La question de fond est celle-ci : « qu’est-ce que j’attends de l’église et, par voie de conséquences, de Dieu »
Mais la réciproque est tout aussi vraie : « qu’est-ce que je fais pour l’église et, par voie de conséquences, pour Dieu »


L’été, à la tombée de la nuit, dans le Sud profond – le vrai – il y a des nuées d’éphémères qui tournent autour des lampadaires dans l’espoir de capter la lumière.
Hélas la mort est toujours au rendez-vous car elles dilapident leur énergie à vouloir se maintenir coûte que coûte dans l’entourage de la lumière et finissent par mourir d’épuisement.


Oui, tout ce qui brille n’est pas d’or.


La tentation peut être grande de « voir ailleurs » car ailleurs est forcement plus beau, plus novateur, plus attractif mais l’important n’est-il pas d’être là où Dieu nous veut ?


Alors quelles sont les conditions d’exaucement de nos prières ?


Plusieurs critères sont incontournables parmi lesquels :


La fidélité.
Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner et nous délivrer de toutes nos iniquités.
Mais nous, sommes nous fidèles dans notre engagement, à savoir :


dans notre dime.
Le Seigneur n’a pas besoin, au sens matériel, de notre argent. Il veut, au travers de notre offrande juste, sincère et véritable, connaître la motivation de ton cœur.
Tu auras toujours de bonnes raisons pour en différer l’offrande, tu auras toujours l’occasion de la reporter à plus tard et le Seigneur agira de même, il reportera à plus tard sa bénédiction car là où est ton cœur, là est ta richesse.


dans notre assemblée.
C’est vrai que nous ne sommes pas bien nombreux, c’est vrai que nous ne sommes pas des théologiens accomplis, c’est vrai que nous ne parlons pas le Grec ou l’Hébreux, que nous n’avons pas fait les écoles bibliques mais les vrais serviteurs de Dieu ne sont pas « fabriqués » dans les écoles bibliques, ils le sont par le moyen de la prière.


Les écoles bibliques sont les moyens les meilleurs pour former des orateurs, mais par là, ils ne seront pas forcément des serviteurs. Les vrais serviteurs n’ont pas seulement besoin de savoir le grec et l’hébreu, mais ils devront savoir prier, par dessus tout et avoir la compassion c'est-à-dire l’amour.
Et c’est tout aussi vrai qu’avec nos petits moyens, notre petite érudition, nous faisons des merveilles aux yeux de Dieu car je peux vous dire que nous avons l’amour pour les frères et sœurs et cela personne ne pourra nous l’enlever.
Et par cet amour nous avons l’assentiment de Dieu !


dans la prière. Mais quelle prière ?
Tout d’abord reconnaître qui nous sommes, accepter de voir avec les yeux de Dieu, c'est-à-dire ne pas chercher d’excuses là où il n’y en a pas.
Peu importe les circonstances qui t’ont fait franchir la ligne jaune, Dieu veut que tu le reconnaisses tout simplement.
Ne sois plus aveugle, occultant des réalités que tout le monde voit sauf toi qui ne veut pas les voir car en acceptant de les voir tu accepte de ne plus te les cacher !

Apocalypse 3:14-22 « Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée, Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le principe de la création de Dieu, Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant!
Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.
Parce que tu dis, Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies ».

Aimer n’a jamais voulu dire s’aveugler. Et si tu es aveugle aux réalités qui sont devant ta face – ou si tu feins de les ignorer – tu le seras pareillement face aux réalités de la puissance de Dieu. Et tu attendras vainement ses réponses à tes prières.
La motivation.

Que nous dit

Jacques 4 – 3 « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions.
Vous ne recevez pas parce que vous ne savez pas prier ».

Quel type de prière aime le Seigneur ? Ne dois-je pas prier pour mon problème ?
Une ligne de conduite : prier sans cesse pour notre nécessaire avant que de songer à notre superflu.
Toujours se rappeler que l’autre a autant d’importance aux yeux de Dieu que je peux en avoir et que ses difficultés ne sont pas moindres que les miennes.
Un autre chemin tout aussi efficace : cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice et tout vous sera donné en plus.
Autrement dit le royaume se résume par ces paroles :

« Qu’ils te connaissent toi le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ »

et

« Si vous avez de l’amour les uns pour les autres alors le monde verra que vous êtes vraiment mes disciples ».

Où en suis-je au barème de l’amour, de la compassion, du pardon, de l’acceptation des différences, du partage, du jugement etc.
La liste est longue mais tellement criante de vérité.
La connaissance de Dieu.

Psaume 91 14 à 16 « Je vais le protéger parce qu’il a appris à connaître mon nom. Il m’invoquera, et je lui répondrai. Je serai avec lui dans la détresse.
Je le délivrerai et le glorifierai. De la longueur des jours je le rassasierai, et je lui ferai voir mon salut ».

Jean 17 – 3 « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ».

Apprendre à connaître Dieu, c’est la condition incontournable pour accéder à sa volonté.
Et le connaître c’est apprendre à l’aimer mais aussi à nous aimer, tels que nous sommes, avec nos faiblesses mais aussi nos qualités !


Calvin disait : «Tous désirent, nul n'aspire».
Mais n'éprouvons-nous pas trop souvent comme une lassitude, une apathie, une singulière indifférence devant la Parole, nous laissant ainsi gagner par une certaine mollesse dans notre fréquentation de celle-ci, et par voie de conséquence, dans notre communion avec le Seigneur?
Connaître Dieu, c'est pénétrer dans la connaissance de nos besoins spirituels profonds et de la manière dont Dieu y pourvoit, c'est nous confier en lui et lui faire confiance.


Calvin commence son best-seller « l'Institution chrétienne » par ces paroles : «Presque toute la totalité de notre sagesse et, tout compte fait, la somme de toute sagesse véritable consiste en deux parties : connaître Dieu et nous connaître nous-mêmes».
Combien de fois nous laissons de côté ce qui nous dérange, ce qui nous gène dans notre comportement pour ne montrer que le meilleur de nous-mêmes, combien de fois nous nous réfugions derrière ce paravent facile « c’est mon caractère » ce qui veut dire implicitement « pas touche à ce qui est dérangeant, c’est ma vie, circulez, rien à voir »


Et c’est précisément ce que veut connaître le Seigneur de toi pour pouvoir, avec ton accord, t’en délivrer !
Mais il ne fera rien sans toi car sans Lui tu ne peux rien faire mais sans toi Il ne veut rien faire !
Et tu pourras toujours te réfugier « derrière ton caractère », Lui il se réfugiera derrière sa volonté parfaite qui est de t’en délivrer.
Et tu tourneras en rond, te lamentant de ne pas être exaucé dans tes prières.
Accepte de changer et Lui te changera.
Connaître avec certitude, car Dieu ne ment pas et il n'est pas l'objet d'une connaissance ésotérique, accessible seulement à quelques initiés.
Et la Foi n’exclut pas l’intelligence, loin de là !

«Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d'avoir de l'intelligence et de me connaître» (Jérémie 9:24).

Il faut souligner ici que la connaissance dont parle le prophète a un sens nettement plus élargi qu'une simple connaissance intellectuelle. Cette connaissance englobe et engage l'être tout entier. Nous sommes appelés à

«être renouvelés dans l'esprit de notre intelligence» (cf. Ephésiens 4:23).

Cette conviction que les chrétiens reçoivent de Dieu une intelligence nouvelle permet à Paul de s'adresser à ses lecteurs avec une pleine confiance :

«Je parle comme à des hommes intelligents; jugez vous-mêmes de ce que je dis» (1Corinthiens 10:15).

Croire, c'est en premier lieu réfléchir. Et toute la difficulté avec quelqu'un manquant de foi, vient du fait qu'il ne réfléchit pas; il se laisse abattre par les circonstances...
Nous devrions passer plus de temps à étudier ce que Jésus nous enseigne sur la manière d'observer les choses et d'en tirer des conclusions. La Bible recourt fréquemment au raisonnement et nous ne devrions jamais considérer la foi comme quelque chose de purement mystique. Nous ne pouvons pas simplement nous asseoir dans un fauteuil et attendre que toutes les bonnes choses nous tombent du ciel. Non, la foi chrétienne est essentiellement une réflexion.
Regardez les oiseaux, réfléchissez et tirez vos conclusions. Observez l'herbe, considérez les lis des champs, interrogez-les... Si nous voulions définir la foi, nous dirions que c'est l'attitude d'un homme qui persiste à réfléchir alors que tout, sur le plan de la pensée, semble se liguer contre lui pour l'abattre et l'enfoncer.
L'ennui chez un homme de peu de foi, c'est qu'au lieu de garder le contrôle de sa pensée, celle-ci lui échappe et il tourne en rond. Voilà la cause de notre inquiétude... Ce n'est pas la pensée, mais l'absence de pensée, le manque de réflexion.


L'assurance du chrétien c’est la plénitude de la foi. Si l'assurance vient de la foi, la foi vient de la connaissance, cette connaissance certaine de Christ et de l'Evangile.
Connaître Dieu, c'est aussi passer par ces moments de perplexités, de doute, d'interrogations devant une épreuve que nous ne comprenons pas.
Qui n'a pas été assailli, une fois dans sa vie, par une angoisse, un doute concernant les voies de Dieu.
Qui n'a jamais entendu résonner en lui-même l'écho des paroles de Jérémie :

«Tu es trop juste, Eternel, pour que je conteste avec toi; je veux néanmoins t'adresser la parole sur tes jugements : Pourquoi la voie des méchants est-elle prospère ? Pourquoi tous les méchants vivent-ils en paix ?» (Jérémie 12:1).

«Pourquoi ma souffrance est- elle continuelle? Pourquoi ma plaie est- elle douloureuse, et ne veut-elle pas se guérir? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, comme une eau dont on n'est pas sûr?» (Jérémie 15:18).

Parfois nous comptons sur ce qui n'arrive pas, ou bien un événement vient contrecarrer des projets pourtant formulés sous le regard de Dieu.
Le Dieu de la providence, qui se révèle indéchiffrable est le même que le Dieu de la création et de la rédemption, qui se montre plein de sagesse et de miséricorde.
Soyons donc assurés que le Dieu qui créa le monde dans sa merveilleuse complexité, le Dieu qui racheta son peuple pour le faire sortir d'Egypte et qui, plus tard, le racheta à nouveau, mais de manière plus extraordinaire encore cette fois, pour l'arracher aux griffes du péché et de Satan, ce Dieu-la sait ce qu'il fait.
Et ne doutons pas qu'il fait bien toutes choses, quand bien même nous ne verrions pas pour le moment sa main dans le cours des événements. Nous pouvons lui faire confiance et nous réjouir en lui, même lorsque nous ne pouvons discerner ses voies.

«Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein» (Romains 8:28).

La confiance

1 Jean 5 – 14 et 15 « Et c'est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute; et si nous savons qu'il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées ».

Ce qui peut se traduire par cette parole de vie :

« Croyez que ce que vous demandez en priant vous l’avez déjà obtenu et cela vous sera accordé ».

Psaume 40 verset 5 : «Heureux l’homme qui place sa confiance en Dieu et ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs».

Bien souvent lorsque nous avons un souci, un problème d’ordre matériel, financier, professionnel, familial ou de santé, vers qui nous tournons nous ?
La plupart du temps, nous cherchons à résoudre le problème en essayant par nos propres moyens, et c’est lorsque nous avons tout tenté et que nous avons échoué que nous remettons le problème entre les mains du Seigneur afin qu’il le résolve à notre place.
Dieu est notre dernier recours alors que la parole nous recommande de lui soumettre nos problèmes en premier.
C’est comme si nous avions un mode d’emploi pour faire fonctionner du matériel mais que nous nous obstinions de le monter sans y avoir recours ; à tous les coups, le matériel sera mal monté et nous irons au devant de problèmes si nous ne lisons pas la notice.
Dieu n’est jamais en avance ni en retard. Il est toujours à l’heure et fait toute chose belle en son temps comme il est écrit dans

Ecclésiaste 3 au verset 11 : « Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l'œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin ».

C’est lorsque nous traversons le désert, que nous pouvons nous approcher de Dieu et placer en lui notre confiance car il est le Dieu qui peut tout.
Lorsque nous lui accordons notre confiance, il fait tout concourir pour sa gloire.
Qu’en est-il de votre confiance ? Sur qui comptez-vous lorsque tout semble s’écrouler autour de vous ?
Avez-vous une foi inébranlable dans le secours de l’Eternel même si les évènements peuvent vous faire douter de l’issue heureuse ? Etes- vous de ceux qui disent que l’Eternel est le Dieu des miracles et des prodiges et que vous pouvez compter sur son secours ?
Je sais que le Seigneur permet quelquefois des épreuves dans notre vie pour nous apprendre à compter sur son secours.
Il veut nous enseigner qu’il est la solution à tous les problèmes qui nous dépassent et que dans notre faiblesse, il est notre force. Il désire nous prendre dans ses bras d’amour afin de nous porter ; lui le bon berger qui prend soin de toutes ses brebis.


La patience et la persévérance

Hébreux 10 – 36 « Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez les choses promises ».

La patience, tout d'abord peut être définie comme l'attitude qui consiste à attendre calmement la réalisation d'une chose. La patience semble dans un premier temps faire allusion à une attitude paisible mais souvent on peut aussi croire qu'elle signifie « absence d'activité ».
Lorsque Dieu nous demande d'attendre le temps de quelque chose ne croyons pas que nos actions pourraient faire mieux et plus rapidement. Car Lui seul sait pourquoi il le demande ainsi.
Le chemin peut sembler plus long mais c'est le plus sûr.
La patience c'est donc attendre sans se relâcher mais tout en étant prêt pour l'heure et la circonstance du Seigneur !


La persévérance ne s'oppose pas à la patience mais la complète.
Tandis que la patience semblait nous faire comprendre : attends, ne bouge pas, la persévérance elle nous dit : continue ton effort!
La persévérance c'est en réalité le fait de continuer un effort jugé difficile, le continuer malgré une opposition, malgré quelque chose de contraire censé nous faire arrêter notre effort.
La persévérance est donc en rapport avec un dépassement de soi pour dépasser un obstacle qui se dresse sur notre chemin et qui légitimement devrait nous faire arrêter notre course.
La persévérance permet donc un dépassement de nos limites.
On ne parle de persévérance que lorsqu'il y a effort et on ne parle d'effort que lorsqu'il y a difficulté, limite ou opposition.
Ainsi la persévérance n'a de sens que par rapport à une activité contraire à la nôtre.


L’action de grâce

1 Thessaloniciens 5 – 18 « En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard ».

C’est la dernière clé : savoir remercier avant, pendant et après !
Même si je ne vois pas, je remercie le Seigneur de ce qu’il va me donner ou de la réponse qu’il va me faire et lorsque j’aurai vu sa main dans ma vie, je saurai lui rendre grâce, autrement dit lui dire merci par ma louange.
Apprendre à savoir ne pas oublier !


En résumé, les clés de l’exaucement consistent en Lui être fidèle en toute choses, bien cerner le pourquoi de notre prière, autrement dit notre motivation profonde, le connaître comme un enfant connaît son père, Lui faire confiance en tout temps et de toute manière, apprendre de Lui la patience et la persévérance et, par la Foi le remercier avant, pendant et après.
La Foi c’est croire en ce qu’on espère, avoir la certitude des réalités que l’on ne voit pas.

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