Comme vous le savez en mai 1968, éclatait la «révolution» des jeunes en France. Les étudiants se révoltaient contre l’ordre établi. C’est vrai aussi qu’au même moment l’ensemble de la classe ouvrière et autre on emboîté le pas.
«Mai 68» fut une date qui entra dans l’Histoire de France. Le slogan de « Mai 68 » fut : «Il est interdit d’interdire !»
Ce mouvement rejetait toute autorité : l’État, la police, l’armée, les parents, la justice, etc. Depuis lors, la société avance toujours plus dans cette direction et 50 ans après, nous voyons où tout cela nous a menés !
Est-ce-que cela fut une réussite à vous de juger ! Pour moi c’est claire c’est plus une catastrophe qu’une réussite.
Il faut savoir que plus ou moins à la même époque, un mouvement se développait aux USA.
Le docteur Benjamin Spock, pédiatre américain (1903-1998), proposa une nouvelle méthode dans « l’éducation des enfants ». Il publia un livre qui devint un best-seller.
En français : «Comment élever et éduquer son enfant.»
Pour lui il fallait supprimer tous les interdits et rejeter purement et simplement la phrase « On ne peut pas ».
C’est simple non ; L’enfant n’était plus obligé de manger, de dormir, de se laver, de dire «Merci» et «SVP» etc. etc.
Ces enfants furent appelés “la génération Spock”.
Ce fut une catastrophe nationale. Les couples, les parents, les grands-parents, les écoles, la société firent de leurs enfants des petits monstres malheureux.
Le petit-fils du docteur Spock, Peter, se suicida à l’âge de 22 ans.
Spock publia un deuxième livre dans lequel il déclara : «Je me suis trompé !»
Bravo ! C’est bien ! Mais le mal étant fait il n’a trouvé aucune solution au problème.

Proverbes 16.25 déclare :
«Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort.»

Je crois que le chrétien aborde les interdits d’une autre façon.
Jésus a établi une échelle des valeurs et remis de l’ordre dans le désordre.
Être chrétien, c’est accepter que Dieu dise «C’est interdit !»
Il ne faut pas dire : “Ma religion me l’interdit.” car c’est le Père Céleste qui m’aime, qui me l’interdit.
Ne grinçons pas des dents, quand la bible nous dit : «Il est interdit» car c’est le bonheur, la sécurité, la paix, la santé, la vraie Vie.
Une interdiction vaut 10 autorisations. Exemple. En Éden, un seul arbre était interdit, tous les autres étaient permis.
Un NON pour 1000 OUI ! Dieu nous a ainsi fait.
Nous avons besoin de limites. Un enfant n’est jamais aussi malheureux que lorsqu’on le laisse tout faire !
Si l’enfant vit dans un monde sans limites, il s’enferme lui-même dans son orgueil et son égoïsme.
L’enfant est heureux lorsqu’il entend dire : «Non on ne peut pas, on ne dit pas ça, on ne fait pas ça !»
Ceci ne s’adresse pas aux enfants seulement, mais à tout homme, car Dieu a créé l’être humain avec un besoin de limites et d’interdits.
C’est un signe de maturité d’accepter les interdits. C’est un test de vraie foi. Quand Dieu dit « Non », ne te sens pas frustré.
Par ce moyen, le Seigneur te permet d’éviter un accident, un échec, une peine, des larmes, etc. et te fais arriver à bon port.
Regarde autour de toi ceux et celles qui ont rejeté les interdits. Regarde où ils en sont !
Le 41e Président des États-Unis, George W. Bush a «inventé» l’expression «l’axe du mal» et a cité 3 pays : l’Iran, l’Irak et l’Afghanistan.
On a ri, on s’est moqué de lui, on l’a ridiculisé et on voit aujourd’hui les conséquences.
On peut paraphraser “Axe du mal” et citer 3 fléaux : l’avortement, l’euthanasie, l’homosexualité.

Nos chefs d’État, les gouvernements, les parlements nous proposent ces fléaux comme la voie de l’avenir, comme la bonne direction.
Notre monde rejette les lois de Dieu, et s’enfonce sur «l’axe de la mort».
C’est affolant : presque tous les partis politiques ont intégré dans leur programme l’axe de la mort.

Esaïe 28.15 dit :
«Nous avons fait une alliance avec la mort.»

Psaumes 49.15 :
«Comme un troupeau, ils sont mis dans le séjour des morts, la mort en fait sa pâture.»

C’est au CODE DE LA VIE que nous devons faire confiance, car il nous montre la route à suivre.
On en revient à cet appel solennel que Moïse lança de la part de Dieu à Israël dans

Deutéronome 30.19-20 :
«J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives.»

Examinons le code de vie que présentent les Dix commandements

Exode 20.8
«Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier.»
12 «Honore ton père et ta mère.»
3 «Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.»
4 «Tu ne te feras pas d’images taillées.»
7 «Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel ton Dieu en vain.»

Et

«Tu ne tueras pas. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne déroberas pas. Tu ne porteras pas de faux témoignages contre ton prochain. Tu ne convoiteras aucune chose qui appartienne à ton prochain.»

Ces commandements sont le chemin de la bénédiction.
Dans

1 Rois 8.36, Salomon déclare :
«Exauce-les des cieux, pardonne le péché de tes serviteurs et de Ton peuple d’Israël, à qui tu enseigneras la bonne voie dans laquelle ils doivent marcher.»

Psaumes 18.31 affirme
«Les voies de Dieu sont parfaites.»

Psaumes 139.24 David dit :
«Regarde si je suis sur une mauvaise voie et conduis-moi sur la voie de l’éternité.»

Imaginons que tous les automobilistes respectent tous les interdits.
Combien de morts en moins sur les routes, combien de malheurs, de larmes, de handicapés en moins ?
Imaginons encore que toute la ville de Rennes respecte tous les interdits du code de la vie.
Il y aurait deux fois moins de morts, des prisons à moitié vides au lieu de prisons deux fois trop remplies.
Rêvons : plus de meurtres, plus de vols, plus de conflits dans les entreprises et les familles, sida en baisse de 80%, cinq fois moins de divorces, de blessures, de déchirures, de souffrances, de larmes !
Soyons honnêtes et raisonnables et reconnaissons que la vie serait impossible s’il n’y avait pas d’interdits !
C’est Dieu qui a créé les interdits. Méfie-toi de ceux qui rejettent ces interdits.
Il y a des endroits où il est interdit de s’arrêter.

Psaumes 1.1, il est écrit :
« Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs. »

Cela ne veut pas dire qu’à l’arrêt du bus, dans le train, sur les bancs de l’école, il faut se demander : «que dois-je faire ?»
Dans l’Église de Corinthe, certains chrétiens avaient de mauvaises fréquentations qui ont influencé leur vie dans la mauvaise direction.

1 Corinthiens 15.3 affirme :
«Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs.»

1 Corinthiens 6.18 Paul écrit :
«Fuyez la corruption qui existe dans le monde. »

Ne stationne pas au salon, dans ton fauteuil, devant la télé ou l’ordinateur, face à des images impures, même violentes ! Ne stationne pas dans une librairie devant les «revues légères», et parfois même très excessive....
Au contraire, ait le courage de quitter la chaîne de télé, le programme au PC, de fuir le rayon de la librairie !
Pourquoi ? Parce que cela va troubler ton esprit et finir par le souiller, te mettre de fausses idées en tête et laisser des traces.
Parce que quoi que l’on dise un fruit talé parmi des fruits saint finira toujours par marquer l’ensemble.
Prenons comme exemple la femme de Lot (Genèse 19).
Lot, le neveu d’Abraham, choisit de s’établir dans une plaine fertile et s’arrête devant les portes de Sodome et Gomorrhe, ville pécheresse et corrompue.
Un jour Dieu décida de mettre fin au mal dans ces villes. Dieu prévint Lot et lui ordonna de s’enfuir avec sa femme, ses filles et ses gendres.
Les gendres de Lot crurent à une plaisanterie.
Lot partit avec sa femme et ses deux filles. L’ordre divin était clair : « Ne regarde pas derrière toi et ne t’arrête pas dans la plaine. »
La femme de Lot n’en tint pas compte. Elle se dit peut-être : «Je ne vois pas pourquoi il est dangereux de regarder derrière soi ou de s’arrêter.»
La femme de Lot regarda en arrière et fut frappée par le jugement de Dieu. Comme les habitants de Pompéi, en l’an 79, elle fut figée, pétrifiée, transformée en statue de sel.
Dieu a le droit d’interdire pour notre bien. Il ne veut pas nous étouffer, abolir notre liberté.
Au contraire, Il nous propose des interdits qui nous libèrent.

Jean 8-30 à 32 énonce la loi parfaite de la liberté.
«30 Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. 31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; 32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.»

Le chrétien a compris ces deux mots : loi et liberté, mots qui vont très bien ensemble.
Amen