Nous avons toujours tendance à remarquer qu'un enfant ressemble à ses parents au niveau physique.

Beaucoup de gens disent que mon fils me ressemble. Ma réponse... le pauvre. Nous connaissons aussi tous la phrase "tel père, tel fils".
Nous nous en servons souvent pour dire qu'un enfant est tout à fait comme son père - que cela soit négatif ou positif.
Le passage que nous allons voir ce matin nous montre comment cette phrase –« tel père, tel fils » - peut être appliquée dans la vie d'un chrétien - un vrai enfant de Dieu.
Prenons

1 Jean 3 : 1-10.
«Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c'est qu'il ne l'a pas connu.
Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est.
Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.
Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi.
Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n'y a point en lui de péché.
Quiconque demeure en Lui ne pèche point; quiconque pèche ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu.
Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.
Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.
Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu.
C'est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère. »

Demeurez en Jésus
Nous savons que nous sommes dans le dernier temps et que le retour de Jésus s'approche - un fait qui va influencer notre comportement d'aujourd'hui.

Nous savons que dans l'église d'Ephèse, l'église à laquelle Jean écrivait sa lettre, il y avait des gens qui niaient que Jésus est le Christ, c'est-à-dire que Jésus est pleinement Dieu.

Ce reniement de la divinité de Jésus conduisait ces gens-là à un comportement inadmissible au sein de l'église.

Jean appelait ces gens des antéchrists - un mot qui nous semble assez fort.
Nous apprenons que ces personnes ont, à un certain moment, quitté l'église d'Ephèse mais ils avaient toujours de l'influence sur certains membres dans l'église.
Après cela, ce que Jésus a fait dans l'histoire du monde - doit aussi conditionner notre présent. Il nous faut donc une bonne vision de Jésus qui est l'arme contre un comportement antéchrist.
Pour cela nous devons demeurer en Jésus-Christ.
Il nous a dit que l'Esprit-Saint nous aide à faire cela. Ce message de demeurer en Christ continue au chapitre 3 et rejoint ce que j'ai dit il y a quelques instants à propos des vrais enfants de Dieu. Nous y trouvons ce que veut dire «demeurer» pour un enfant de Dieu.
Avant de nous lancer dans le chapitre 3 j'aimerais, toucher au verset 29 du chapitre 2 de 1 Jean.
Ce verset fait le lien entre ce que Jean a dit de ce qu'il faut croire et de ce qu'il faut faire. Au verset 29 Jean nous donne la clé pour ce qui vient par la suite:

«Vous savez que le Christ est juste ; reconnaissez que quiconque pratique la justice est né de lui.»

Nous savons, en effet, qui est le juste - c'est Dieu lui-même.
Mais que veut dire «né de lui ?»
Dans son évangile Jean, et c'est le même Jean qui a écrit l'Epitre que nous regardons ce matin, parle de ceux qui sont nés de Dieu.
Premièrement, au chapitre

Jean 1 : 12,13 il dit :
«Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.»

Qui a été reçu ? Jésus-Christ, Dieu fait homme, la Parole de Dieu, la lumière du monde.
Ceux qui croient en Jésus deviennent enfants de Dieu. Ils sont nés de nouveau.
Et Jean parle de cette naissance, ou renaissance, spirituelle au chapitre 3 de son évangile.
Au chapitre Jean 3 - 3,4 Jésus parle à Nicodème, un pharisien :

«Jésus lui répondit : Vraiment je te l’assure, à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu.
Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?»

Jean 3 - 5,6
Jésus répondit :
«En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit. »

La naissance spirituelle dont Jésus parle c'est la naissance par laquelle nous devenons enfants de Dieu. Et, selon Jean, si nous pratiquons la justice nous pouvons être certain que nous sommes «né de lui» c'est-à-dire que nous sommes un de ses enfants.
Ici se trouve encore un test pour discerner un vrai chrétien - Voici le test de la pratique.
Mais, attention à ce que Jean dit. Ce n'est pas qu'il faut que nous pratiquions la justice pour être enfant de Dieu, cela non, cela c'est essayer de gagner le salut par nos propres œuvres.
Non, quand nous pratiquons la justice nous démontrons que nous sommes déjà enfants de Dieu.
Nos actions coulent de ce que nous sommes. Sur ce fait Jean est bien clair ! Passons maintenant au chapitre 3.
Ce que nous sommes
Jean dans sa lettre commence le chapitre 3 avec une déclaration de combien l'amour de Dieu pour ses enfants est merveilleux.
Non pas seulement qu'il est merveilleux mais combien c'est généreux et admirable.
C'est là la force des mots «quel amour» auxquels Jean tire notre attention. Voyez combien Dieu nous aime ! Nous qui ne méritons rien de sa part, il nous aime !
Et puis, si Dieu nous aime et si nous appartenons à Dieu, il n'est pas étonnant que le monde ne nous connait pas.
Vous vous souvenez peut-être de comment Jean se sert du mot «monde» dans sa lettre. Le monde est composé de tous ceux qui s'opposent à Dieu.
Le monde ne peut pas accepter, ni admettre ce que nous sommes : les bien aimés de Dieu.
Ce que nous serons
Puis Jean regarde vers l'avenir et le retour de Jésus.
Nous sommes déjà enfants de Dieu mais nous ne sommes pas encore tout ce que nous serons.
Il est vrai que nous avons déjà beaucoup reçu de Dieu.
Nous sommes sauvés. Nous avons une relation avec Dieu. Nous avons l'Esprit qui nous habite.
Mais nous savons aussi que nous ne sommes pas parfaits : ni physiquement, ni mentalement, ni spirituellement.
Nous sommes parfois malades. Nous ne connaissons pas tout ce que nous voulons connaitre de cette vie et, au dessus de tout, nous sommes encore pécheurs.
Nous vivons avec la tension entre ce que nous sommes maintenant et ce que, un jour, nous serons.
Nous attendons avec impatience le retour de Jésus parce que, à ce moment-là, nous serons, enfin, avec lui et comme lui transformé en son image.
Jean nous dit qu'au jour de son retour nous allons voir Jésus "tel qu'il est".
Quand nous lisons la Bible nous pouvons lire des récits de la vie de Jésus, comment il était quand il était sur terre.
Par la foi nous le voyons aussi. Mais ce jour-là, quand il reviendra, nous le verrons dans toute sa gloire.
Nous allons voir Jésus le Victorieux, celui qui a vaincu le péché et la mort, celui qui revient chercher les siens. Quel jour glorieux !
Et il y a des conséquences à ce que dit Jean:

1 Jean 3-3
«Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.»

Le fait que Jésus le Pur va revenir, et peut-être qu'il revient bientôt, nous encourage à nous préparer pour son retour.
Se purifier veut dire se débarrasser de tout ce qui n’est pas bon dans notre vie.
En pratique, nous faisons tout notre possible de vivre comme lui il a vécu, nous évitons le péché.
Nous pouvons même dire que notre attitude envers le péché doit devenir comme la sienne.
Oui, nous péchons toujours, de cela nous sommes bien conscients, mais pécher devient de moins en moins notre désir.
Et quand nous péchons nous reconnaitrons notre échec - un échec qui peut être pardonné.
Jésus est notre motivation pour cette purification. Il est pur donc nous voulons être purs. Etre de plus en plus comme lui devient notre désir, notre but dans la vie.
Avant que personne ne le dise, il est vrai que seulement le sang précieux de Christ peut vraiment nous purifier. Il est écrit au chapitre

1-7 de l'Epitre de Jean que :
«si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.»

Encore il y a une tension que le chrétien doit maintenir.
Cette tension se trouve entre le fait que nous ne pouvons rien faire pour devenir pur mais au même moment il y a beaucoup que nous puissions faire.
C'est ce que nous appelons un paradoxe - deux choses qui semblent, en première vue, être contradictoire mais qui sont, pour finir raisonnable.
Ici les deux idées sont raisonnables parce que celui qui nous purifie est aussi celui qui nous rend capable d'obéir à la demande de nous purifier nous-mêmes.
Sous le titre «ce que nous serons» qui comprend les versets 2 et 3, Jean nous donne de la théologie, mais sa discussion de ce que nous serons et de la purification l'amène à la pratique, que veut dire, pour l'enfant de Dieu, «être pur».

La transgression de la loi - une habitude ?

«Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi.»

Dans ce qu'il dit au verset 4 Jean semble introduire un tout nouveau sujet - la transgression de la loi. Que veut-il dire par cette phrase ?

Quelle est notre idée de ce que c'est le péché?
Pour certains le péché c'est simplement rater la cible. C'est ne pas faire tout ce que l'on aurait pu faire. C'est gagner 25% quand on voulait gagner 100%. C'est une bêtise mais pas plus.
Pour d'autres, le péché c'est la déviation de ce qui est correcte. Le sens figuré c'est l'écart moral - ne pas faire ce qu'il fallait faire.
En fait, ces deux définitions du péché sont bonnes, mais elles ne vont pas assez loin.
Au fond, comme le dit Jean, le péché c'est la transgression de la loi. La loi ici n'est pas la loi de Moïse dans l'Ancien Testament.
Transgresser la loi comprend, entre autres, le rejet de la loi de Moïse, mais au fond c'est se rebeller et s'opposer à Dieu lui-même.
Il semble que certains des gens qui provoquaient des problèmes et des divisions dans l'église d'Ephèse croyaient que, même s'ils péchaient, ce n'était pas trop grave, c'était même inconséquent.
Mais Jean veut bien que nous comprenions que le péché est quelque chose de sérieux, et combien c'est sérieux.
C'est aussi sérieux que Dieu a envoyé son fils mourir pour payer le prix de notre péché, notre rébellion contre Dieu. Une chose à noter dans ce que Jean dit ici c'est qu'il parle de quiconque pèche.
Le seul mot «péché» traduit quelques mots dans la langue originelle que Jean parlait, c'est-à-dire, le grec.
Ici Jean parle de «celui qui fait le péché» ou «celui qui pratique le péché».
Ce n'est pas du bon français mais cela nous montre que Jean parle d'une habitude ou une façon de vivre.
Cela doit être un encouragement pour le chrétien qui se rend compte que, malgré ses désirs, il lui arrive quand même de pécher.
Jean pense, je crois, à une situation qui est plus dangereuse.
Il pense à ceux et celles qui vivent constamment dans le péché, c'est leur façon de vivre.
Entre parenthèses, cela ne veut pas dire que de tels gens ne sont pas gentils... Ils peuvent être très gentils et pécheurs habituels.
Le péché ne consiste pas seulement en des actes abominables mais c'est aussi l'attitude, et les actes, de rébellion et opposition à Dieu.
Pour les chrétiens il ne faut pas minimiser la gravité du péché, mais nous devons reconnaitre que «pratiquer le péché» ne doit pas être l'habitude du chrétien. Ce n'est pas sa façon de vivre, ou mieux dit, ce n'est plus sa façon de vivre.

La mission de Jésus
Puis Jean continue

«Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n'y a point en lui de péché.»

Il nous rappelle la raison d'être de la mission de Jésus sur terre. Il est venu pour nous sauver de notre péché.
Il a pu faire ceci parce que, lui-même, il est sans péché.
Pendant les 33 ans qu'il a vécu en Israël, il y a deux milles ans, Jésus n'a commis aucun péché.
Il était parfait dans tout ce qu'il faisait, tout ce qu'il pensait et tout ce qu'il disait.
C'est pour cette raison qu'il a pu ôter les péchés du monde. Il était le sacrifice parfait que Dieu demandait pour le pardon de notre péché.
Jean nous rappelle Jésus ici pour, encore une fois, nous motiver.
La pureté de Jésus est notre motivation pour être pur, comme nous avons déjà vu.
Le fait que Jésus n'a jamais péché est notre motivation pour éviter le péché dans notre propre vie.
Encore une fois, nous voulons être comme lui.

Vivre dans le péché ?
Puis, au verset 6 nous lisons les paroles suivantes :

«Quiconque demeure en lui ne pèche point ; quiconque pèche ne l'a pas vu, et ne l'a pas connu.»

Quand nous arrivons à ce verset nous commençons peut-être à avoir un problème avec ce que Jean dit.
Ses paroles semblent être très sévères, elles semblent porter un jugement catégorique contre les gens comme nous - vous et moi.

Qu'est-ce que le problème ?
Franchement, je suis un pécheur !
Il n'y a pas de jour qui passe où je ne pèche pas.
Est-ce que cela veut dire que je ne connais pas Dieu ?
J'espère que non ! Ce verset nous est vraiment important pour comprendre notre lutte, notre bataille quotidienne contre le péché.
Au chapitre 1 de son épitre Jean a été très clair que nous, les chrétiens, pécherons encore et toujours.
Il a dit au verset 8 :

«Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n'est point en nous.»

Puis au verset 10 :

«Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en nous».

Il est aussi clair que possible !
Mais qu'est-ce qui se passe quand nous péchons ?
L'Esprit Saint qui habite en nous nous convainc de notre péché.
Il nous dit que ce que nous avons fait, ce que nous avons pensé ou ce que nous avons dit est mauvais, ne nous convient pas et ne plait pas à Dieu.
A ce moment-là nous confessons notre péché - c'est-à-dire que nous disons «Oui, j'ai péché».
Et nous nous repentons ; nous demandons pardon à Dieu et nous tournons le dos à notre péché avec le désir de ne le plus refaire. Si nous faisons cela nous recevons son pardon.
Et comme Jean l'a dit dans son première épitre au verset 9

«Il [Dieu] est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité».

Tout cela pour dire que nous sommes conscients de notre péché et conscient du mal que nous faisons à Dieu notre Père quand nous péchons. C'est là l'essence de notre bataille contre le péché. Nous péchons, oui, mais ce n'est pas comme cela que nous désirons vivre.
Quand il parle du péché dans ce verset Jean pense toujours à ceux et celles qui pèchent continuellement parce que leur façon de vivre, leur choix habituelles sont orientés dans un sens qui s'oppose à Dieu.
Ils ne s'en rendent pas compte et ils ne s'en soucient pas.
Encore une fois, cela devrait être un encouragement pour ceux et celles qui luttent contre le péché. Jean ne nous vise pas.
Mais nous y trouvons un fort avertissement. Un chrétien ne peut pas vivre une vie qui est marquée par le péché.
Vivre ainsi montre, en effet, que l'on n'est pas un chrétien. Attention ici ! Je ne veux pas nous tracasser inutilement mais il faut affirmer que notre façon de vivre montre ce que nous sommes. On fait ce que l'on est.
Mais, et il y a un mais, il est possible pour un vrai chrétien de se détourner de la foi pendant un moment plus ou moins long - parfois des années.
Un tel chrétien peut même ressembler à quelqu'un qui n'est pas chrétien pendant ce temps, c'est-à-dire vivre une vie caractérisée par le péché.
Cependant, je crois qu'un jour un vrai chrétien, qui est dans cet état, confessera son péché, se repentira et recevra de nouveau le pardon de Dieu.
Je suis convaincu personnellement que la Bible enseigne qu'il n'est pas possible pour un vrai chrétien de renier le Seigneur à toujours et donc perdre son salut.
Mais, comme beaucoup de choses, c'est seulement quand nous serons enfin avec Jésus que toute la vérité sur la situation sera révélée.
Ce jour-là nous saurons définitivement qui connait Dieu et qui ne le connait pas.
Entre temps, il nous faut de l'humilité en ce qui concerne ceux et celles qui nous entourent.
Il n'y a pas de place pour montrer le doigt mais, comme il est écrit dans

Galates 6 : 1
«Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.»

Un verset qui vaut une prédication toute seule!
Enfants de Dieu, ou enfants du diable

1 Jean 3 - 7,8 nous pouvons dire que Jean enfonce le clou.
«Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.»

Pour Jean il existe deux sortes de personnes : ceux qui pratiquent le péché et ceux qui pratiquent la justice.
Les gens de l'église d'Ephèse dont nous avons déjà parlé tombe dans la première catégorie aux yeux de l'Apôtre.
Et ces gens essayaient toujours d'influencer d'autres membres de l'église. Jean averti les fidèles de l'église

«Que personne ne vous séduise !».

Ceux qui disaient que le péché n'est pas grave avaient un message assez séduisant.
Entendre un message comme celui-ci qui dit «Vous êtes une bonne personne, vous n'êtes pas un pécheur, vous ne faites que des petites bêtises» est séduisant.
Pourtant, c'est un message qui est assez courant dans notre monde, courant même dans certaines églises qui minimisent la gravité du péché pour attirer la foule.
Nous avons au verset 7 une déclaration claire déjà mentionné, le test de la pratique:

«Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.»

Dans Matthieu 7 - 17,18 Jésus dit
«Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. »

Ce n'est pas le fruit qui fait que l'arbre soit bon mais le fruit nous montre que l'arbre est bon.
Ceux et celles qui font ce qui est juste aux yeux de Dieu sont ceux et celles qui sont, en effet, juste aux yeux de Dieu.
Encore une fois, nos actions coulent de ce que nous sommes. Nous sommes justes donc nos actions sont justes.
Impossible de péché, ou inconcevable ?
Le verset 9 est le verset le plus difficile à interpréter de ce passage et semble contredire ce que Jean dit ailleurs dans sa lettre.

«Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu.»

Nous lisons «il ne peut pécher» mais nous savons bien que nous sommes pécheurs. Quoi dire alors ?
Premièrement, Jean ne se contredit pas, soyons rassurés de cela.
Deuxièmement, il ne faut pas croire que Jean suggère que nous pouvons vivre 100% sans péché, c'est-à-dire que nous pouvons vivre une vie parfaite, libre de tout péché.
Dire cela s'est trop forcer ce que dit Jean et il doit nous être évident que ce n'est pas possible pour nous.
Il est donc inconcevable qu'un chrétien puisse vivre une vie de péché comme il est inconcevable que Dieu puisse vivre une vie de péché.
L'Esprit Saint, la semence de Dieu qui demeure en nous, travail en nous sans arrêt pour nous purifier et pour nous rendre de plus en plus comme Jésus.
Le but et l'intention du croyant reste le même - ne pas commettre de péché.
Mais si un croyant tombe et commet un péché il ne faut pas qu'il se séduise en ce qui concerne son péché, il ne faut pas mentir à propos de ses actions, ni abandonner de marcher dans la lumière.
La réponse au péché ce n'est pas de le nier mais de chercher le pardon de Dieu qui nous est disponible en Jésus-Christ."
En résumé
Le verset 10 résume ce que Jean vient de dire et je vais lire ses paroles sans beaucoup de commentaires :

«C'est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère.»

«Tel père, tel fils» est un bon, et court, résumé du passage que nous venons de regarder ce matin.
Qui est un vrai enfant de Dieu ? C'est celui et celle qui ressemble à Dieu son père, celui et celle qui ne pratique pas le péché mais qui pratique la justice.
Nous pouvons terminer en nous posant cette question :
«A qui est-ce que je ressemble ? Est-ce que j'ai la ressemblance familiale du vrai enfant de Dieu ?»
Amen.