Ecclésiaste 1 – 1 à 9 « Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.
Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil?
Une génération s'en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau.
Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.
Toutes choses sont en travail au delà de ce qu'on peut dire; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre.
Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil ».

Genèse 18 – 22 à 33 « Ces hommes s'éloignèrent, et allèrent vers Sodome. Mais Abraham se tint encore en présence de l’Éternel Abraham s'approcha, et dit: Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant? Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville: les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d'elle ? Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu'il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d'agir! loin de toi! Celui qui juge toute la terre n'exercera-t-il pas la justice ? Et l’Éternel dit : Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d'eux. Abraham reprit, et dit: Voici, j'ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poudre et cendre. Peut-être des cinquante justes en manquera-t-il cinq : pour cinq, détruiras-tu toute la ville ? Et l’Éternel dit : Je ne la détruirai point, si j'y trouve quarante-cinq justes. Abraham continua de lui parler, et dit : Peut-être s'y trouvera-t-il quarante justes. Et l’Éternel dit : Je ne ferai rien, à cause de ces quarante. Abraham dit : Que le Seigneur ne s'irrite point, et je parlerai. Peut-être s'y trouvera-t-il trente justes. Et l’Éternel dit : Je ne ferai rien, si j'y trouve trente justes. Abraham dit: Voici, j'ai osé parler au Seigneur. Peut-être s'y trouvera-t-il vingt justes.
Et l’Éternel dit : Je ne la détruirai point, à cause de ces vingt. Abraham dit : Que le Seigneur ne s'irrite point, et je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s'y trouvera-t-il dix justes.
Et l’Éternel dit : Je ne la détruirai point, à cause de ces dix justes. L’Éternel s'en alla lorsqu'il eut achevé de parler à Abraham. Et Abraham retourna dans sa demeure ».

Voici deux textes tellement antagonistes que l'on a du mal à se situer :
Suis-je condamné à subir les événements, à m'y résigner puisque de toute façon je ne puis peser sur le cours des choses ?
A l'inverse ai-je la capacité de peser sur les événements pour en changer le cours ou, tout au moins, le modifier ?
Une première remarque :
l’Ecclésiaste – Salomon – fait part de ses réflexions d'un point de vue humain, plus précisément il nous fait part de ses expériences vécues passées au tamis de la sagesse humaine.
Le narrateur du passage visé dans Genèse 18 – Moïse – retrace un dialogue entre Abraham et « des hommes au nombre de trois » qui s'avèrent être la manifestation physique de l’Éternel en tant que Trinité.
Dans un cas – l'Ecclésiaste – Dieu semble absent, dans l'autre – Genèse – Dieu est au centre du récit.
Et c'est bien notre fil conducteur :
Notre devenir, notre avenir, notre destinée dépendront totalement, exclusivement de la connaissance ou non de Dieu.
Rappelez-vous ce que je vous ai dit il y a 15 jours :
Sans Dieu nous ne pouvons rien faire, sans nous Dieu ne veut rien faire.
Définition du fatalisme
Doctrine suivant laquelle le cours des événements échappe à l'intelligence et à la volonté humaine, de sorte que la destinée de chacun de nous serait fixée à l'avance par une puissance unique et surnaturelle.
Résignation devant le cours des choses, sur lequel on s'abstient d'agir.
Par extension enchaînement fatal, inévitable, logique.
N'avez-vous jamais entendu « cela devait arriver, c'était écrit par avance » ?
Mais s'agit-il vraiment de fatalité ?
En fait il faut bien différencier ce qui dépend de notre attitude, de nos habitudes de vie, de nos décisions, en un mot de notre libre arbitre de ce qui est extérieur , imprévisible, ce que j'appelle les impondérables.
Concernant notre libre arbitre, nous nous positionnons comme acteur unique de notre destinée :
Je fais ce que je veux car je ne veux ni Dieu (ou dieux ) ni maîtres et en accepte toutes les conséquences.
Si je roule comme un fou il arrivera un jour où j'aurai un accident.
Si je fume et bois plus que de raison il arrivera un jour où j'aurai un cancer.
Si je suis imbuvable avec mes semblables il arrivera un jour où je serai seul.
La liste est longue, et, à part quelques chanceux qui passeront au travers des conséquences logiques de ce mode de vie, l'issue est prévisible car mise en lumière par l'expérience des générations qui nous ont précédés.
Dans tous ces cas il ne s'agit pas de fatalisme mais de fatalité dans le sens où la logique des expériences passées l'emporte sur toutes supputations et calculs.
Et puis il y a les impondérables, l'imprévisible, l'inattendu.
Reprenons les exemples énumérés ci-dessus :
Je peux conduire normalement, sans excès et pourtant avoir un jour un accident.
Je peux ne pas boire ni fumer et pourtant avoir un jour cancer.
Je peux me comporter aimablement, socialement avec mes semblables et pourtant déplaire à certains.
Nous comprenons que les conséquences échappent à toute logique et que là nous ne pouvons que nous résigner devant le cours des choses sans pouvoir, à priori, intervenir et en modifier l'issue.
Tous nos efforts, notre hygiène de vie, notre conduite se trouvent comme gommés, annihiles.
Les paroles de l’Ecclésiaste prennent tout leur sens :
Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.
Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil?
Comme dit cette merveilleuse chanson de Françoise HARDY :
« On est bien peu de chose et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
A l'aurore je suis née, baptisée de rosée, je me suis épanouie heureuse et amoureuse aux rayons du soleil.
Me suis fermée la nuit me suis réveillée vieille.
Pourtant j'étais très belle oui, j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin.
Vois le dieu qui m'a faite me fait courber la tête
Et je sens que je tombe et je sens que je tombe !
Mon cœur est presque nu j'ai le pied dans la tombe déjà je ne suis plus
Tu m'admirais hier et je serai poussière pour toujours demain
On est bien peu de chose et mon amie la rose est morte ce matin.
Alors tout est-il inéluctable, définitif, irrémédiable ?
Suis-je condamné à subir les événements et être ballotté au vent mauvais ?
Suis-je condamné à me résigner devant le cours des choses ? »
Et c'est là qu'intervient la connaissance de Dieu.

Psaume 91 – 14 à 16. « Puisqu'il m'aime, je le délivrerai; Je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom.
Il m'invoquera, et je lui répondrai; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai.
Je le rassasierai de longs jours, Et je lui ferai voir mon salut ».

Mais qu'est-ce que connaître Dieu ?

Colossiens 1 – 9 à 13 « C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ».

Jean 17 – 3 « Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ».

Connaître Dieu, selon la Bible, c'est :
être rempli de sa connaissance.
La connaissance de Dieu est incontournable de la sagesse et de l'intelligence spirituelle c'est à dire de la vision et de la compréhension du plan de Dieu qui se dessine au travers de sa création comme le précise la Bible dans

Romains 1 – 20 « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages ».

Voir le monde au sens large du terme, l'harmonie qui préside à son équilibre, la vie qui en est la quintessence et s'imaginer que tout cela est sorti du néant, de l'abstrait, du vide sidéral en dehors de toute notion de temps et d'espace, c'est faire injure premièrement à notre propre intelligence et, dans un deuxième temps, à la volonté créatrice de Dieu.
Qui, si non Lui, pouvait procéder à cet acte créateur ? Qui avait la pensée de l'éternité ? marcher de manière digne.
Deux attributs caractérisent l'homme et le différencient de l'animal :
la notion d'éternité
la connaissance du bien et du mal
La dignité c'est le respect, la considération ou les égards que mérite quelqu'un ou quelque chose.
Par la connaissance du bien et du mal, l'homme est confronté à sa propre dignité
- le respect qui s'attache à sa personne – et avec la notion d'éternité il ne peut que s'interroger sur son devenir et le sens de sa vie et donc inéluctablement sur l'origine de la vie : d'où je viens et où je vais !
Et la conséquence logique qui s'impose : qui est à l'origine de tout cela.
Marcher de manière digne c'est tout simplement se respecter et respecter celui qui est à l'origine de la vie, à l'origine de ma vie.
Porter du fruit en toute sorte de bonnes œuvres
Connaître Dieu c'est aller de l'avant, choisir la vie et la répandre, ouvrir ses bras, éclairer un visage par un sourire, avoir la parole qui réconforte, la porte du cœur toujours ouverte, bref c'est choisir la vie en abondance et la vivre au travers de son prochain, de son semblable.
Mais est-ce suffisant ?
Bien des non croyants adoptent et partagent ce point de vue sans pour autant être dans la volonté du Père car Sa volonté c'est qu'ils le connaissent Lui, le vrai Dieu et celui qu'il a envoyé, son fils unique mort et ressuscité pour le salut de quiconque croit en lui.
Un non croyant peut tout à fait, par ses œuvres, porter du fruit et du bon fruit à vue humaine.
Pour comprendre de quels fruits il s'agit et en saisir le fonctionnement, il suffit d’observer les arbres fruitiers. Une première observation sommaire nous montrera que la pomme, par exemple, n’a d’autre choix que de pousser dans un pommier. Élémentaire me direz-vous.
En effet. Mais si on réfléchit à cette simple idée, on découvre que ni la pomme ni le pommier n’ont de décision à prendre dans cette affaire. Le pommier produit des pommes parce que telle est sa nature. De plus, la qualité de la pomme ne dépend pas d’elle-même, mais de la qualité du sol dans lequel le pommier se trouve.
De la même manière qu’une pomme ne peut d’aucune façon décider de pousser dans un bananier, ainsi, nous ne pourrons jamais porter des fruits pour Dieu dans notre vieille nature charnelle.
Voilà pourquoi le fruit dont Jésus parle est forcément le fruit de l’Esprit. Notre vieille nature est capable de porter du fruit, mais elle ne peut faire guère mieux que porter son propre fruit, fut-il moralement très bon, il reste un fruit de la chair.
Mais le fruit de l’Esprit en est un qui tire son origine de Dieu et qui pousse dans la nouvelle nature, celle qui nous vient de notre justification en Jésus-Christ.
Et quel est ce fruit ? Que nous dit

Galates 5.22 «Mais le fruit de l’Esprit est : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur, maîtrise de soi.»

Ce fruit n’est pas celui de l’effort humain pour s’améliorer, mais l’œuvre du Saint-Esprit dans le croyant. Comme la pomme ne décide pas d’elle-même de pousser, ainsi en est-il des fruits que nous porterons pour Dieu.
Et la qualité de ce fruit dépendra d’un fait tout simple: dans quelle sol nous trouvons-nous actuellement? Or, le seul sol capable de produire dans nos cœurs le fruit de l’Esprit est la Parole de Dieu.
Porter du fruit c’est une manifestation extérieure d’un changement intérieur.
Croître par la connaissance de Dieu
Si j'ai un ami véritable, sincère, fidèle, en qui je mets toute ma confiance, avec qui je me sens bien et si, en plus il est de par ses fonctions puissant, influant, respecté, fortuné et me considère comme son unique ami avec qui il a plaisir à se trouver, à discuter, échanger, quelle sera mon attitude ?
Je vais faire tout pour le décevoir ? Je vais me montrer sous mon plus mauvais jour ? Je vais volontairement l'ignorer ?
Bien sur que non, une amitié, cela se cultive, cela s'apprivoise, une amitié sincère est faite de concessions, d'ouverture, de respect, d'échange en ayant toujours soin de vouloir le meilleur non pour soi de manière égoïste mais pour l'ami ou l'être aimé.
La plus belle et aussi la plus lucide citation sur l'amitié, on la doit à Kin HUBBARD :
"Un ami, c'est quelqu'un qui sait tout de toi, et qui t'aime quand même."
Et lorsque ton ami devient le Dieu tout puissant, le Seigneur de l'univers, tu n'as cesse de ne pas vouloir le décevoir, tu essayes, gauchement peut-être – sûrement – de lui être agréable. Bref de te comporter comme un véritable ami.
Alors ce Dieu tout puissant te fera cette promesse :
« Puisqu'il m'aime, je le délivrerai; Je le protégerai, puisqu'il connaît mon nom.
Il m'invoquera, et je lui répondrai; Je serai avec lui dans la détresse, Je le délivrerai et je le glorifierai.
Je le rassasierai de longs jours, Et je lui ferai voir mon salut ».
Ta situation, désespérée à vue humaine, sans issue, figée, aux conséquences prévisibles pourra, avec son aide, se débloquer car tu connais Son nom qui est au dessus de tous les noms.
Celui à qui tu t'adresses c'est celui qui a proclamé dans

Matthieu 28 - 18 « Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre ».

Alors crois et ne doutes pas car il est fidèle et juste pour nous pardonner nos fautes et nous délivrer de toutes nos iniquités.
N'oublions jamais que notre Dieu est le Dieu des miracles, qu'il se tient à notre porte et qu'il frappe et que si quelqu'un – toi – entend sa voix, qu'il ouvre la porte de son cœur, il entrera chez toi, il soupera avec toi et toi avec lui.
Et alors Dieu changera ses plans parce que tu auras osé le lui demander.