Parmi les idées reçues, il y en a une qui est fort tenace : la perfection s’appuyant sur la procrastination (tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions qui pourraient se faire le jour même).
Quand j’aurai arrêté de fumer, de boire, de sortir le week-end etc. je ferai telle ou telle chose. Belles résolutions du jour de l’an qui n’engagent que ceux qui y croient.
En fait c’est une forme de négation moderne, actuelle pour refuser de changer, de se changer et continuer comme avant.
Il en va de même pour le baptême : certains vous diront : «je ne suis pas prêt parce qu’il y a telle ou telle chose dans ma vie qu’il faut que je règle» ce qui peut être salutaire si le désir de changement est réel mais bien trop souvent ce «je ne suis pas prêt» doit s’entendre comme «j’ai le temps d’y penser».
D’autres vous diront «je suis loin d’être parfait, à l’image de Christ et je préfère attendre de me sanctifier pour être digne du Seigneur».
Là aussi vous devez l’entendre comme une fin de non recevoir car, comme le déclare Paul dans sa lettre aux

Romains 3 – 23 et 24 :
«Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ».

Si tu attends d’être parfait, autant y renoncer !
D’autres enfin vous diront «J’ai été baptisé bébé, pourquoi un autre baptême ? Je ne vais tout de même pas changer de religion !».
Ce à quoi je répondrai : «en tant que bébé, as-tu accepté Jésus dans ta vie, as-tu fait vraiment acte de repentance, as-tu saisi le sens du baptême et, en pleine connaissance de cause, voulu être baptisé ?»
Si tel n’a pas été le cas, parle-t-on du même baptême ?
Et nous, chrétiens, sommes-nous vraiment au clair avec la signification du baptême tel que voulu par le Seigneur dans

Matthieu 28 – 19 et 20 :
«Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde».

Le disciple est une personne qui suit l'exemple de quelqu'un qu'il considère comme son maître à penser, qui adhère à une doctrine, une conception.
Et que nous enseignent les prophètes et Jésus si ce n’est de se repentir ?

Marc 1 – 4
«Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés»

Actes 19 – 4
«Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus».

Actes 20 – 20 à 21
«Vous savez que je n'ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n'ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons, annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ».

2 Timothée 2 – 25
«Il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l'espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité».

Et la liste est longue des versets bibliques parlant de repentance.

Et la repentance, c’est tout simplement le regret de ses fautes, de ses actions passées et le désir d’en changer et de changer de cap, de direction !
Alors oui, le baptême est l’expression de la repentance et le symbole de l’engagement par lequel l’on se détourne d’une certaine manière de vivre pour se tourner vers d’autres buts, d’autres finalités et, somme toute, vers une autre espérance.
Tous les hommes de la Bible sont des hommes engagés avec Dieu.
Et Dieu veut établir un partenariat, une alliance avec chacun d’entre nous pour bâtir ensembles une vie nouvelle car il est écrit dans

2 Corinthiens 5 – 17
«Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles».

La vraie bénédiction est dans l’alliance et dans l’engagement.
Elle est proportionnelle à cet engagement. Dieu veut partager notre quotidien et créer une relation nouvelle, confiante et nous mener vers la plénitude de son amour pour nous.

Ecoutez bien, si l’on est presque engagé, cela veut dire que l’on est complètement perdu !

Par le baptême, l’on s’engage pour ce qui est important et l’on y trouve une sécurité.
La question du baptême c’est aussi la question de la valeur que l’on donne à Jésus.
Veut-on réellement le suivre ? Jusqu’où, jusqu’à quand ?
La bénédiction première de l’engagement, c’est la sécurité.
Prenons l’exemple du CDI : l’on s’engage et l’on acquiert une certaine sécurité d’emploi, et c’est pour cela que tout postulant à un poste privilégiera toujours le CDI au CDD synonyme de précarité.
En conclusion, si tu t’engages avec Jésus, il s’engagera avec toi dans les bons comme dans les moments plus difficiles mais avec une certitude : il ne t’abandonnera jamais !
Et quelle forme doit revêtir le baptême, simple aspersion ou immersion ?
Le terme français «baptême» est un emprunt, par l'intermédiaire du latin «baptisma» au grec baptizein, signifiant «plonger dans un liquide», «immerger»).
Tous les archéologues vous le diront, les fouilles révèlent de nombreux baptistères dans lesquels les fidèles étaient immergés en l’absence de rivière, fleuve, lac ou océan.
Il s’agit bien d’immersion et non d’aspersion.

Le baptême est aussi le symbole d’une volonté de changement.
Ne rêvons pas, nous sommes et resterons toujours pécheurs mais nous nous attendons à Dieu pour qu’il nous aide à changer.
Car sans lui nous ne pouvons rien faire mais sans nous il ne veut rien faire.

Le baptême est aussi l’identification à la personne et à l’œuvre d’un Dieu trinitaire.
Chacune des personnes de la trinité a un rôle particulier dans l’œuvre de salut.
Le Père est «celui qui est éternel», il a conçu un plan de salut pour tous les hommes de bonne volonté en envoyant son fils unique afin de prendre sur lui le péché du monde et nous ouvrir les portes du ciel.
Le fils, par qui tout a été fait

Jean 1 – 1 à 5
«Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue»

est devenu pleinement homme il nous représente totalement et, par sa mort sur la croix et son sacrifice expiatoire, en recevant la condamnation du Père à notre place, il nous ouvre le ciel.
Et le règne de christ est éternel comme l’atteste le Père dans

Hébreux 1 – 8
«Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité».

Le Saint Esprit nous a été envoyé par le Seigneur lui-même pour nous appliquer les bénéfices du salut acquis à la croix par Jésus Christ.
Il se distingue du Père et du Fils comme indiqué dans

Jean 15 – 26
«Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ; et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement»

Et n’oubliez pas que le seul péché qui ne sera pas pardonné c’est le blasphème contre le Saint Esprit.

La Trinité est Une : nous ne croyons pas en trois dieux, mais en un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Chacune des trois personnes est Dieu tout entier. Chacune des trois personnes n’existe qu’en union avec les deux autres dans une parfaite relation d’amour.
Ainsi toute l’œuvre de Dieu est l’œuvre commune des trois personnes et toute notre vie de chrétiens est une communion avec chacune des trois personnes.
Et si Dieu n’était pas trinitaire, nous ne serions pas sauvés car le Père juge dans les cieux, mais il nous a envoyé un avocat – son fils unique Jésus Christ – et l’Esprit Saint va servir de témoignage pour confirmer que Jésus, par son obéissance et sa soumission au Père, nous a acquis le paradis.
Mais le baptême est aussi une obéissance à la Parole de Dieu.
Regardez Jésus, il était et reste sans péché et pourtant il a pris le baptême en obéissance à son Père :

Hébreux 10 – 7
«Alors j'ai dit : Voici, je viens Dans le rouleau du livre il est question de moi Pour faire, ô Dieu, ta volonté».

Jésus prend un corps semblable au notre, il quitte son ciel de gloire pour la terre et durant 30 ans reste un inconnu puis il se fait connaître ... au baptême !
C’est par le baptême que Jésus commence son ministère.
Pourquoi se fait-il baptiser lui qui n’a jamais péché, en qui on n’a jamais trouvé la moindre faute, la moindre iniquité ?
C’est tout simplement pour nous montrer la voie, faire ce qui est juste, c'est-à-dire la volonté du Père : «pas ma volonté mais ta volonté».
Jésus est allé au bout de son engagement, à la croix de Golgotha par amour pour toi et moi : il a donné sa vie pour que tu vives et que tu vives en abondance !
N’a-t-il pas promis dans

Jean 8 – 31 et 32
«Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira».

Alors oui, le baptême n’est pas un acte anodin, rituel mais un passage obligé pour qui veut recevoir de Dieu sa part d’héritage dans le ciel mais aussi sur la terre car par le baptême nous mourrons en quelque sorte à nous même pour ressusciter avec Christ et être assis avec lui dans les lieux célestes.
Le baptême ne sauve pas – seule la foi en Jésus Christ et l’acceptation de son sacrifice expiatoire à la croix le font – mais il fait de nous une personne nouvelle à la stature de Christ et nous pourrons affirmer comme la si bien défini Paul dans

Galates 2 – 20
«J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi».