Imaginez un instant que vous êtes dans un avion. L'avion part de l'aéroport pour contourner la terre, un voyage de 40.075 km.
Mais il y a un problème avec le compas, il y a une erreur et pour finir votre avion dévie de seulement un degré de la route qu'il fallait prendre.
Une question: après avoir fait le tour du monde, avec cette erreur, vous serez à combien de kilomètres de l'aéroport auquel vous avez commencé votre trajet ?
La réponse correcte c'est 800km. C'est peut-être la différence entre l'aéroport et l'océan comme destination.
Une petite déviation peut avoir des grandes conséquences.
Il en est ainsi aussi pour la théologie et dans la vie chrétienne. Une petite déviation peut avoir des grandes conséquences.
C'est pourquoi nous devons être certains de ce qui est la vérité.
Ceci demande, premièrement que nous sachions ce que disent les écritures et deuxièmement que nous sachions discerner entre ce qui est vrai et ce qui est faux.
Et c'est le sujet du discernement que l'Apôtre Jean aborde au début du chapitre 4 de sa lettre à l'église d'Ephèse où certains ont déviés de la foi que Jean a enseigné.
Dans le passage que nous allons étudier ce matin Jean nous explique comment discerner le bon message et le bon messager.

Prenons 1 Jean 4 – 1 à 6 :
«Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu ; car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.
Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui se déclare publiquement pour Jésus-Christ venu en chair, est de Dieu.
Et tout esprit qui ne se déclare pas publiquement pour Jésus-Christ n’est point de Dieu ; c’est celui de l’antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus ; parce que celui qui est en vous, est plus grand que celui qui est dans le monde.
Eux, ils sont du monde, c’est pourquoi ils parlent d’après le monde, et le monde les écoute.
Nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu, nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu, ne nous écoute pas ; c’est par là nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur.»

Avant de nous lancer dans le passage il faut dire un mot ou deux au sujet du jugement.
Discerner est une autre façon de dire juger entre deux choses. Je dirais qu'à un certain moment le verset le plus connu du Nouveau Testament était

Jean 3-16
«Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle».

Cela n’a pas changé il est toujours bien connu, mais il y un autre verset qui, aujourd'hui est peut-être encore mieux connu et qui a pris le dessus. C'est Mathieu 7-1 même si très peu de gens connaissent la référence. Que dit Mathieu

«Ne jugez point, afin que vous ne soyer point jugés.»

En tant que chrétiens nous avons peur, de porter des jugements. Pourquoi ?
Il me semble que c'est, en parti, à cause de ce verset de Mathieu.
Nous voulons faire du bien. Oui, et c'est aussi, quelque part la préservation de soi.
Nous ne voulons pas être jugés parce que nous savons que notre vie n'est pas aussi nette que ça, donc nous ne jugeons pas.
Mais il y a une autre raison en plus, une raison qui peut-être plus négative. Nous sommes tolérants.
C'est notre société qui nous dit qu'il faut en être ainsi et, certainement il y a du bon là dedans.
Mais la société ne juge personne et rien - qu'il soit bon ou mauvais. Tout est relatif ! Juger c'est être intolérant, un bigot ou un fanatique.
Quand Jésus à dit
«Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.»
Il avait une idée précise en tête.
Il ne voulait pas que nous critiquions ou condamnons les autres pour leur faire du mal ou pour les détruire.
Il ne voulait pas que nous nous prenions pour des gens presque parfait qui traitent les autres du haut.
Cela est, malheureusement, une tendance humaine. Il faut éviter un tel jugement, cela est certain.
Nous sommes frères et sœurs en Christ. Une personne n'est pas meilleure qu'une autre et nous sommes tous pécheurs pardonnés.
Aussi, comme dit l'Apôtre Paul dans

Romains 14-10
«Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? Puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.»

Mais, dans la Bible, nous trouvons qu'il y a ce que nous puissions appeler un «bon jugement», un jugement correct.
Dans

Luc 12-57 Jésus dit
«Et pourquoi ne discernez-vous pas de vous-mêmes de ce qui est juste ?»

Il parle de deux personnes qui ont un problème, l'un avec l'autre.
Ici, juger entre deux personnes c'est fait pour éviter que la dispute s'aggrave. C'est fait pour éviter le mal et résoudre un problème.
L'Apôtre Paul dans

1 Corinthiens 5-12,13 dit ceci :
«Qu'ai-je, en effet, à juger ceux du dehors ? N'est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger ? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Otez le méchant du milieu de vous.»

Il s'adresse à un problème dans l'église de Corinthe.
Il y avait un homme immoral dans l'église qui vivait ouvertement dans le péché.
Selon Paul cet homme doit être jugé par l'église, c'est-à-dire que l'église doit lui dire «Tu pèches et cela n'est pas acceptable».
Est-ce fait pour détruire l'homme ? Non, pas du tout. C'est pour le faire revenir à la raison et se repentir.
C'est pour le bien et pour la pureté de l'église.
Dur ? Oui. Tolérant ? Non. Nécessaire ? Absolument !
Il faut dire que nous ne sommes pas tenus à agir comme ceci pour toute petite infraction dans l'église.
Il faut quand même un petit peu de sagesse !
Puis, à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament les apôtres disent au gens qu'il faut juger ce qu'ils entendent.
Paul le dit dans

1 Corinthiens 14-29
«Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent».

Ici Paul dit aux Corinthiens qu'ils doivent juger ce qui est dit au nom de Dieu - peser les paroles et décider s'il faut les accepter ou non.
Dans Actes 17 nous savons que les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée.
Lorsqu'ils furent arrivés, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs. Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique.
Ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact. Le mot «examiner» ici vient de la même racine que le mot «juger» ailleurs.
Les juifs de Thessalonique jugeaient ce qu'ils lisaient pour discerner quelle en était la vérité. Et cela est louable.
C'est cette forme de «bon jugement» dont Jean va parler. Comment savoir si quelqu'un qui se dit parler de la part de Dieu le fait vraiment ou non.
Le message.
Dans les trois premiers versets du passage nous trouvons le mot «esprit» six fois.
Evidement c'est un mot assez important! Que veut dire Jean quand il dit esprit ? En fait il y a deux possibilités qui sont fortement liées.
Soit Jean parle d'un esprit dans le sens d'un être vivant qui peut parler et inspirer des hommes et des femmes ou il parle des hommes et femmes eux-mêmes.
L'esprit d'une personne représente tout ce qu'il est.
Dans ce passage il me semble que Jean pense plutôt à cette deuxième interprétation bien que la première idée ne soit jamais loin de sa pensée non plus.
Pour Jean l'esprit c'est synonyme pour la personne qui parle.
Même au verset 2 où Jean fait référence à l'Esprit de Dieu nous pouvons dire qu'il pense à un chrétien qui parle au nom de Dieu - l'esprit de l'homme étant animé par l'Esprit de Dieu.
Quand Jean a écrit sa lettre à l'église d'Ephèse il l'a fait pour une raison bien particulière.
Il y avait des gens qui troublaient l'église avec certaines idées qui niaient l'humanité de Jésus.
Il y avait d'autres qui niaient aussi sa divinité. Mais le premier problème semble être le plus grand.
Au début ces gens faisaient parti de l'église d'Ephèse mais, à un certain moment, ils ont quitté l'église.
C’est a partir de ce moment-là nous pouvons les appeler les sécessionnistes, c'est mieux qu'essayer de dire "ces gens" tout le temps !
Bien qu'ils aient quitté l'église les sécessionnistes essayaient toujours d'influencer les membres de l'église qui sont restés.
Ceux qui ont quitté l'église disaient toujours qu'ils étaient chrétiens et qu'ils avaient une connaissance spéciale de Dieu qui manquait chez les chrétiens qui sont resté dans l'église.
Il est probable que les sécessionnistes auraient été assez persuasifs dans tout ce qu'ils disaient, et ils confondaient, d'une certaine manière, les chrétiens de l'église d'Ephèse.
Et ses chrétiens de l'église avaient besoin d'être sur leurs gardes.
Quand les sécessionnistes ont quitté l'église d'Ephèse ils ne leur ont pas poussés des cornes ou changé d'apparence pour que les chrétiens fidèles puissent les reconnaitre comme des "mauvais".
Il fallait donc que Jean leur donne les moyens de discerner entre le bon enseignement de l'évangile de Jean et le mauvais enseignement des sécessionnistes.
Réfléchissons un instant à l'enseignement des sécessionnistes.
A certain points il aurait été tout à fait bon, très chrétien.
Ils n'enseignaient pas que de l'erreur à 100%.
C'était l'erreur mélangé avec la vérité, un enseignement qui semblait, peut-être et à première vue, d'être bon et acceptable.
Mais à certain points il déviait vraiment de la vérité.
Et ce fait veut dire que pour discerner entre le bon et le mauvais enseignement il faut juger tout enseignement.
Et c'est cela que Jean dit.
«Bien-aimés, n'ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s'ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde.»
Jean dit, en effet, ne soyez pas crédules, ne croyez pas a tout ce qui est dit par quelqu'un qui se proclame (spirituel) ou qui dit qu'il vient de Dieu.
Dire ou faire des choses spirituelles qui sont impressionnantes n'est pas une garantie que Dieu se trouve derrière.
Il faut donc évaluer, examiner et critiquer n'importe quel message ou parole que nous écoutions qui prétend venir de Dieu.
Cela ne veut pas dire que nous devons devenir des sceptiques qui soupçon à tout.
Cela non, il faut simplement que nous soyons prêts à mettre en question ce que nous entendons.
Jean va nous donner le critère pour notre jugement au verset 2 mais avant d'y arriver j'aimerais faire un commentaire de plus sur le verset 1.
Au début du verset Jean s'adresse aux «bien aimés» de l'église d'Ephèse.
Il s'adresse à l'église entière.
En effet, chacun de nous a la responsabilité d'examiner et d'éprouver tous les messages et toutes les paroles que nous écoutions.
Celui qui prêche a une grande responsabilité d'enseigner fidèlement la parole de Dieu.
Les responsables de l'église ont une grande responsabilité de vérifier tout ce qui est enseigné dans l'église.
Mais nous devons aussi juger ce que nous écoutons nous-mêmes et nous avons besoin d'apprendre aussi à nos enfants de juger ce qu'ils écoutent.
Est-ce que cela veut dire que vous devez être toujours sur vos gardes à l'église ?
Est-ce qu'il faut avoir peur que vous serez mal enseigné ?
J'espère que non ! Tous ceux qui enseignent dans l'église doivent s'engager à respecter l'accent théologique de l'église.
Il me semble en effet que l'église doit être un bon lieu pour apprendre à discerner sans avoir peur que vous serez condamné si vous exprimez vos doutes ou vos questions.
Tous ceux qui enseignent ici dans notre église doivent accepter qu'ils soient serviteurs et non pas maitres et sont donc redevable à l'église devant le Seigneur.

L'Apôtre Jacques 3-1 a dit :
«Mes frères, qu'il n'y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement.»

Il parle certainement du jugement de Dieu, mais ceux qui seront jugés seront jugés pour une raison : ils enseignent le peuple de Dieu, ses enfants qu'il aime.
Il faut dire aussi que notre responsabilité à nous tous est plus grande que juste le dimanche matin.
Je crois que là nous devons être prudent et ne pas simplement accepter ce qui est dit parce que cela semble être bon ou parce que quelqu'un nous donne une recommandation.
Il est toujours notre responsabilité de juger.
Quel est donc le critère pour juger ? Au verset 2 Jean l'énonce d'une manière positive et au verset 3 d'une manière négative.
Reprenons les deux versets :

«2 Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; 3 et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde.»

C'est un test assez simple. La personne qui parle, confesse-t-il que Jésus est le Christ venu en chair ?
Regardons de plus près ce que dit Jean. Nous commençons à la fin du verset.

«Jésus-Christ venu en chair»

veut dire quoi alors ?
Pour répondre à cette question il faut connaitre un peu plus sur l'erreur des sécessionnistes contre laquelle se battait Jean.
Entre d'autres croyances les sécessionnistes croyaient qu'en effet Jésus n'a jamais été vraiment humain, seulement il semblait qu'il a été un être humain.
La meilleure définition que j'ai trouvé c'est ceci «le Christ, au cours de sa vie terrestre, n'avait pas un corps réel mais seulement un corps apparent, comme celui d'un fantôme.»
Pour ceux qui aimeraient faire encore des recherches, cette croyance qui s'est développé au fil du temps, s'appelle le docétisme - du verbe grec «dokein» qui veut dire «paraitre».
Pour comprendre le raisonnement derrière ces croyances il faut se plonger dans la philosophie grecque. Cela nous n'allons pas le faire ce matin.
Selon les sécessionnistes au moment du baptême de Jésus par Jean Baptiste dans le Jourdain l'Esprit Christ est descendu sur l'homme Jésus.
Puis, à la crucifixion l'Esprit Christ est parti laissant l'homme Jésus mourir sur la croix.
Cela veut dire que le Christ n'a jamais été crucifié et donc la mort et la résurrection de Jésus n'ont aucune importance.
Au niveau théologique, nier l'humanité de Jésus c'est sérieux.
Si Jésus n'est pas Dieu et homme il ne peut pas intercéder pour nous.
Deux versets clé pour répondre au docétisme sont :

1 Timothée 2:5 qui dit :
«Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous.»

et

2 Corinthiens 5:18-19 qui dit :
«Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation.»

Le salut dépend de cette réconciliation entre Dieu et les hommes. Et pour qu'il y ait le salut il fallait que Jésus soit aussi un homme.
Si Jésus n'est pas humain votre foi et votre salut n'est plus rien.
C'est une doctrine essentielle du Christianisme. C'est pourquoi Jean insiste que Jésus est le Christ venu en chair.
Il le dit dans son évangile:

Jean 1-14
«Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.»

Et au début de sa lettre :

1 Jean1-1,2
«Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée.»

J’utilise beaucoup de versets mais nous devons saisir l'importance de ce que Jean dit au chapitre 4.
Si quelqu'un nie que Jésus est le Christ venu en chair il démolit la fondation de la foi chrétienne et il ne reste plus rien, votre foi ne vous sauve pas ! Mais tout ceci va plus loin que seulement la doctrine.
Confesser au verset 2 est beaucoup plus que juste dire OK, Jésus est le Christ venu en chair
«Confesser c'est dire que je lui appartiens, il est le mien, je place ma foi en lui. C'est personnel. Notre foi reste dans une personne et non pas dans un fantôme.»
«Tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu.»
C'est en ceci que nous pouvons savoir si nous écoutons un bon message ou non. Celui qui parle, que dit-il de Jésus ?
Et qui est le plus grand ennemi de Jésus si ce n'est pas le diable ? Le diable s'oppose à Jésus. Il veut aussi tromper les gens et cela par les faux enseignements.
Jésus lui-même dit dans

Mathieu 24 : 11 que
«Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens».

En fait, tout le monde peut parler de Jésus, et beaucoup le font.
Il y a des gens qui disent même que Jésus était un vrai homme qui a vécu sur terre il y a 2000 ans. Il y a pas mal de religions, philosophies et sectes qui affirment qu'ils reconnaissent Jésus.
Ils disent qu'il est un homme de bien, un philosophe exceptionnel, un modèle de l'amour. Mais ils n'admettent pas qu'il soit Dieu. Ils sont donc de l'antéchrist.
Comment ose-je dire que toutes les autres religions du monde entier sont du diable comme cela ?
C'est parce que le critère pour mon jugement c'est ce qu'ils disent de Jésus eux-mêmes, et par leurs propres proclamations sur Jésus ils se condamnent.
Est-ce que cela veut dire que nous allons aller dans les rues et crier et déclarer que toute autre religion est fausse ?
Non, je ne crois pas que cela soit la chose la plus sage à faire.
Nous n'attirerons pas les gens en leur disant tout de suite qu'ils ont tort.
C'est aussi l'Apôtre Jean qui rapporte les paroles de Jésus et dit

Jean 13-34,35
«Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres.»

Et je crois que cet amour que nous avons les uns pour les autres sera attirant aux yeux du monde qui ne connait pas souvent ce que c'est le vrai amour.
Nous n'avons pas besoin de les condamner. Nous avons besoin de les aimer.
C'est par cela que les gens vont voir que cela vaut la peine d'entendre les autres choses que nous avons à dire.
Et l'Esprit lui-même les convaincra de leur péché et leur besoin d'un sauveur.
Mais dans le domaine du faux enseignement «chrétien»- nous sommes impitoyables.
En fait, dans le passage que nous regardons Jean ne discute pas vraiment de la différence entre la croyance et la non croyance.
Il vise, et condamne, ceux qui, tout en se disant chrétien, amèneraient une fausse doctrine au sein de l'église.
Il condamne ceux qui essaieraient de détourner les chrétiens de la vérité de l'évangile, les faire courir après quelque chose qui n'est pas la vérité.
Comment est-ce que nous pouvons évaluer les enseignements que nous trouvons ? Dans l'église il est, j'espère, plus facile. Nous nous connaissons. Cela ne veut pas dire que je suis toujours 100% d'accord avec tout ce qui est dit
Il y a toujours des choses sur lesquelles nous pouvons discuter. Mais je suis certain que ceux qui prêchent ici confesse que Jésus est le Christ venu en chair et sont donc digne de notre attention.
Mais pour les enseignements que nous trouvons ailleurs ? C'est plus difficile, il faut l'admettre et il nous faut de la sagesse.
Il faut que nous soyons prêts à mettre en question ce que nous écoutions et non pas que nous soyons crédules.
Il ne faut pas accepter sans réfléchir tout ce que nous entendons.
Il me semble que si un prédicateur ne croit pas vraiment à l'humanité ou la divinité de Christ cela va se voir tôt ou tard dans ce qu'il dit.
Il faut donc être alerte et parfois creuser un peu dans les archives. Il faut ajouter ici je crois que c'est en connaissant de mieux en mieux nos Bibles, que nous serons mieux équipés pour évaluer l'enseignement que nous écoutons.
Conclusions
J'avais dit tout au début que nous allions regarder les 6 premiers versets du chapitre 4 mais je crois que j'ai assez parlé ce matin.
Une des choses qu'il faut saisir ce matin, et appliquer dans notre propre vie chrétienne c'est que la Parole a de l'importance pour nous.
Partout, même dans le monde évangélique, il y a une pression de rejeter la théologie comme quelque chose de sec, ennuyant, démodé. Ne le faisons pas.
Il y a certains qui préféraient que nous ne réfléchissons pas à ce que nous croyons. Ils disent qu'il faut «s'abandonner à la foi» et croire, qui est souvent une autre façon de dire que notre foi n'est pas raisonnable et il ne faut pas trop essayer de la comprendre.
A cela nous devons dire «Non, j'ai une foi compréhensible et raisonnable.» Il faut que nous suivions les conseils de l'Apôtre Pierre

1 Pierre 3,15
«Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous.»

Cela ne veut pas dire que nous sommes tous tenus à devenir des grands théologiens - des étudiants de la théologie, mais nous devons tous connaitre notre foi, pourquoi nous croyons et en quoi nous croyons.
Et la base de notre foi ? C’est Jésus, le Christ venu en chair, seul nom par lequel nous pouvons êtres sauvés.
Amen