Nous avons vu précédemment comment comprendre la notion de Paradis au sein des 3 grandes religions monothéistes que sont le Judaïsme, l’Islam et le Christianisme ainsi que la vision qu’en a le Bouddhisme.

 

Mais la personne de Jésus, comment est-elle perçue au travers de ces 4 grandes religions, d’ailleurs Jésus y est-il connu ?

 

Dans le Bouddhisme.

 

Jésus n’est pas connu ou, plus exactement reconnu. Pour la masse des adeptes de Bouddha, Jésus ne leur dit rien.

 

Pour ceux qui en ont une connaissance, elle n’est pour l’essentiel que livresque et/ou historique.

 

Si DIEU n’existait pas, le Bouddhisme serait probablement la meilleure religion sur terre. C'est une religion basée sur la raison, la recherche de causalité et la solution par soi-même ; une religion humaniste et athée : l'homme «se sauve» lui-même par ses propres moyens. Bouddha ne fait que montrer le chemin à suivre

 

Bouddha enseigne en vue de la délivrance finale : le nirvana, fin définitive de la souffrance liée à l'être. Mais tous ne peuvent pas atteindre au nirvana en une seule vie. Bouddha les invite donc à s'améliorer petit à petit. Son mot d'ordre est très simple : ne pas faire le mal, faire le bien, garder son esprit pur. Il y a une progression dans ce simple principe, on commence par le plus urgent et le plus élémentaire : ne pas nuire. Ensuite, on cultive de bonnes actions. Enfin, on sera prêt pour travailler l'esprit.

 

En matière d'éthique, Bouddha préconise un nombre variable de règles à suivre. A titre d’exemple, pour être bonze, il faut en respecter 227.

 

Comme nous ne pouvons pas aller dans le détail, voici les points clé qui fondent et caractérisent le bouddhisme, toutes dénominations confondues.

 

Les 4 vérités : la souffrance, son origine, son extinction et les moyens d'y parvenir. C'est ce que Bouddha a découvert lors de son illumination.

 

L'homme souffre car, dans son ignorance, il s'attache à des êtres et des choses qui ne peuvent que se détériorer et lutter contre cette tendance naturelle est voué à l'échec.

 

Or, l'homme ignorant persiste. Plus il s'attache, plus il s'approprie, plus il souffre. Il existe néanmoins une possibilité d'éteindre la souffrance.

 

L'Extinction doit toutefois s'effectuer à l'origine et non au résultat. Enfin, Bouddha propose les Moyens pour mettre fin à la chaîne de souffrance. Ils sont au nombre de 8 : la bonne compréhension, la bonne pensée, la bonne parole, la bonne action, le bon moyen de subsistance, le bon effort, la bonne prise de conscience, la bonne concentration.
Est-ce compatible avec la foi en Jésus-Christ ?

 

Bien sur que non car le Bouddhisme nie l’existence d’un DIEU créateur et surtout d’un DIEU Sauveur qui a donné sa vie par amour pour sa création : Jean 3-16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu ».

 

En fait il y a 2 voies qui se séparent : l'une mène vers la recherche et la réalisation du «bien» par soi-même, l'autre mène à la repentance et à la foi en un Dieu créateur, rédempteur et Sauveur.

 

En dernier lieu la réincarnation n'a pas de place dans la logique biblique où il est réservé aux hommes de mourir une seule fois après quoi vient le Jugement (Hébreux 9:27)

 

Dans le Judaïsme.

 

La croyance que Jésus est Dieu, une partie de la Trinité, le Messie ou un Prophète de Dieu est incompatible avec les principes traditionnels juifs. L'idée du Messie juif est différente du Jésus chrétien, car les juifs pensent que Jésus ne correspond pas aux prophéties messianiques énoncées dans l’Ancien Testament qui établissent les critères pour la venue du Messie.

 

En effet, pour eux, le Messie construira le troisième Temple comme décrit dans Ezéchiel 37:26 à 28, Il rassemblera tous les Juifs revenus sur la Terre d'Israël Cf Esaïe 43:5 et 6, Il fera entrer le monde dans une ère de paix universelle, et mettra fin à toute haine, oppression, souffrance et maladie, ainsi qu'il est écrit : " Une nation ne s'élèvera pas en brandissant l'épée contre une nation, ni un homme n'apprendra plus l'art de la guerre " Esaïe 2:4.

 

En dernier lieu, Il propagera la connaissance universelle du Dieu d'Israël, qui unira l'humanité comme ne formant qu'un peuple. " Dieu sera Roi sur tout le monde, en ce jour, Dieu sera Un et Son Nom sera Un " Zacharie 14:9.

 

Il est de fait historique que Jésus n'a accompli aucune de ces prophéties messianiques en son temps.

 

Mais Jésus, lors de sa seconde venue, n’accomplira-t il pas ces prophéties en établissant le millénium qui sera un temps de Paix comme le monde n’en a jamais connu ? Ne gouvernera-t-il pas en tant que Seigneur ce monde apaisé ? Et le troisième temple ne sera-t-il pas édifié puisqu’il est écrit que l’Antéchrist viendra y siéger et le couvrir de ses iniquités ?

 

D’ailleurs tous les éléments de construction du nouveau temple sont prêts, je dirais pierre par pierre, moellons par moellons et les objets rituels du culte sont déjà là !

 

En fait les Juifs attendent la venue en gloire du Messie, nous aussi nous attendons mais nous attendons son retour en gloire !

 

La différence de taille c’est que nous connaissons le Seigneur en Esprit parce qu’Il s’est fait connaître. Les Juifs ne le connaissent que d’un point de vue scripturaire et historique et, de ce fait, n’ont aucune communion avec celui qui est la résurrection et la vie !!

 

Dans l’Islam

 

Les musulmans respectent et révèrent Jésus.  Ils le considèrent comme l'un des plus importants messagers que Dieu a envoyé à l'humanité. 

 

Pour eux, également, Jésus est né d’une vierge prénommée Maryam (Marie)

 

Il est considéré comme un être spirituel exceptionnel. Exception confirmée par Mahomet quand il annonce le retour de Jésus pour les temps messianiques où la paix, la justice, l’égalité triompheront enfin sur terre.

 

Donc dans la conscience musulmane le retour de Jésus est une espérance. C’est la fin d’un cycle apocalyptique au cœur duquel se trouvent les germes du renouveau. Dès lors les hommes s’uniront pour œuvrer au bien de l’humanité et terrasser le mal.

 

Cependant il y a des différences énormes sur la personne de Jésus et sur sa nature.

 

Tout d’abord les musulmans croient que Jésus n'a pas été crucifié, cela aurait indigne d’un prophète de son importance !

 

Ses ennemis avaient l'intention de le crucifier, mais Dieu l'aurait sauvé et élevé vers Lui.  Et l'apparence physique de Jésus aurait été donnée à un autre homme.  Les ennemis de Jésus se seraient emparés de cet homme et l’auraient crucifié, croyant ainsi crucifier Jésus.

 

C’est donc la négation de la croix et de la victoire de Christ sur toutes les autorités, puissances et dominations.

 

Une autre divergence de taille, Jésus n’est pas Dieu !

 

Il n'est ni Dieu, ni son fils, ni le troisième d'une triade — la Trinité étant assimilée au polythéisme 

 

Si le Coran accorde une place importante à Jésus, ce n’est pas comme Sauveur. Sa Passion et sa crucifixion sont formellement niées et il n’est pas question de sa résurrection glorieuse.

 

Le Jésus coranique, dont le nom arabe, Issa, contrairement au Yechoua de l’hébreu ne signifie pas « Dieu sauve », est un simple prophète auquel Dieu a confié une double mission : apporter l’Evangile afin de rectifier les erreurs que les juifs, déjà détenteurs d’une Ecriture divine, la Torah, y ont introduites ; annoncer la venue de Mahomet comme dernier prophète.

 

Dès lors un musulman ne connaît pas sa destinée spirituelle car il n’a ni Sauveur ni moyen d'effacer les péchés; le seul espoir c’est :

 

D’une part d’observer ce que le Coran nomme « les 5 piliers de la Foi » qui sont :

 

a) adorer Allah, reconnaître Mahomet comme son prophète et croire le Coran ; b) prononcer les prières rituelles cinq fois par jour ; c) payer l'impôt religieux ; d) faire le jeûne du Ramadan ; e) faire un pèlerinage à La Mecque.

 

D’autre part espérer que les bonnes œuvres contrebalanceront les péchés, mais c'est aléatoire et quasiment impossible quand on a un certain âge puisqu'on ne peut plus faire suffisamment de bonnes œuvres, celles-ci étant effacées par les nouveaux péchés. On attend dans la tombe le jour du jugement, sans consolation jusque-là.

 

Ce n'est qu'au jour du jugement que le musulman saura s'il est pardonné ; une seule voie permet d'être sûr d'aller au paradis : c'est de mourir en combattant pour la cause de l'Islam (djihad).

 

Jésus au contraire est venu pardonner les péchés, puis s'est offert en sacrifice pour les ôter ; cette œuvre est offerte à tous ceux qui le reconnaissent comme Seigneur et Sauveur.

 

Le salut gratuit, par la foi, offert dans le Christianisme, est de ce fait accessible à tous et il procure paix, joie et certitude d’être sauvé et de savoir notre nom inscrit dans le Livre de Vie.

 

Il y a d’autres différences, mais ce n’est pas le thème d’aujourd’hui.

 

Dans le Christianisme

 

Matthieu 16-15 à 17:

 

Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis?  Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

 

Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux.

 

Mais en ce XXI° siècle qu’en pensent les hommes ?

 

Une enquête a été menée en 2006 en Grande-Bretagne auprès d’enfants de 7 à 12 ans pour savoir ce qu’ils connaissent de Jésus-Christ. Pour la plupart, Jésus-Christ était un « type sympa » qui voulait que chacun soit gentil avec les autres. Une grande majorité pense que Jésus « a essayé d’apporter la paix dans le monde et qu’il parlait de Dieu ». Beaucoup pensent aussi qu’il était un magicien.

 

Théodore Monod, l'une des grandes figures du protestantisme, avait coutume de regretter que l'Eglise se soit égarée dans des dogmes et des doctrines. Il souhaitait que l'on en revienne, ou plutôt que l'on vienne enfin à l'Evangile. Quand on lui parlait des déficiences de notre civilisation, il aimait dire, tout simplement : "On n'a jamais essayé l'Evangile !". "Imaginez ", disait-il, "Imaginez que le Sermon sur la Montagne devienne la règle de vie de tous les humains, à commencer par les chrétiens. Le lendemain, il n'y aurait plus ni guerre, ni esclavage, ni torture, ni cruauté. C'est une évidence..."

 

Alors, pour le commun des mortels, qui est Jésus ?

 

C’est un philosophe. Tous les philosophes sont d’accord pour dire que c’est un grand homme. Ceux-là même qui nient sa divinité sont obligés de lui donner la première place dans l’histoire du monde. Certains philosophes que l’on dit « engagés » ont déclaré qu’aucun système de philosophie n’égalait le sien.

 

C’est un idéaliste, quelqu’un qui a suivi sans dévier l’idéal qu’il s’était tracé, le novateur d’un idéal plus élevé que celui de ses contemporains, quelqu’un qui a prêché un meilleur idéal par un meilleur exemple.

 

C’est un martyr, victime de son franc-parler ; non seulement un homme qui a eu un idéal mais qui a souffert pour son idéal, qui a risqué sa vie pour une bonne cause, un peu comme Marie Curie victime de la manipulation du radium, un peu comme tous les résistants de tous les temps qui ont laissé leur vie dans leur lutte pour la liberté.

 

C’est un illuminé. C’est la version actuelle de ce qu’on disait de son temps ‘Il est fou, il a un démon’ (Marc 3, 21 & Jean 7, 20). C’est un mystique détraqué qui s’est proclamé Dieu et qui a été suivi par une poignée d’ignorants dont le fanatisme n’était dépassé que par la bêtise.

 

C’est un personnage historique, quelqu’un qui a vécu il y a très longtemps, une vieille histoire quoi, même si c’est une belle histoire qu’on ne raconte plus guère qu’aux enfants et aux très vieilles personnes, que l’on regarde comme un vieil album de famille, qu’on sort aux grandes occasions, à Noël, à Pâques, à la Pentecôte et encore parce que ces jours-là c’est congé !

 

Mais qu’en dit la Bible ?

 

Pour cela un texte dans la Parole va, tel un peintre avec sa palette, nous préciser toutes les nuances de la personne de Jésus. Jean 9 :

 

Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle? 

 

Jésus répondit: Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.  Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.

 

Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l'aveugle, et lui dit: Va, et lave-toi au réservoir de Siloé nom qui signifie envoyé). Il y alla, se lava, et s'en retourna voyant clair.

 

Ses voisins et ceux qui auparavant l'avaient connu comme un mendiant disaient: N'est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait? Les uns disaient: C'est lui. D'autres disaient: Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait: C'est moi.

 

Ils lui dirent donc: Comment tes yeux ont-ils été ouverts? Il répondit: L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, a oint mes yeux, et m'a dit: Va au réservoir de Siloé, et lave-toi. J'y suis allé, je me suis lavé, et j'ai recouvré la vue. Ils lui dirent: Où est cet homme? Il répondit: Je ne sais.

 

Ils menèrent vers les pharisiens celui qui avait été aveugle. Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue, et lui avait ouvert les yeux. De nouveau, les pharisiens aussi lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit: Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé, et je vois. 

 

Sur quoi quelques-uns des pharisiens dirent: Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n'observe pas le sabbat. D'autres dirent: Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles? Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l'aveugle: Toi, que dis-tu de lui, sur ce qu'il t'a ouvert les yeux? Il répondit: C'est un prophète.
Les Juifs ne crurent point qu'il eût été aveugle et qu'il eût recouvré la vue jusqu'à ce qu'ils eussent fait venir ses parents. Et ils les interrogèrent, disant: Est-ce là votre fils, que vous dites être né aveugle? Comment donc voit-il maintenant? 

 

Ses parents répondirent: Nous savons que c'est notre fils, et qu'il est né aveugle; mais comment il voit maintenant, ou qui lui a ouvert les yeux, c'est ce que nous ne savons. Interrogez-le lui-même, il a de l'âge, il parlera de ce qui le concerne.

 

Ses parents dirent cela parce qu'ils craignaient les Juifs; car les Juifs étaient déjà convenus que, si quelqu'un reconnaissait Jésus pour le Christ, il serait exclu de la synagogue. C'est pourquoi ses parents dirent: Il a de l'âge, interrogez-le lui-même.
Les pharisiens appelèrent une seconde fois l'homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent: Donne gloire à Dieu; nous savons que cet homme est un pécheur.

 

 Il répondit: S'il est un pécheur, je ne sais; je sais une chose, c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vois. Ils lui dirent: Que t'a-t-il fait? Comment t'a-t-il ouvert les yeux? Il leur répondit: Je vous l'ai déjà dit, et vous n'avez pas écouté; pourquoi voulez-vous l'entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples?

 

 Ils l'injurièrent et dirent: C'est toi qui es son disciple; nous, nous sommes disciples de Moïse. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse; mais celui-ci, nous ne savons d'où il est. 

 

Cet homme leur répondit: Il est étonnant que vous ne sachiez d'où il est; et cependant il m'a ouvert les yeux. Nous savons que Dieu n'exauce point les pécheurs; mais, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, c'est celui là qu'il exauce. Jamais on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né. Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. Ils lui répondirent: Tu es né tout entier dans le péché, et tu nous enseignes! Et ils le chassèrent.

 

Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé; et, l'ayant rencontré, il lui dit: Crois-tu au Fils de Dieu? Il répondit: Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui? Tu l'as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c'est lui.

 

 Et il dit: Je crois, Seigneur. Et il se prosterna devant lui. Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.

 

 Quelques pharisiens qui étaient avec lui, ayant entendu ces paroles, lui dirent: Nous aussi, sommes-nous aveugles? Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste.

 

Le texte est long mais tellement riche d’enseignement ! Regardons la progression qui s’affiche dans cet épisode.

 

Un aveugle-né guéri par Jésus-Christ a fait la découverte du Fils de Dieu. Lorsqu’il a été guéri, on lui a posé des questions. La première fois il répond : ‘L’homme qui s’appelle Jésus’. Pour lui Jésus est un homme.

 

A de nouvelles questions il monte d’un cran dans son appréciation et il répond : ‘C’est un prophète’.

 

Une troisième fois, il rencontre le Seigneur. Il ne l’a jamais vu mais il reconnaît sa voix. Il l’entend qui lui demande : ‘Crois-tu au Fils de Dieu ?’ ‘Qui est-il pour que j’y crois ?’ demande-t-il. ‘Je le suis, moi qui te parle’ dit Jésus. Alors il se prosterne et dit ‘Je crois Seigneur’. Remarquez cette progression : Un homme, un prophète, le Fils de Dieu.

 

On retrouve le même scénario chez la femme samaritaine en Jean 4. Elle aussi a fait la découverte de qui était Jésus.

 

D’abord avec mépris elle pense que c’est un Juif. Puis elle dit ‘Seigneur je vois que tu es prophète’.

 

Peu après elle saluera en lui le Messie. Un homme ? Plus qu’un homme ! Un prophète ? Plus qu’un prophète ! Maintenant il est le Fils de Dieu, le Messie promis, le Sauveur du monde !

 

En dernier lieu, que se passe-t-il, comme pour cet aveugle, lorsque l’on accepte Jésus dans sa vie ?

 

Premièrement il est le Sauveur. C’est lui qui sauve, ce n’est plus nous, c’est lui. On ne s’appuie plus sur soi-même et sur ce qu’on a fait pour être sauvé. Le salut tout entier dépend de lui et de ce qu’il a fait dans sa vie, sa mort à la Croix et dans sa résurrection. Dès qu’on croit du cœur que Jésus-Christ est le Sauveur, toutes les prétentions à la propre justice tombent. C’est le début d’une réelle humilité qui s’installe en nous. (à comparer au Bouddhisme)

 

Deuxièmement, il devient le Seigneur. Il devient notre ami, notre grand frère et nous pareillement devenons son ami, son frère. C’est Lui qui décide. C’est Lui qui choisit, c’est lui qui fait des plans. On ne pense plus ‘Que ma volonté se fasse’ mais on prie ‘Que Ta volonté soit faite’, que ce soit pour des achats courants ou pour le choix d’une carrière professionnelle, d’une décision à prendre etc.

 

En conclusion Jésus nous invite à entendre Dieu en nous. Un Dieu qui connaît nos souffrances et qui nous donne la force de nous aider à nous aider nous-mêmes.

 

Un Dieu qui nous apprend à nous aimer, même dans nos faiblesses et nos maladresses. Un Dieu qui aime chacun d'entre nous dans l'amour que nous avons pour les uns pour les autres. Un Dieu qui nous propose un nouvel art de vivre et qui nous pousse à mettre en route notre changement.

 

Même si cela nous semble utopique, même si cela nous semble impossible à atteindre, l'essentiel est de marcher, d'être sur le chemin, un jour à la fois car le Dieu de Jésus est ce formidable réservoir d'énergie qui nous pousse à aller vers le meilleur de nous-mêmes, qui nous pousse à espérer au-delà de toute espérance.

 

Lisez l'Evangile. Vous verrez que Jésus n'attend rien pour lui-même, il attend que les hommes et les femmes vivent en harmonie de cœur et d'esprit dans un réel souci du respect de la vie.

 

Qui est Jésus ?

 

Ne nous fions pas à l’opinion des gens de notre entourage qui, trop souvent, n’y connaissent rien. Cette question est trop importante pour ne pas la poser à la seule personne capable de nous répondre directement : Jésus Lui-même.

 

«Et il leur dit: Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés.» (Jean 8:23-24)

 

FacebookMySpaceTwitterGoogle BookmarksLinkedin