RAPPEL HISTORIQUE
LES 500 ANS DE LA RÉFORME :

LA PERSÉCUTION DES CHRÉTIENS HIER ET AUJOURD’HUI

À l’instar des persécutions vécues par les protestants Huguenots, les chrétiens d’aujourd’hui
subissent encore des persécutions. Comparaison :


I. La persécution des chrétiens toujours d’actualité
HIER : En 1685, Louis XIV révoque l’Édit de Nantes institué par Henri IV. Les protestants français connaissent
une nouvelle vague de persécution après 100 ans d’accalmie relative (démolition des temples, interdiction
du culte protestant, conversions forcées, condamnations à l’exil ou aux galères, défense d’enseigner la foi
réformée aux enfants…).
AUJOURD’HUI : 215 millions de chrétiens sont gravement persécutés et connaissent les mêmes
persécutions que celles vécues par les Huguenots. Selon l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2017,
la Corée du Nord, la Somalie, l’Afghanistan et le Pakistan sont les pays où les chrétiens sont le plus persécutés
aujourd’hui.


II. Poussés à l’exil
HIER : De 1685 à 1765, on estime qu’entre 200 000 et 300 000 protestants quittent la France. Ils trouvent asile
dans des pays refuge (Pays-Bas, Grande Bretagne, Suisse, Allemagne). Cet exode bouleverse profondément
la société française d’un point de vue économique et religieux.
AUJOURD’HUI : Le nombre de réfugiés chrétiens explose ! En Irak, 100 000 chrétiens ont quitté leur
pays depuis 2014. En Syrie, plus de 300 000 ont aussi pris le chemin de l’exil depuis 2011. Au Nigéria et au
Cameroun, des milliers de chrétiens ont fui la violence de Boko Haram.


III. Discriminés
HIER : La devise de Louis XIV : « Un seul roi, une seule loi, une seule foi ». Entre 1675 et 1700, plus de 4000
édits, arrêts et ordonnances sont prononcés et exécutés contre les protestants français.
AUJOURD’HUI : La devise des nationalistes hindous au pouvoir en Inde : « Une seule nation, un seul peuple,
une seule culture, une seule religion ». Sept États de l’union indienne ont adopté une loi anti-conversion sous
la pression des nationalistes qui tentent de faire accepter cette loi au niveau fédéral.


IV. Obligés de se cacher
HIER : Les protestants sont obligés de vivre leur foi de manière clandestine. Ils se retrouvent dans les forêts,
les garrigues, les grottes. Cette période qu’on appelle "Période de Désert" durera un siècle, de la révocation
de l’Édit de Nantes à la Révolution Française.
AUJOURD’HUI : Dans de nombreux pays aujourd’hui, les chrétiens sont toujours obligés de se cacher
pour vivre leur foi.


V. Pas d’accès à la Bible
HIER : Au temps des Huguenots, les bibles étaient interdites et la vente de bibles passible de la peine de
mort. On invente alors d’ingénieux systèmes pour les cacher : bibles minuscules cachées dans les chignons,
cachettes aménagées dans les meubles…).
AUJOURD’HUI : Dans beaucoup de pays, posséder une bible est toujours très dangereux. En Corée du
Nord, le possesseur sera envoyé en camp de travaux forcés avec toute sa famille. Aux Maldives, il n’est pas légal
pour un Maldivien d’en posséder une. En Iran, les bibles en farsi (langue nationale) ne sont pas autorisées…

INTRODUCTION

Hébreux 10 : 32-34
« Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu
des souffrances, d'une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l'autre, vous
associant à ceux dont la position était la même. En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et
vous avez accepté avec joie l'enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent
toujours. »

Hébreux 13 : 3
« Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers ; de ceux qui sont maltraités, comme étant
aussi vous-mêmes dans un corps. »


L’auteur de l’Épître aux Hébreux écrit à une église, d’origine juive, qui avait subi la persécution pendant les
premiers jours de son existence.
Certains pensent qu’il s’agit d’une église qui s’était établie à partir de la communauté juive de Rome. Dans
ce cas-là, la persécution mentionnée dans la lettre pourrait être la conséquence des émeutes de Rome
en 49, sous l’Empereur Claudius. Les chrétiens (et les Juifs) étaient expulsés de Rome, laissant derrière eux
toutes leurs possessions.

1. « SOUVENEZ-VOUS DE CES PREMIERS JOURS » (Hébreux 10 : 32)

La persécution survient souvent dès les premiers jours d’une église :

Pourquoi cela ? Parce que ceux qui se convertissent quittent la croyance suivie par la majorité… L’opposition
est particulièrement forte et féroce lorsque nous faisons le choix de suivre Christ. Voilà pourquoi la persécution
va souvent de pair avec la croissance de l’Église.

Exemples dans le monde d’aujourd’hui :
En Inde, les chrétiens subissent la persécution, en partie parce qu’ils sont nombreux à quitter
l’hindouisme pour venir à Christ. Souvent ces nouveaux convertis viennent des minorités tribales, de
castes très basses, des « intouchables ». Pour les obliger à se reconvertir à l’hindouisme, on organise des
campagnes « retour à la maison ». Les hindous entrent en force dans les villages, et usent de violence et
de menaces, obligeant les nouveaux convertis à revenir à l’hindouisme.
Dans le monde musulman, ceux qui sont le plus persécutés ne sont pas les membres des églises
traditionnelles, mais les convertis. Il existe des mouvements importants de conversion dans des pays
comme l’Iran (selon certains, c’est l’Église qui grandit le plus vite dans le monde aujourd’hui). La plupart
des prisonniers chrétiens sont des nouveaux convertis au christianisme (voir l’histoire du pasteur Reza
dans la partie Témoignages).
Citation d’un chrétien chinois : « Si vous étiez aussi actifs dans votre évangélisation en Europe que nous
en Chine, vous aussi seriez persécutés. »


La persécution vient pendant des périodes de réveil, comme au 16ème siècle. En cet anniversaire des 500
ans de la Réforme, nous voulons nous souvenir des premiers jours des églises protestantes et évangéliques
en France.

Ils se réunissaient en secret (à l'époque appelée "le désert" suivant la Révocation de l'édit de Nantes dans les
forêts et les montagnes, ils acceptaient qu’on leur vole leurs biens ( par exemple lors des dragonnades), ils
lisaient la Bible en secret, et fuyaient vers le "refuge" (le « refuge » se référait aux villes (comme Genève) et aux
pays protestants (Pays-Bas, Angleterre, Allemagne) où la persécution n’existait pas – d’où le mot « réfugié »).
Beaucoup étaient emprisonnés ou physiquement maltraités (les galères, le bûcher, la prison…).

Exemples de Huguenots persécutés en France au 16ème siècle :
Marie Durand : emprisonnée à la tour de Constance de 1730 à 1768 en raison de sa foi protestante (à
Aigues-Mortes).
Philibert Hamelin : ancien prêtre français devenu protestant. Il a mis en place une imprimerie de bibles
à Genève. Quand il est retourné en France il a été condamné à mort et tué en 1557 (à Bordeaux).
Nicolas Ballon : a fait plusieurs voyages de contrebande entre la Suisse et la France pour passer des
bibles. Il a été arrêté et tué en 1556 (à Poitiers).

Pourquoi est-il important de « se souvenir » de cette persécution ?
L’exemple de l’Église persécutée peut nous encourager et nous motiver à vivre en Christ aujourd’hui. Nous
sommes toujours dans un combat… C’est pour cela que l’auteur de l’Épitre aux Hébreux exhorte les chrétiens
à se souvenir de leur persécution passée afin d’y puiser le courage de continuer dans le présent et le futur.

2. « VOUS AVEZ SOUTENU UN GRAND COMBAT » (Hébreux 10 : 32)

Les chrétiens auxquels s’adresse l’Épître aux Hébreux avaient « soutenu un grand combat ».

• DE QUEL COMBAT S’AGIT-IL ?

Le terme est une métaphore sportive (voir 1 Corinthiens 9 : 24 et 2 Timothée 4 : 7 « J'ai combattu le bon
combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. » )
La vie chrétienne demande un effort et impose des souffrances. La persécution est l’un des obstacles que
nous devons affronter et qui engendre des souffrances, et ce, même s’il y a de la joie à souffrir pour le Christ.
(Hébreux 10 : 34 « vous avez accepté avec joie. » )
Ce sont deux réalités dont il faut tenir compte : la réalité de la souffrance et la réalité de la joie dans la
persécution !

• LA PERSÉCUTION PREND DES FORMES DIFFÉRENTES

Première forme de persécution : Les attaques publiques par des accusations mensongères
et des diffamations

Les chrétiens d’origine juive dont parle ce texte étaient « exposés comme en spectacle ».
Cela ne voulait pas dire qu’ils étaient victimes des jeux du cirque, - cela se passera plus tard, sous Néron et
au 2ème siècle - l’apôtre Paul lui-même explique que les apôtres étaient « en spectacle ».
(1Co 4:9 « Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en
quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes. »)
D’ailleurs l’épître confirme qu’ils n’avaient pas résisté jusqu’au sang (Hébreux 12 :4).
Mais la persécution était publique, devant leurs voisins et leurs compatriotes. Cela entraînait sans doute un
rejet social très douloureux de la part de la population alentour.

Exemple : Une jeune femme en Indonésie a choisi de suivre Jésus. Lorsqu’elle parle à ses parents de sa
conversion, elle est chassée de la maison et du village. En plus de ce terrible rejet, les parents font courir la
rumeur qu’elle est devenue prostituée.
Exemple : En Inde, deux soeurs, Meena et Sunita ont dû fuir leur village après leur conversion. Elles ont été
battues par les villageois qui ont menacé de les tuer (voir leur histoire dans la partie témoignages à la page 8).

Deuxième forme de persécution : L’enlèvement de vos biens

Cela nous rappelle :
- ce que vivent les chrétiens d’Iran : le gouvernement pratique une politique d’appauvrissement des
chrétiens. Ces derniers sont emprisonnés pour être ensuite relâchés sous caution. Les montants requis
pour la caution sont souvent exorbitants (plusieurs dizaines de milliers d’euros) et dépouillent les familles
tout en enrichissant les autorités.
- ce que vivent les chrétiens d’Irak, qui ont été chassés de leurs villages en 2014. En quelques heures, ils ont
perdu toutes leurs possessions (maisons, biens personnels, fermes et ateliers, outils de travail, etc.) lorsqu’ils
ont dû fuir devant le groupe État Islamique.

 Exemple : « Un combattant de l’organisation État Islamique m’a dit qu’il n’y avait pas de place dans la plaine de
Ninive pour les infidèles et que nous devions déguerpir immédiatement. Avant de nous faire monter dans le bus en
direction du Kurdistan, les djihadistes nous ont pris notre argent, nos bijoux et tous nos objets de valeur. Je n’avais
plus que les vêtements que je portais et des sandales aux pieds » raconte un chrétien d’Irak.

Troisième forme de persécution : la discrimination économique

La discrimination commence dès l’école (refus de donner de bonnes notes, les enfants de familles chrétiennes
doivent s’asseoir au fond de la classe…), ou au village (les commerçants pratiquent des prix plus élevés pour
les chrétiens).

Exemple : Au Pakistan, les chrétiens sont enfermés dans des quartiers ghettos, et assignés aux métiers les
moins valorisants.
Portes Ouvertes soutient les communautés chrétiennes avec une aide au développement économique pour
compenser cette discrimination.

3. « VOUS ASSOCIANT À CEUX DONT LA POSITION ÉTAIT LA MÊME » (Hébreux 10 : 33)

L’auteur parle de deux caractéristiques qu’il voit chez ces chrétiens destinataires de l’Épitre aux Hébreux :
d’une part, leur courage sous la persécution, d’autre part leur solidarité avec ceux qui étaient persécutés.
L’Église n’est-elle pas toujours appelée à vivre l’une de ces alternatives ? Soit de vivre la persécution ellemême,
soit de s’engager pour d’autres qui sont persécutés ?

• COMMENT S’EXPRIME LEUR SOLIDARITÉ ?

Les chrétiens dont nous parle l’Épître aux Hébreux ont manifesté un engagement public pour l’Église
persécutée. Il existait un réel danger à s’associer avec les chrétiens persécutés dans le monde antique.
L’auteur aborde à nouveau ce sujet dans Hébreux 13 : 3 : « Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez
aussi prisonniers ; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps. »
Les prisonniers pouvaient même mourir de faim, à moins que leurs amis ne leur apportent de la nourriture.
Mais s’identifier à eux voulait dire courir le risque d’être mis en prison eux-mêmes…

Exemple : Les prisonnières de la tour de Constance, détenues après la Révocation de l’édit de Nantes,
dépendaient de l’argent collecté à l’étranger, pour pouvoir s’acheter des vêtements et de la nourriture.

Exemple : En Érythrée, plusieurs centaines de chrétiens sont emprisonnés dans les pires conditions possibles
en raison de leur foi. Pour manger, ils dépendent de leurs proches. Ces derniers, en venant leur apporter à
manger, se font immanquablement remarquer par les autorités.

• COMMENT POUVONS-NOUS NOUS IDENTIFIER AUX CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS ?
DIFFÉRENTS MOYENS D’AGIR.

- Pour se souvenir, il faut tout d’abord savoir. Tenons-nous au courant de ce que vivent les chrétiens persécutés
dans le monde (Portes Ouvertes envoie chaque semaine « Le Fil Rouge », un e-mail gratuit avec les dernières
nouvelles de l'Église persécutée et des sujets de prière. Abonnez-vous en vous rendant sur le site de Portes
Ouvertes www.portesouvertes.fr).

- Signer des pétitions est une façon de montrer un engagement public pour les chrétiens persécutés (cette
année Portes Ouvertes a lancé une pétition pour faire entendre la voix des chrétiens du Moyen-Orient auprès
des instances internationales – signer la pétition en allant sur le site de Portes Ouvertes www.portesouvertes.fr).

- Nous pouvons également écrire à notre député pour lui demander de s’engager pour la cause des chrétiens
persécutés (voir partie "Action spéciale").

- Nous pouvons envoyer un message d’encouragement à nos frères et soeurs persécutés, pour montrer notre
solidarité. Nous vous proposons de prendre une photo de votre église (ou de manière individuelle) qui sera
envoyée aux chrétiens du Moyen-Orient via une application smartphone sécurisée (voir partie Agir).

- La prière est bien évidemment une autre façon de nous associer à nos frères et soeurs.

MOT DE CONCLUSION

Enfin n’oublions pas que les chrétiens persécutés eux-mêmes prient pour nous ! La solidarité de
l’Église s’exprime dans les deux sens.
Les chrétiens d’Asie et d’autres pays (même de Corée du Nord, le pays où les chrétiens sont le plus
persécutés !) nous ont fait savoir qu’ils priaient pour la France et l’Angleterre lors des attentats
terroristes.

TÉMOIGNAGES


L’HISTOIRE DU PASTEUR REZA (IRAN)

Parce qu’il dirigeait une communauté de chrétiens d’arrière-plan musulman, le pasteur Reza* a passé plusieurs mois en prison.

iran

Prison de Evin à Téhéran

« Il faut savoir ce qu’on risque en faisant ce genre de travail
en Iran. Ce n’est pas un jeu. On met en danger sa famille.
On risque sa vie », dit-il.
Reza a été arrêté chez lui. Les policiers lui ont bandé
les yeux et l’ont fait monter dans une voiture pour
le conduire en prison. La cellule faisait la taille d’un
lit pour une personne. Dans un coin, un petit WC.
La lampe restait allumée jour et nuit. Il n’avait
droit qu’à une douche par semaine, de trois
minutes seulement. Mais le pire était la constante
solitude. Tous les deux ou trois jours, les gardiens
emmenaient Reza à l’interrogatoire pour obtenir des
informations sur les membres de sa communauté.

« Je passais le plus clair de mon temps en prière. Je marchais inlassablement dans ce petit espace, deux pas dans
un sens, deux dans l’autre, et je parlais à mon Seigneur. »
Une nuit, Reza a entendu les gardiens battre violemment le détenu de la cellule voisine. Après le départ des
tortionnaires, il n’a plus perçu qu’un faible gémissement désespéré. « Et si c’était moi le prochain ? Et s’ils me
battaient si fort que j’en perdrais la vie ? », se demandait Reza. Il poursuit : « En prison j’ai reconnu à quel point
j‘étais dépendant des choses terrestres. J’ai pris conscience qu’il ne me restait plus que Jésus-Christ, et c’était le plus
important pour moi. »

 L’HISTOIRE DE MEENA ET SUNITA (INDE)

Meena* et sa soeur Sunita* viennent de l’État d’Odisha. C’est là que l’Inde a connu en 2008 ses plus graves agressions contre des chrétiens.

 

2

Sunita et Meena

Meena et Sunita ont entendu parler de Jésus grâce
à une émission de radio chrétienne. Quand les
villageois ont appris que les deux soeurs s’étaient
converties, ils les ont persécutées. Un jour, alors
qu’elles revenaient de la forêt où elles avaient
cueilli des fruits, des extrémistes hindous se sont
emparé de leur cueillette et leur ont interdit
d’utiliser la fontaine du village. Meena et Sunita se
sont alors enfuies et sont restées cachées. Pendant
des heures, elles ont entendu les extrémistes crier :
« Où sont-elles ? Brûlez-les ! » Quand le danger a paru
écarté, elles se sont rendues dans un autre village,
où elles ont été accueillies par des chrétiens.

 

 Plus tard, alors qu’elles étaient revenues chez elles, les villageois les ont agressées, insultées et
traînées à l’extérieur. Puis quelques hommes se sont mis à les frapper avec des bâtons de bambou.
Meena et Sunita ont tenté de se protéger mutuellement, mais elles n’avaient rien à opposer à la violence.
« Ils m’ont cassé cinq ou six bâtons sur le dos, mais j’ai senti en moi une joie immense, car j’étais digne de souffrir
pour Jésus », se souvient Meena. Quant à Sunita, elle a enduré les coups jusqu’à perdre connaissance : «
Quand je suis revenue à moi, j’ai vu que l’os de mon poignet était cassé : il sortait. » Elle a aussi prié pour que la
volonté de Dieu soit faite : « Je peux mourir ou je peux témoigner de toi. Permets-moi d’être un témoin. »
Une fois les hommes partis, les deux soeurs grièvement blessées se sont retrouvées dans la maison d’une
chrétienne. Mais celle-ci avait peur : « S’ils vous retrouvent ici, ils vous tueront. »
Meena et Sunita continuent à se cacher. Portes Ouvertes leur fournit de la nourriture et de l’aide de première
nécessité et prend en charge leurs frais médicaux. « Merci pour vos prières et pour votre soutien. Vous nous aidez
à tenir bon dans la foi », dit Meena.

*Pseudonymes

 

 

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