par Dieu est notre foi. Une fois vivante et conséquente qui se traduira par une vie quotidienne dans ce monde en harmonie avec les principes divins.

Le seul combat qui doit être mené est celui de la foi. Voici ce que Paul déclare :

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée. » (2 Timothée 4.7, 8)

Au terme de son existence terrestre, l’apôtre avait l’assurance et la confiance qu’il entrerait dans le royaume de paix, de justice et d’amour promis par Dieu. Son combat était terminé.

Comme Dieu a placé dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité, il y a aussi mis un idéal de justice, d’amour ainsi qu’une aspiration profonde à la paix et à l’harmonie.

Dès l’aube de l’histoire, ces conceptions élevées étaient connues de tous et révélées à tous ainsi que les vérités touchant aux questions existentielles.  Puis, à cause de l’orgueil des hommes d’une part et de la transmission orale d’autre part, ces vérités se modifièrent, s’altérèrent, se transformèrent, pour s’adapter aux souhaits des hommes.

En Israël, les vérités divines ont été données et conservées par une révélation écrite. Par toutes sortes de facteurs, Dieu a permis à ces vérités d’être conservées sans altération à travers l’histoire de l’humanité jusqu’à nos jours car « il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (Cf. 1 Timothée 2.4).

Que cette pensée de l’éternité et des promesses qui y sont contenues nous encouragent tout au long de cette année 2016 qui débute.

Bonne année à toutes et à tous !

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