Pour commencer ce matin nous allons faire 3 lectures dans la Parole.

Marc 7 : 1 à 13
«1 Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, s'assemblèrent auprès de Jésus.
2 Ils virent quelques-uns de ses disciples prendre leurs repas avec des mains impures, c'est-à-dire, non lavées.
3 Or, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé soigneusement les mains, conformément à la tradition des anciens ;
4 et, quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent qu'après s'être purifiés. Ils ont encore beaucoup d'autres observances traditionnelles, comme le lavage des coupes, des cruches et des vases d'airain.
5 Et les pharisiens et les scribes lui demandèrent : Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens, mais prennent-ils leurs repas avec des mains impures ?
6 Jésus leur répondit : Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.
7 C'est en vain qu'ils m'honorent, En donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.
8 Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes.
9 Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition.
10 Car Moïse a dit : Honore ton père et ta mère ; et : Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
11 Mais vous, vous dites : Si un homme dit à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire, une offrande à Dieu,
12 vous ne le laissez plus rien faire pour son père ou pour sa mère,
13 annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables.»

Hébreux 11 : 32 à 40
«32 Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes,
33 qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions,
34 éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères.
35 Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection ; d'autres furent livrés aux tourments, et n'acceptèrent point de délivrance, afin d'obtenir une meilleure résurrection ;
36 d'autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ;
37 ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités,
38 eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.
39 Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n'ont pas obtenu ce qui leur était promis,
40 Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.»

Hébreux 13 : 7
«Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi.»

A la fin du mois d’octobre, ce sont les congés de Toussaint. Aussi, il est bon de rappeler que :
Les Chrétiens évangéliques ne fêtent pas les saints.

Jamais la Bible ne nous invite à vénérer, à prier, ni à adorer les saints, mais uniquement DIEU.

Déjà dans l’Ancien Testament, la loi que Dieu a donnée à Moïse, était très claire :

Exode 20-3
«Tu n’auras pas d’autre Dieu devant ma face.»

Exode 20-5
«Tu ne te prosterneras devant elles, et tu ne les serviras point.»

L’honneur, la gloire et la louange sont pour Dieu seul.

Nous ne fêtons pas les morts.

La Bible fait très clairement la séparation entre le monde des morts et celui des vivants.

Jésus a dit

Matthieu 8.22
«Jésus lui répondit : suis-moi et Laisse les morts ensevelir leurs morts.»

ou encore

Deutéronome 18.10 à 12
«Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin.......qui interroge les morts, car ceux qui commettent ces choses sont en abomination à l’Éternel.»

On ne prie pas les morts, on ne parle pas aux morts, le chrétien prie le Dieu vivant et vrai, Lui seul. Cela ne nous empêche pas de respecté nos défunts, nos parents, nos amis, nos frères et sœurs et nous honorons leur mémoire, mais cela s’arrête là !
Nous ne fêtons pas non plus Halloween !
Cette fête païenne se répand dans nos pays et dans toute l’Europe avec ses déguisements horribles de sorcières, de démons, de têtes de morts, de visages hideux...
Cette infection a gagné nos écoles. Les enfants déguisés vont de portes en portes, pour récolter des bonbons et les autorités laissent faire.
Par contre, il est maintenant interdit de parler des fêtes chrétiennes de Noël et de Pâques. Béni soit Dieu pour les protestantes qui ne cèdent pas à cette mode et qui résistent en gardant le cap sur l’Évangile.
A côté de ce folklore dangereux, fut un temps ou la Réforme, qui est la naissance du protestantisme était fêtée.
Cette fête est malheureusement oubliée dans beaucoup d’Églises.
Le 31 octobre 1517, en Allemagne à Wittenberg, le moine Martin Luther, docteur en théologie, aura le courage d’afficher sur la porte de l’église de cette même ville, 95 thèses contre la papauté et le commerce des indulgences.
Il veut remettre à l’honneur la croix de Jésus-Christ et la Parole de Dieu, la foi qui sauve et l’autorité de la Bible.
Nous ne saurions pas comprendre aujourd’hui, le courage qu’il a fallu à ce jeune moine pour attaquer de front le chef suprême de l’Église catholique et toute l’institution.
Je rappelle aussi un événement historique en 1077 à Canossa en Italie ; l’empereur allemand Henri IV (du Saint-Empire), va s’humilier publiquement devant le pape Grégoire VII.
Il avait été excommunié pour avoir voulu agir à sa guise dans son pays (Querelle des investitures).
Pour rencontrer le pape, il quitte l’Allemagne, traverse l’Europe, franchit les Alpes en plein hiver. Il arrive à Canossa où le pape s’était arrêté.
Il reste trois jours et trois nuits dans le froid avec pour vêtement une robe de pénitent en lin,... Lui, un empereur !
Il est alors reçu par le pape pour lever son excommunication ! On comprend là toute la puissance de la papauté et de l’Église catholique.
Et c’est un petit moine, Luther, qui ose se dresser contre une telle puissance, en dénonçant les fausses doctrines, les abus, le commerce des indulgences.
D’autres prêtres et moines catholiques de France et de Belgique furent brûlés ou pendus, car ils avaient aussi compris le système corrompu de l’Église catholique.
Au 19e siècle, Bossuet, prédicateur catholique dira ceci : «La prodigieuse révolte du luthéranisme (protestantisme), a été la punition visible du relâchement du clergé.»
Luther était chargé de cours en théologie à l’université de Wittenberg.
Il avait déjà remarqué que les dogmes et les pratiques n’étaient pas en accord avec les Écritures.
Voici la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. Le pape Léon X, veut faire construire la basilique Saint Pierre à Rome.
Il faut beaucoup d’argent.
Il envoie dans tous les pays d’Europe, des moines pour récolter de l’argent en vendant des indulgences (document officiel, promettant à prix d’argent le pardon des péchés et délivrait les âmes du purgatoire).
C’est à ce moment-là que la Réforme sera déclenchée.
Il est édifiant de relire quelques thèses affichées par Luther le 31 octobre 1517.
Ils prêchent des inventions humaines, ceux qui prétendent qu’aussitôt que l’argent résonne dans leur caisse, l’âme s’envole du purgatoire.
Il est chimérique de se confier aux indulgences pour le salut.
Ce qui est certain, c’est qu’aussitôt que l’argent résonne, l’avarice et la rapacité grandissent.
Pourquoi le pape n’édifie-il pas la basilique de Saint-Pierre de ses propres deniers, plutôt qu’avec l’argent des pauvres fidèles, puisque ses richesses sont aujourd’hui plus grandes que celles de l’homme le plus opulent ?
Mais la Réforme, c’est aussi :
L’œuvre du Saint-Esprit : le retour à la Parole de Dieu, oubliée, étouffée, interdite de lecture mais remise de nouveau à l’honneur.
Notre pays a aussi été témoin du feu de cette persécution. La Parole sera enseignée dans les églises, les écoles ; imprimée, traduite, reconnue infaillible et inspirée par le Saint-Esprit.
Son autorité est proclamée pour abolir les dogmes non bibliques. Pourtant, même après la Réforme, l’Église catholique continuera d’ajouter des dogmes.
La Réforme, c’est la fête de la Parole de Dieu.
Luther, caché dans le château de Wartburgh traduit la Bible en allemand. Elle sera traduite ensuite dans d’autres langues pour que l’on puisse y avoir accès.
C’est aussi le recentrage sur la personne et l’œuvre de Jésus-Christ.
La foi du croyant avait été détournée sur le clergé, le pape, Marie, les saints, la tradition, les dogmes.
La personne de Christ revient enfin à l’honneur.
Le souffle de l’amour de Dieu, le pardon, la communion personnelle avec le Sauveur est ramené dans les cœurs sans autre intermédiaire.
La Réforme c’est aussi la redécouverte du pardon gratuit.
Il ne se paie ni ne s’achète avec de l’argent. Il est offert gratuitement, Dieu ne se fait pas payer. Il offre Son pardon, Il le donne.
La Réforme est le réveil produit par l’Esprit-Saint. Il a amené des milliers de conversions en Europe.
Enfin, les gens vont comprendre qu’il faut se convertir pour que Dieu nous accueille. Et beaucoup vont fuir la violence de notre pays et partir en Suisse, en Hollande et de là aux USA.
Les historiens reconnaissent que la ville de New-York fut fondée par les protestants.
En Belgique, les comtes d’Egmond et de Hornes furent décapités sur la Grand Place de Bruxelles. Ils ont payé de leur vie leur fidélité à Jésus-Christ.
Quelle conclusion tirer de tout ceci :
Que le peuple chrétien n’oublie pas son histoire.
Que l’Église que combattaient Luther, Calvin et les autres... n’a pas changé.
Le combat n’est pas terminé ; la Réforme doit continuer sans violence, sans compromis, sans haine et avec courage.
Si Luther, Calvin et tous les martyrs de la foi revenaient aujourd’hui, je me demande : seraient-ils d’accord avec ce que je viens de vous dire ou avec les discours mielleux des œcuméniques de tous bords ?
Amen.

(C’est vrai que nous pourrions faire la fête le 31 octobre en souvenir de ce jour de la naissance du protestantisme. Mais méfions-nous de ne pas tomber dans l’idolâtrie comme l’on fait d’autres !)