Vous connaissez tous cet épisode fameux de l'ancien testament où comment un jeune berger inconnu de tous devient, par son courage mais aussi par la main de Dieu, ce premier grand roi d'Israël dont les armoiries sont devenues l'emblème national de l'état d'Israël.
Nous n'allons pas tout relire – 58 versets – mais seulement les passages qui doivent nous interpeller.
En résumé l'armée des Philistins faisait face à celle des Israélites séparées seulement par une vallée.
Leur champion – Goliath – était décrit selon la bible comme mesurant à peu près trois mètres, portant un casque de bronze sur sa tête, revêtu d'une cotte de mailles à écailles dont le poids pouvait avoisiner les 60 kilos. En outre il avait des jambières de bronze autour des jambes, portait un javelot d'airain entre ses épaules ; le manche de sa lance était comme la barre d'un métier à tisser et le fer de sa lance pesait dans les sept kilos !
Même Rambo aurait eu, je crois, quelques hésitations à le provoquer !
Et ce Goliath, sur de sa force face à des Israélites décontenancés et craintifs, passait son temps à les provoquer, les défiant du haut de sa stature de géant.
Dans le même temps, un jeune pâtre prénommé David, le plus jeune d'une fratrie de huit garçons, était aux champs pour faire paître les brebis de son père Jessé.
Ses trois frères ainés étant à la guerre dans l'armée d'Israël aux ordres de Saül, son père lui commande de les rejoindre pour leur apporter de la nourriture et s'enquérir de leur santé.
Une fois sur place David constate l'impuissance causée par la peur de l'armée de Saül, il en est profondément choqué au point de vouloir, lui le petit berger, relever le défi de Goliath !
Ses frères, le voyant prêt à affronter Goliath « au nom du Dieu vivant d’Israël » le prennent à partie lui criant dessus « Pourquoi es-tu descendu, et à qui as-tu laissé ce peu de brebis dans le désert ? Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur. C'est pour voir la bataille que tu es descendu ».
David ne se décourage pas et affirme à qui veut l'entendre qu'il va relever le défi, affronter Goliath et le tuer avec l'aide de Dieu.
Le roi Saül l'ayant appris, le convoque et tente de l'en dissuader arguant de son jeune âge, de son inexpérience face à cette machine de guerre qu'est Goliath.
Cela n'entrave en rien la détermination de David qui lui rétorque :

« Ton serviteur faisait paître les brebis de son père. Et quand un lion ou un ours venait en enlever une du troupeau, je courais après lui, je le frappais, et j'arrachais la brebis de sa gueule. S'il se dressait contre moi, je le saisissais par la gorge, je le frappais, et je le tuais. C'est ainsi que ton serviteur a terrassé le lion et l'ours, et il en sera du Philistin, de cet incirconcis, comme de l'un d'eux, car il a insulté l'armée du Dieu vivant ».

David dit encore :

« L’éternel, qui m'a délivré de la griffe du lion et de la patte de l'ours, me délivrera aussi de la main de ce Philistin ».

Que fait Saül ? il ordonne qu'on revête David de son armure et qu'on lui donne ses armes pour le combat.
La stature du roi n'étant pas celle du jeune berger, cette armure devenait un handicap au lieu d'être un atout ! Et David s'en débarrassa préférant se servir des armes dont il avait à sa disposition depuis son jeune âge : une fronde et un bâton de berger !
Il se rend au torrent proche et choisit cinq pierres polies et, sa fronde à la main, il s'avança contre le Philistin.
Après des paroles de défi de Goliath, la réponse de David est cinglante, sure et sans ambiguïté :

« Toute la terre saura qu'Israël a un Dieu. Et tout le peuple d'Israël saura que ce n'est ni par l'épée ni par la lance que l’Éternel sauve. Car la victoire appartient à l’Éternel. Et il vous livre entre nos mains ».

La suite on la connaît, Goliath est térassé et la victoire finale revient à David.
Quel enseignement retirer de ce fait d'armes ?
Si nous avions lu le chapitre précédent, nous aurions vu que David n'est pas un inconnu de Dieu même si les hommes, eux, ne le reconnaissent pas.
Samuel, guidé par Dieu va trouver son père et demande à voir ses fils pour choisir l'un d'entre eux comme oint de l’Éternel.
Les sept frères sont tour à tour récusés pour qu'en fin de compte l'on fasse venir David qui recevra l'onction car le Seigneur « ne considère pas ce que l'homme considère ; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur ».
Et l'on comprend mieux la colère des frères quand ils voient David venir sur le champ de bataille et vouloir relever le défi.
Dans notre vie nous avons tous un Goliath qui nous défi tous les jours dans notre relation avec Dieu : pour les uns il s’appelle orgueil spirituel – voici les directives de Dieu, le Seigneur exige telle ou telle chose etc – pour d'autres il s'appelle impureté – je ne regarde pas une jolie fille, je la déshabille du regard etc – pour d'autres encore ce sera la crainte ou la peur qui paralyse – je n'ose pas dire qui je suis, à qui j'appartiens – pour d'autres ce sera une addiction à l'alcool, au tabac, au sexe, aux jeux, à la drogue, pour d'autres encore une timidité maladive ou, à l'inverse, une colère violente, dévastatrice qui efface l'image du disciple voulu par Christ !
Et la liste est loin d'être exhaustive !
Nous avons beau essayer de lutter, de prier, rien ni fait. 
Pour un temps tout semble gagné puis Goliath revient nous défier !


Comment s'y est pris David ?
Tout d'abord il a reçu une onction particulière du Seigneur en la personne de Samuel !
Comme David, nous aussi nous avons reçu une onction particulière, personnelle qui nous prépare au combat.
Par notre baptême, par notre acceptation de Christ comme notre Sauveur et notre Seigneur personnel, n'avons-nous pas reçu l'onction du Saint Esprit ?

« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous ». Jean 14 – 16 et 17

Ensuite David s'est précisément préparé pour cette échéance :
Dans le désert il a combattu pied à pied avec l'ours et le lion, autrement dit avec l'ennemi, et toutes les fois où ce dernier semblait l'emporter, David a couru après, reprenant le terrain conquis par le diable.

Que nous dit Jacques 4 – 7
« Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous ».

Avec quoi a-t-il combattu ?
Avec les armes du quotidien du berger !
Quelles sont les armes du quotidien dont Dieu nous a équipé dans

Éphésiens 6 – 14 à 17 :
« Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture ; revêtez la cuirasse de la justice ; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l’Évangile de paix ; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin ; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu ».

Il s'est exercé au combat quotidiennement.
Nous avons nous aussi à nous exercer quotidiennement au combat par la prière, la communion fraternelle, la lecture de la Parole et l'enseignement reçu.
Nous avons besoin d'un équilibre, d'une juste appréciation de la réalité des choses, de la connaissance de notre vrai valeur et, par dessus tout, de beaucoup d'humilité car l’Écriture déclare :

« Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles ».

Il a connu Dieu parce qu'il était connu de Lui.
Nous aussi nous sommes connus de Lui

« Avant que je t'eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais » Jérémie 1 - 5

Comme dit la Parole nous sommes de la même nature qu' Élie et donc de la même nature que David, rien de plus, rien de moins !
Et ce qu'il a fait, nous pouvons le faire aussi !


Il a pris conscience que Dieu l'appelait à vaincre Goliath.
Quand il a réalisé à quel dessein Dieu l'appelait et qu'il a compris qu'avec Lui rien n'est impossible, il a eu à braver sa famille, son entourage et son roi.
Nous aussi, notre engagement nous vaudra, nous a valu des « incompréhensions » pour ne pas dire du rejet, des railleries, parfois même des paroles blessantes, injustes et méchantes.
David les a ignorées, poursuivant sur la route que Dieu lui avait tracée. Si tu t'arrêtes au milieu du gué, tu n'atteindras jamais la rive où Christ t'y attend !


Il n'a pas pris l'armure d'un autre mais ses propres armes.
Ne regardes pas à ce qu'a fait Pierre, Jacques ou Paul, fut-il un éminent théologien car Dieu donne à chacun selon ses capacités et selon ce qu'il a à accomplir, mais demande lui la sagesse, la compréhension et la vision spirituelle de ce qu'il a pour toi.
Comme David, ai du jugement et de la sagesse pour ne pas t'approprier les habits d'un autre, apprend à discerner ce qui vient de Dieu de ce qui vient de l'homme et sache écouter ce que Dieu veut te dire personnellement et non ce tu as envie d'entendre.
Nombreux sont ceux qui, à force d'écouter tel ou tel prédicateur, évangéliste ou tout autre théologien, inspiré ou non, ont fini par ne plus écouter puis ne plus entendre le Seigneur et se sont perdus dans des jugements et raisonnements humains délétères.
L'expérience des uns n'est pas celle des autres, et surtout ne te compare pas aux autres car chaque situation est particulière et toi aussi tu es particulier, unique aux yeux de Dieu. Va au combat avec ta foi, celle qu'il te donne car la victoire Lui appartient.


Il est allé au torrent choisir ses pierres.
Pour toi le torrent d'eau vive, c'est la vie et la présence de l'esprit Saint, ne le néglige pas, sache l'apprécier, t'en faire un ami.
Avec lui tu choisiras toi aussi tes pierres c'est à dire tes armes efficaces pour gagner.
Le Saint Esprit te donnera la confiance dont tu as besoin, au moment précis où tu en as besoin, ni avant, ni après.
Il ouvrira aussi tes yeux spirituels pour juger de la situation sans être tétanisé par la peur de l'échec car tout a été gagné à la croix de Golgotha et tu comprendras que ce géant qui te pourri la vie tu peux le vaincre avec les armes puissantes de Dieu.
La force de ton Goliath réside dans sa capacité à t’effrayer alors même que tu n'as livré aucun combat.
Et comment veux-tu gagner le combat sans combattre ?

Il a visé Goliath à la tête.
La tête est le centre en fait de nos batailles, la bataille de nos pensées. C'est la force de Satan que de nous assaillir de pensées délétères qui polluent notre vision claire des choses nous faisant oublier que Christ a gagné le combat définitivement à la croix comme le décrit si bien Paul dans

Colossiens 2 – 15 :
« il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix ».

Nous avons la victoire en Jésus Christ, ce que l'ennemi essaye à tout prix de gommer pour que nous restions dans une position d'échec, tétanisés par la peur ou abattus par les échecs répétés contre notre Goliath.
L'affronter avec toute la préparation d'un David, armés par Dieu lui-même, c'est gage de succès. Et cette victoire en appellera d'autres car Dieu veut pour toi une vie de victoires !

En conclusion, rien n'est impossible pour celui qui croit et chaque Goliath peut et doit être affronté pour être vaincu, non par nos forces mais par la toute puissance de Dieu, en symbiose avec lui car

« sans Lui on ne peut rien faire, sans nous Il ne veut rien faire ».

Face parfois à l’incompréhension de nos proches, face aux conseils de nos frères et sœurs et amis, face aux sourires moqueurs des incrédules, face parfois à l’arrogance de certains qui pensent tout savoir, face aux multiples démissions de l’individu et de la société, face enfin aux provocations de notre monde occidental sécularisé, il nous faut être nous-même dans nos choix et dans nos combats.
Il faut nous rappeler que nos victoires appartiennent à Dieu, même si nous en sommes les principaux bénéficiaires, les heureux bénéficiaires !
Le plus beau des combats reste, et demeura à jamais, celui du cœur.


Amen