Esaïe 9:1 à 6

 

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi.

 

Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin.

 

Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madian.

 

Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés.

 

Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ».

 

Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers ! » Matthieu 4 : 12 à 17

 

« Jésus, ayant appris que Jean avait été livré, se retira dans la Galilée.

 

Il quitta Nazareth, et vint demeurer à Capernaüm, située près de la mer, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète:

 

Le peuple de Zabulon et de Nephthali, De la contrée voisine de la mer, du pays au delà du Jourdain, Et de la Galilée des Gentils,

 

Ce peuple, assis dans les ténèbres, A vu une grande lumière; Et sur ceux qui étaient assis dans la région et l'ombre de la mort La lumière s'est levée.

 

Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche ».

 

Matthieu 5:14 à 16

 

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux ».

 

Jean 12:36

 

« Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière ».

 

Lors des troubles qui secouèrent la ville d’Athènes, il y a quelques mois, des projectiles brisèrent plusieurs vitraux de l’église presbytérienne située au centre de la ville. Mais la surprise se trouvait, pour les responsables de l’église, à l’intérieur. Parmi les projectiles, une pierre de bonne taille atterrit sur la chaire où se tenait d’habitude le prédicateur.

 

Réfrénant leur colère pour les dégâts causés, les responsables se rassemblèrent en cercle. Ils se dirent : « Ne disons rien ! Prions ! Et demandons à Dieu de nous dire quel message Il veut nous transmettre ! » Au bout d’un certain temps, l’un d’eux prit la parole, et dit : « J’ai compris ! C’est une invitation ! Ce pavé est là pour nous dire que nous ne sommes pas au bon endroit ! Ceux qui l’ont lancé nous invitent à les rejoindre ! »

 

Plusieurs membres de l’église quittèrent leur domicile pour s’installer dans le quartier le plus chaud de la ville, là où même la police hésitait à aller. Au bout d’un certain temps, une petite église naquit dans le quartier. En fait, il s’avérait que les gens les plus exaspérés de la ville contre le système étaient les plus ouverts à l’Evangile.

 

Par là, sans le réaliser, presqu’en catimini, ils extériorisaient de manière saisissante ce que Jésus nous dit : vous êtes la lumière du monde.

 

Pourtant, nous n’avons pas tellement l’impression d’être, individuellement, indispensable au progrès de l’humanité tout entière ou à la beauté de l’univers.

 

Regardez, il y a des visages éteints. La vie semble arrêtée. Le visage n'exprime rien, c'est la nuit. Mais, si vous arrivez avec un grand sourire, si votre venue était peut-être attendue, silencieusement, dans un coin secret du cœur, aussitôt le visage s'illumine ; une joie se révèle chez celui qui, un instant auparavant, semblait enfermé au fond de lui-même. Oh ! Je le sais, le visage peut aussi s'attrister et se couvrir de larmes... La lumière, éclatante ou voilée, de notre visage, n'est-ce pas notre être intérieur qui monte à la surface et qui se livre à l’autre?

 

Jésus nous dit quand même, à chacun de nous individuellement : vous êtes, tu es, la lumière du monde. Jésus le dit parce qu’il le pense, et il le pense parce que c’est la réalité. C’est même une réalité fondamentale pour nous.

 

Il y a en chaque personne un génie propre et un point de vue original. Cela fait que personne d’autre ne pourrait apporter au monde ce que nous, individuellement, pouvons lui apporter.

 

C’est déjà une chose importante à noter. Mais il y a encore quelque chose de plus fondamental, au-delà même de cette qualité qui est la nôtre, c’est individuellement que nous sommes aimés, et nous sommes irremplaçables pour ceux qui nous aiment vraiment, c’est comme quand deux personnes sont amoureuses, chacune est unique pour l’autre.

 

Dans la Bible, et particulièrement pour Jésus, la personne individuelle a un prix infini. Ce qui fait et qui fera que nous aurons toujours de la valeur, c’est un amour qui s'attache à notre existence personnelle. Cela veut dire que nous n'avons pas à mériter notre droit à vivre et à être heureux.

 

Cela veut dire qu'un handicapé, un malade, un criminel peuvent avoir des vies difficiles, mais qu'aucun être humain ne peut perdre cette dignité qui est à l’origine même de l'existence humaine, cette dignité qui est une pure grâce de Dieu.

 

Comme un enfant est bien souvent aimé par ses parents avant même sa naissance et qu’il reste pour eux leur enfant quoi qu’il arrive, Dieu nous considèrera toujours comme son enfant bien aimé, et il nous donne ainsi d’être source de lumière pour le monde.

 

Quand Jésus nous dit “ Vous êtes la lumière du monde ”, il ne nous fait pas la morale, comme s’il disait : recevez la lumière de Dieu et transmettez-là. Mais Jésus affirme, comme un état de fait, que nous sommes la lumière du monde. Il reconnaît que notre lumière peut être plus ou moins cachée, mais, même alors, elle demeure.

 

Cette lumière dont il est question ici, c’est notre lumière personnelle nous dit Jésus. Il ne dit pas « que la lumière de Dieu brille à travers vous » mais il dit « que VOTRE lumière brille sur ceux qui vous entourent » pour embellir la vie grâce au rayonnement de cette incroyable merveille que nous sommes par certains côtés.

 

Cela nous est arrivé à tous, de temps en temps d’avoir été « la lumière » pour quelqu’un, rendant le sourire, remettant sur pied, éclairant un peu l’horizon, ouvrant une porte vers la foi, ou donnant la force de pardonner… À chaque fois, la vie a été embellie, et Dieu a été terriblement fier de nous.

 

« Vous êtes la lumière du monde, ne cachez pas votre lumière mais au contraire que votre lumière brille devant les hommes ».

 

Que votre lumière brille, se diffuse, ...

 

Autrement dit, éclairez le monde qui vous entoure, exercez votre regard à mieux voir le visage du frère ou de la sœur, luttez contre la désespérance et la résignation, soyez révolté contre tout ce qui vous empêche de vivre, contre toutes ces zones d'ombre qui vous assaillent et vous paralysent : la peur de s'engager, le sentiment de ne pas compter, le sentiment d'être démuni ou incapable.

 

Il est ici essentiel de ne pas faire de la parole « Vous êtes la lumière du monde » une parole qui nous charge, nous oblige à, une parole qui nous accuse.

 

Jésus ne nous dit pas vous devez être la lumière du monde avec tout ce que cela veut dire en terme de culpabilité mais bien vous êtes la lumière du monde.

 

Il ne s'agit pas de faire la lumière mais de la recevoir. Nous sommes lumière du monde parce que la lumière nous a été donnée.

 

C'est bien de la grâce dont il est question ici.

 

Si Jésus commence sa toute première prédication avec ce message, c’est qu’il y a ici le point fondamental de son Évangile : en tout être humain, il existe une lumière personnelle. C’est la base de la théologie de Jésus, mais aussi de sa façon de vivre tournée vers les autres.

 

Cela me rappelle ce tableau de Rembrandt montrant un homme et sa femme, austères, habillés de noir, assis sur un vieux banc. Certes la Bible, ouverte devant eux, éclaire leurs visages noueux, mais il y a en même temps cette lumière qui vient du fond de leurs cœurs. Ils se lisent les Écritures l'un à l'autre et c'est aussi leur propre vie qui paraît :

 

«  Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, ne te dérobe pas à ton semblable, alors ta lumière jaillira comme l'aurore. »

 

Cette lumière, elle est sur le visage de ces deux croyants. Car ces paroles du prophète Isaïe, ils les ont mises en pratique. Ils parlent des Écritures autant que d'eux-mêmes. Le bonheur se lit sur leurs visages, c'est leur bonheur et celui de Dieu en eux. Ils sont devenus lumière.

 

Mais Jésus va plus loin, nous sommes aussi Le sel de la terre.

 

Tout homme est donc, en un sens, une lumière indispensable au monde. Pourtant, nous avons tous bien conscience que l’on pourrait dire également beaucoup de mal de l’homme. Le mal existe en chaque être humain. Le mal existe aussi dans la nature, comme on le voit avec ces ouragans et ces maladies qui font tant de dégâts.

 

C’est pourquoi Jésus, avant de nous dire « vous êtes la lumière du monde » nous dit « vous êtes le sel de la terre ». En effet, le sel est connu pour donner de la saveur mais aussi pour conserver les aliments, c’est-à-dire que le sel révèle et conserve le meilleur des aliments et qu’il élimine les saletés qui les feraient pourrir. C’est grâce au sel que le fromage est si bon et qu’il se conserve. Être le sel de la terre, c’est être dans le monde, puis mettre en valeur et conserver le meilleur de la réalité.

 

Même s’il n’y avait que 5 % de bon au milieu de 95% de mauvais, être du sel c’est retrouver cette bonne part et la mettre en valeur afin qu’elle domine les mauvais pourcents.

 

C'est utile “d'avoir du sel en soi-même ” comme nous le conseille Jésus (Marc 9:50), c’est une capacité à voir la part lumineuse de l'homme sans se laisser contaminer par ce qu’il peut y avoir de négatif en lui. Jésus nous dit que l'homme a cette capacité d'être du sel.

 

Puisque nous sommes nés de la grâce de Dieu, nous avons en nous la capacité à aimer à notre tour ainsi, car c’est bien d’amour qu’il s’agit à travers cette image du sel si utile pour rendre la vie plus belle.

 

Jésus nous dit que nous sommes aujourd’hui le sel de la terre et la lumière du monde. L’Évangile nous ouvre les yeux sur ces dons que nous avons, il le dit parce que c’est la réalité, mais aussi en espérant que cela nous donnera envie d’agir un peu comme sel et comme lumière autour de nous.

 

Jésus ne nous oblige pas à saler et à briller, mais il dit que ce serait, vraiment, vraiment dommage pour le monde si nous ne le faisions pas. Dieu ne nous aimera pas moins si nous ne le faisions pas, mais c’est un formidable gâchis quand le sel que nous sommes perd sa saveur ou quand notre lumière ne brille pour personne, laissant le monde souffrir d’une obscurité et d’un manque de saveur que personne ne pourra combler que nous-mêmes.

 

Dans ces paroles de Jésus, il y a donc un appel à se réveiller. C’est vrai que nous sommes souvent comme de petits bébés qui ne savent pas encore très bien voir clair ni se servir de leurs mains. Mais, heureusement, dans ces paroles de Jésus il y a aussi une proposition de service de la part de Dieu pour nous aider à faire que notre lumière personnelle brille.

 

Pour nous expliquer ce que Dieu nous propose de faire pour nous dans ce domaine, Jésus utilise deux images.

 

Être comme une ville sur une montagne.

 

Dans la Bible, la montagne évoque la recherche de Dieu par la louange. Chacun est comme une ville faite de multiples demeures, chacun est un être complexe fait de 100 dimensions qui composent un ensemble.

 

Nous sommes un corps qui vit, un cœur qui aime, une tête qui pense, une personne qui travaille et qui s’amuse ou qui fait de la musique…

 

Nous sommes ainsi comme une ville faite de nombreux lieux de vie. Jésus nous dit que c’est une bonne idée de construire cette ville en hauteur grâce à l’aide de Dieu.

 

Il ne nous est pas demandé de prier ou de lire la Bible toute la journée, bien au contraire, notre lumière est utile au monde également à travers tout ce qui constitue la richesse de notre vie. Mais toutes les dimensions de notre existence gagnent à être ainsi bâties sur la montagne de notre relation à Dieu.

 

La foi n’est ainsi pas quelque chose qui nous enferme ou nous limite, mais au contraire, la foi a pour vocation de nous élever, et d’embellir toutes les dimensions de notre existence.

 

Cette histoire de ville sur la montagne nous parle des services que Dieu se propose de nous rendre, si nous le voulons :

 

Une ville sur une montagne est une ville plus sûre parce que de là-haut on voit plus loin et plus clairement tout ce qui peut arriver. Et donc, par la foi, Dieu peut nous permettre de voir plus clair, et de mieux savoir comment nous décider.

 

Une ville sur une montagne est aussi une ville que l’on voit de très loin. Par la foi, Dieu nous donne ainsi de mieux rayonner autour de nous de notre lumière personnelle, et embellir la vie de ceux qui nous entourent d’une manière qui nous sera toute personnelle.

 

En venant ici ce matin, c’est cela que nous sommes venus chercher : l’aide de Dieu pour bâtir notre existence en hauteur. Il peut vraiment nous y aider.

 

Être comme une lampe sur le chandelier.

 

La deuxième image que nous propose Jésus nous concerne encore plus intimement. Il compare notre être profond à une lampe qu’il nous propose d’élever sur le chandelier pour qu’elle brille sur nos proches.

 

Jésus ne nous dit pas d’élever notre lampe sur un chandelier quelconque, mais sur « LE chandelier ». Dans le contexte du peuple hébreu où vit Jésus, « le » chandelier, c’est la menora, ce chandelier qui était au cœur du temple de Jérusalem, symbolisant la présence de Dieu au milieu de son peuple et au plus profond de chacun de nous.

 

Cette deuxième image rejoint donc la première. Dieu est là, au plus profond du meilleur de nous-mêmes, et il s’offre pour nous soutenir, nous élever afin de mettre en valeur notre propre génie pour créer du bonheur et de la vie.

 

C’est assez incroyable que celui qui est en train de poursuivre la création de l’univers à des échelles inimaginables s’offre ainsi, à nous, des petites fourmis, pour être personnellement comme un simple support pour que notre lumière brille enfin un peu plus.

 

C’est incroyable, mais c’est la réalité. Jésus ne se contente pas de le dire, il va le vivre à travers sa propre existence, quand de simple charpentier il va devenir d’une façon décisive, la lumière du monde pour nous.

 

Mais Jésus nous dit que, malheureusement, quelque chose peut nous empêcher de briller. Cela n’éteint pas notre lampe, nous dit Jésus, mais il y a simplement quelque chose qui peut cacher notre lumière, c’est un boisseau.

 

Aujourd’hui, bien des personnes ne savent pas ce que c’est. Un boisseau, c’est un pot qui sert à mesurer le volume d’un sac de blé, par exemple.

 

Ce qui peut cacher notre lumière, nous dit Jésus, c’est donc le jugement que l’on peut porter sur la personne humaine. On peut mesurer la taille, la force de quelqu’un, peut-être même son intelligence, ou sa culture, mais il y a une chose que l’on ne peut pas mesurer, que l’on ne doit pas juger, c’est sa dignité, sa valeur en soi.

 

Parce que pour Dieu, chaque être humain a, de toute façon, un prix infini à ses yeux, quelle que soit sa grandeur du point de vue physique, spirituel, artistique, social, intellectuel ou moral...

 

Il n’est pas bon de chercher à comparer, à peser nos lumières personnelles, ni la notre, ni celle des autres personnes. Mais nous pouvons, comme Dieu, reconnaître chacune de ces lumières, la valoriser, l’élever… et nous en réjouir, puis remercier Dieu de cette incroyable merveille qu’est cette personne que nous avons un peu appris à aimer.

 

Que retenir si ce n’est :

 

* Ai-je conscience de la mission que le Seigneur m’a donnée ?

 

* Suis-je au bon endroit pour accomplir cette mission ?

 

La première et la plus grande chose dont nous devons prendre conscience pour remplir la mission que nous confie Jésus dans ce monde est de ce que nous sommes. Quoi que faisant partie de l’humanité comme les autres, les disciples de Jésus sont des êtres à part. Ils ont en eux quelque chose de totalement unique : une nature, une essence qu’eux seuls possèdent.

 

Ils sont habités par quelque chose et il émane d’eux quelque chose que le monde est incapable de trouver ailleurs.

 

Nous ne devons cependant pas nous méprendre au sujet des paroles de Jésus.

 

Jésus a employé une formule précise pour définir ce que seront ses disciples dans ce monde.

 

Il n’a pas dit à Pierre ou à Jean : Pierre, je veux que tu saches que tu es le sel de la terre. Jean, tu es la lumière du monde !

 

De manière délibérée, Jésus s’est adressée collectivement au groupe des disciples pour formuler la mission et le rôle qu’ensemble ils devaient jouer dans ce monde : être sel de la terre et lumière du monde !

 

Quelle que soit la formule que Jésus utilise lorsqu’Il s’exprime, celle-ci ne relève jamais du pur hasard. En choisissant de dire « Vous », Jésus, qui vient juste de choisir ses disciples, veut bien dire ce qu’Il dit !

 

Jésus n’a pas de projet individuel pour chacun de ses disciples. Le projet est, dès le départ, collectif ou communautaire. C’est par le groupe des disciples ensembles que Jésus veut agir.

 

Et c’est par ce qui émane et rayonne de lui que le groupe sera en mesure de remplir la mission que Jésus lui donne dans ce monde !

 

Est-ce que nous voulons entrer dans le projet de Jésus pour ce monde ? Si oui, nous n’avons pas le choix ! Nous ne pouvons le faire sans quitter et abandonner notre individualisme.

 

Jésus n’a que faire d’un chrétien qui, pour sauvegarder sa liberté personnelle, choisit de se tenir en marge de la communauté. Le projet de Jésus passe par la communauté ou il échoue ! Le projet de Jésus passe par la communauté ou il perd complètement sa puissance et sa capacité d’impact sur le monde !

 

Nous pouvons nous efforcer de convaincre le monde de mille et une manières de ce que Jésus est le Christ envoyé de Dieu, et qu’Il est le seul capable de changer radicalement une vie. Mais si notre comportement les uns envers les autres ne diffère pas de ceux que l’on rencontre ailleurs dans une autre communauté, c’est peine perdue d’avance.

 

En approchant de la communauté chrétienne, si ceux qui ne connaissent pas Christ ne sont pas frappés par ce qu’ils y trouvent, en particulier dans les relations fraternelles, il n’est même pas la peine que nous cherchions à les convaincre du bien-fondé et de la véracité de notre Evangile.

 

Si dès qu’il y a une broutille entre nous, nous nous séparons, nous nous en voulons, nous faisons la tête… nous réagissons, autrement dit, de la même manière que ceux qui ne connaissent pas Christ réagissent, il ne vaut mieux pas pour nous que nous nous appelions Eglise de Jésus-Christ ! Car nous démentons par notre comportement ce que nous disons être par notre titre !

 

Alors et alors seulement nos actes en conformité avec notre mission feront rayonner le nom de Christ et tous ceux qui verront les signes et les prodiges accomplis diront «  Il se passe quelque chose à Ploeren ou Saint Nolff, quelque chose de nouveau, quelque chose que moi aussi je veux vivre ».

 

À chacun de vous, merci d’être là, merci pour cette lumière dont vous rayonnez ici. Vraiment, vous êtes une source de bénédiction, et vous donnez envie, comme le dit Jésus, de “ rendre gloire à notre Père qui est dans les cieux ”.

 

« Croyez en la lumière afin que vous deveniez des femmes et des hommes de lumière » Jean 12:36