Les hommes peuvent avoir de l’humour, Dieu aussi !

 

Comme disait Blaise PASCAL « Il y a dans le cœur de chaque homme un vide en forme de Dieu ».

 

Genèse 21 – 14 à 21.

 

« Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Egyptienne, avait enfanté à Abraham; et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac. Cette parole déplut fort aux yeux d'Abraham, à cause de son fils. Mais Dieu dit à Abraham: Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l'enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu'elle te demandera; car c'est d'Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. Je ferai aussi une nation du fils de ta servante; car il est ta postérité. Abraham se leva de bon matin; il prit du pain et une outre d'eau, qu'il donna à Agar et plaça sur son épaule; il lui remit aussi l'enfant, et la renvoya.

 

Elle s'en alla, et s'égara dans le désert de Beer-Schéba.

 

Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa l'enfant sous un des arbrisseaux, et alla s'asseoir vis-à-vis, à une portée d'arc; car elle disait: Que je ne voie pas mourir mon enfant! Elle s'assit donc vis-à-vis de lui, éleva la voix et pleura. Dieu entendit la voix de l'enfant; et l'ange de Dieu appela du ciel Agar, et lui dit: Qu'as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l'enfant dans le lieu où il est. Lève-toi, prends l'enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation. Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau; elle alla remplir d'eau l'outre, et donna à boire à l'enfant.

 

Dieu fut avec l'enfant, qui grandit, habita dans le désert, et devint tireur d'arc. Il habita dans le désert de Paran, et sa mère lui prit une femme du pays d'Egypte ».

 

Dieu est un Dieu fidèle et efficace dans l’épreuve

 

J’aime beaucoup le récit d’Hagar . Parmi tout ce que l’on peut en retirer, une chose m’a particulièrement interpelée. Dieu est un Dieu fidèle et efficace dans l’épreuve.

 

On peut considérer qu’Hagar et Ismaël ne sont que la résultante d’une impatience, d’un doute quant à la promesse Divine. C’était le plan charnel de Sarah et d’Abraham pour tenter de donner un coup de pouce à la promesse de Dieu.

 

A cette époque la fonction de « mère porteuse » était courante, on n’a rien inventé !

 

Les femmes stériles engageaient leurs maris à coucher avec leurs servantes, afin d'avoir un enfant qui assure la pérennité de la famille.

 

Des jeunes filles esclaves devenaient  souvent concubines ou épouses du maître ou de ses fils et leurs enfants leur appartenaient en pleine propriété; parfois, ils les désignaient pour héritiers. Considérées comme de simples « reproductrices », on ne leur donnait pas le choix. Elles étaient seules, sans aucun droit ni défenseur.

 

La proposition de Sarah n'avait donc rien d'exceptionnel. Hagar n'avait pas grand-chose à dire en la matière, on ne lui laissa point le choix, on ne lui a pas demandé son avis, et cependant comme tout être humain, elle devait bien avoir sa pensée personnelle, mais elle était l'esclave! Elle se trouvait dans une position de faiblesse, obligée d'accepter.

 

Toujours est-il que, des trois parties concernées dans ce contrat instituant la jeune Hagar comme mère-porteuse, elle était peut-être la seule innocente: une esclave n'a guère de moyens de résister.

 

En fait, si Hagar devait porter  l'héritier d'Abraham, il fallait lui donner un statut particulier. De simple servante elle devenait la concubine du maître. En  élevant ainsi Hagar, Sarah ouvrit la porte à la catastrophe spirituelle.

 

A peine Hagar eut-elle décelé sa grossesse qu'elle commença à toiser sa maîtresse. Qu'elle ait méprisé Sarah, dès quelle fut enceinte, n'est pas étonnant  et  nous pouvons le comprendre : elle prenait sa revanche ! Nous aurions peut-être réagi comme elle.

 

En retour, Sarah lui empoisonna la vie jusqu'à ce qu'elle s'enfuit dans le désert. C'était un geste désespéré de femme enceinte, cette fugue si loin de la maison.

 

Cependant Dieu a fait une promesse à Hagar : Il ne l’a pas oubliée, bien au contraire ! Par Ismaël Il va la bénir et lui procurer une descendance et en faire « une grande nation ».

 

Mais voici qu’Ismaël est né et ils sont chassés de la maison d’Abraham …

 

Et Abraham, qu’en penser ? il a utilisé Hagar comme on presse un citron puis on jette l’écorce. Abraham cède devant la méchanceté de Sarah, apparemment sans la moindre pensée pour Hagar.

 

Et pourtant c’est le Père des croyants, le héro de la Foi !!

 

Elle, elle n’a qu’une outre et un pain pour survivre dans le désert. Autant dire que c’est la mort qui les attend … Où est alors ce Dieu qui, soit disant, entend ? Imaginons sa souffrance. Elle est avec un enfant qui lui rappelle « Dieu entend » c’est la signification du nom Ismaël et pourtant, les circonstances ne sont-elles pas le témoignage que Dieu n’entend pas ? Que Dieu n’est pas là ? Que Dieu ne tient pas ses promesses ? Qu’ils sont abandonnés de tous ?

 

Dieu sait s’y prendre avec les cas les plus désespérés. Les ressources d’Hagar sont épuisées. Il n’y a plus rien qu’elle puisse faire pour elle et son enfant. Elle s’éloigne même car elle ne veut pas assister à la mort d’Ismaël. Elle a complètement baissé les bras.

 

Comment Dieu va agir en pareille circonstance ?

 

Par l’intermédiaire d’un ange Il interpelle Hagar qui vient de s’arrêter, lasse, prête à laisser mourir Ismaël de soif. Hagar est résignée, elle a accepté docilement l’exécution voulue par sa rivale, Sarah. L’ange s’adresse à elle et l’interroge « qu’as-tu ? » Il l’interroge sur sa vie, sur la qualité de sa vie : c’est une vie, ça ? Se laisser mourir, comme cela, sans rien faire, sans réagir ? Alors comme cela on baisse les bras ? Ça y est, c’est fini ? On baisse le rideau ?

 

Il lui rappelle la promesse de l’Eternel « N’aie pas peur car Dieu a entendu ». Mais la suite est surprenante. Alors qu’elle est à bout de force, il lui dit « Lève-toi, prends le garçon et tiens-le bien ; car je ferai de lui une grande nation. ».

 

Elle est à bout de force ! Comment peut-elle se relever et prendre soin de son enfant ?? Il n’y a plus aucunes ressources vitales pour eux !

 

Il la questionne pour qu’elle fasse le point sur sa vie, pour qu’elle y réfléchisse, au lieu de se laisser aller au désespoir. L’ange secoue la conscience d’Hagar. Il la met en demeure de réagir. Analyse un peu ce dont tu disposes ! Eh oui, il y a un enfant, là-bas. Et il a besoin de toi, et toi, tu en as la responsabilité. En effet, tu n’as pas rien : il y a pour toi la vie de cet enfant, il y a aussi ta responsabilité.

 

Et l’ange d’ajouter : « ne crains pas », « crois seulement et tu verras la Gloire de Dieu » aurait-il pu ajouter …

 

Fais un peu confiance, relève-toi, je te ressuscite.

 

Prends l’enfant par la main, prends ta responsabilité en main et fais confiance à l’Eternel, vous aurez de l’avenir. Vous aurez un avenir dès que tu auras lâché la fatalité et que tu ouvriras les yeux sur ce que t’offre la vie.

 

Alors et alors seulement, parce qu’Hagar a compris le message de la vie, qu’elle a réalisé que l’Eternel n’est pas homme pour parler à la légère, que sa fidélité dure à jamais elle est prête à pénétrer « le secret de Dieu », à voir la réalité de Dieu, à la vivre comme un fait acquis : ce que Dieu promet reste vrai à jamais !

 

Et voici la clé du récit : « Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits ; elle alla remplir l’outre d’eau et fit boire le garçon. ». Il n’est pas écrit « Dieu créa un puits » où « Dieu fit apparaître un puits », mais bien « Dieu lui ouvrit les yeux ».

 

Ce puits n’est pas apparu par magie. Il était là, mais elle ne le voyait pas. Elle ne le voyait pas parce qu’elle n’en voulait pas. L’ange a interrogé Hagar sur sa qualité de vie et le courage de vivre a été ressuscité. Elle donne à boire à son enfant.

 

Dès le début, l’échappatoire de Dieu à l’épreuve d’Hagar n’était pas loin d’elle. Il lui suffisait d’ouvrir les yeux. Il lui suffisait de se rappeler que Dieu est bon, qu’il est fidèle et qu’il tient ses promesses !

 

Nous avons une grâce bien plus grande que celle d’Hagar, nous sommes héritier de Dieu, fils et fille de Dieu en Jésus-Christ. Et pour nous, ses enfants, Dieu n’a pas hésité à porter Jésus sur la croix. Comment pourrions-nous encore baisser les bras ?? Rattachons-nous aux promesses que Dieu nous a faites ! Si Dieu a été fidèle envers Hagar qui n’était pas de la descendance d’Isaac, combien à plus forte raison Dieu sera fidèle envers nous qui sommes bénéficiaire de la descendance d’Abraham (Ga 3.16) ?

 

Peut-être avons-nous besoin que Dieu nous ouvre à nouveau les yeux car notre détresse est telle que nous ne sommes plus capable de voir cette échappatoire. Mais sachez que la solution de Dieu n’est jamais bien loin. Dieu est un Dieu fidèle et efficace pour venir à notre secours. Il entend nos cris et y répond !

 

Il arrive que nous traversions le désert de la pauvreté ou de la solitude, de la maladie ou de l’échec familial, professionnel etc.…

 

Si nous sommes éprouvés en ce moment, soyons certains que l’issue prévue d’avance par Dieu, n’est pas loin :

 

Romains 8-28 : «  Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein ».

 

1Co 10.13 : « Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter ».

 

Les promesses, l'amour et la protection de Dieu sont à nôtre portée, aussi valables pour nous maintenant qu'elles l'étaient pour Hagar en son temps.

 

Psaumes 138- 7 et 8 « Quand je marche au milieu de la détresse, tu me rends la vie. Tu étends ta main sur la colère de mes ennemis. Et ta droite me sauve.

 

L’Eternel agira en ma faveur, Eternel , ta bonté dure à toujours.

 

N 'abandonne pas les œuvres de tes mains »

 

Habakuk 2:3 "Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; Si elle tarde, attends-la, Car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement."

 

Ésaïe 55.11 « Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins ».

 

Pour terminer, un témoignage émouvant où l’amour, la sollicitude, la fidélité de Dieu ont été au rendez-vous.

 

« Nous avions 3 enfants et nous attendions le 4ieme lorsque mon mari est décédé à l'âge de 36 ans.

 

Les « pourquoi »  ont afflué de toutes parts.

 

Comment réagir ? -vouloir à tout prix comprendre et s'installer dans une position de victime qui reste enfermée dans sa souffrance ou croire ce que Dieu dit, et se positionner en tant qu’enfant de Dieu qui a un Père tout puissant et s'approprier ses promesses afin de relever le défi de l'espérance malgré tout!

 

Dieu m'a fait la grâce de faire le bon choix- dans une telle situation le plus important ce n'était pas de comprendre mais de croire dans ses promesses car il était vital pour mes enfants et moi même qu'elles s'accomplissent – la vie devait continuer !

 

Il y a des silences de Dieu qu'il ne faut pas combler car nous sommes très loin de tout savoir pour pouvoir tout comprendre et tout expliquer!

 

La logique de Dieu n'est pas une logique humaine. Dieu seul a la réponse à tous nos « pourquoi »

 

C'est dans de telles situations où tout semble s'écrouler, que Dieu fait la différence dans une vie!

 

Pouvoir dans ces moments là s'enraciner dans son amour permet de l'espérance pour l'avenir car Il est le Seigneur de la vie.

 

Ce que je connaissais de l'amour de Dieu manifesté dans les bons moments de la vie s'est révélé être une réalité sans faille dans les pires moments.

 

C'est là que Dieu révèle pleinement la puissance de sa grâce.

 

C'est là que Dieu se révèle comme un Père qui ne se préoccupe pas de nos mérites pour nous secourir mais qui se préoccupe uniquement de nos besoins.

 

Je n'étais pas préparée à ce défi d'élever seule 4 enfants mais Dieu Lui était prêt!
Aucun défi ne le prend au dépourvu.

 

Les docteurs étaient assez inquiets pour l'enfant que j'attendais dans de telles conditions, et lorsque ma fille est née ils ont été surpris de la pleine forme du bébé- certains même ont osé parler de miracle!

 

Dieu avait pris les choses en main- Il s'était engagé à être le soutien de la veuve et de l'orphelin et Dieu ne se contente pas de faire des promesses, Il a le pouvoir de les accomplir.

 

Il serait trop long de raconter toutes les preuves que Dieu nous a données de sa parfaite connaissance de nos besoins.

 

Nous n'avons jamais manqué du nécessaire, Il a veillé constamment aux moindres détails.

 

Il n'a cependant pas tout fait à ma place, Il a fait beaucoup mieux- Il a fait tout ce que je ne pouvais pas faire et Il m'a donné la force de faire ce que je pouvais faire!

 

Dieu n'a pas dit que tout serait facile pour celui qui croit mais Il a dit que tout serait possible et c'est ce que j'ai pu expérimenter.

 

En effet ça n'a pas toujours été facile et j'ai fait des erreurs, mais c'était possible car à tout moment je pouvais compter sur sa force pour venir au secours de ma faiblesse.

 

Quelle consolation dans ces moments de savoir que Dieu serait toujours à nos cotés. Sa présence constante est la plus grande des bénédictions pour notre vie terrestre.

 

J'ignore ce qu'il serait advenu sans Lui, mais ce que je sais et que j'aime témoigner c'est que nous avons toujours pu compter sur Lui tous les jours.

 

Ma plus précieuse assurance était que Dieu prenait soin de mes enfants qui avaient tellement besoin de sa protection, l'ainé n'avait que 14 ans.

 

Dieu a été ce Père unique qui veillait sur eux 24 heures sur 24 et qui les protégeait des expériences dangereuses auxquelles sont livrés hélas beaucoup de jeunes .

 

Mais Dieu ne se soucie pas uniquement de nos besoins matériels, Il a le pouvoir de reconstruire ce qui a été détruit par la souffrance.

 

Lui seul peut toucher un cœur brisé sans lui faire de mal mais au contraire lui apporter la guérison.

 

Lui seul peut combler une solitude douloureuse par sa présence, par la réalité d'une relation personnelle et intime avec Lui.

 

Combien cette intimité avec Dieu est précieuse quand on est seule, sans vis à vis avec qui pouvoir tout partager.

 

C'est difficile d'expliquer cette présence de Dieu quand on ne l'a pas vécue, mais c'est tellement réel quand on la vit. Il était là, toujours prêt à nous écouter.
Nous pouvions Lui parler de notre peine, Il nous comprenait.

 

Je ne sais comment Il faisait mais je sais que je ressortais de ces «  cœur à cœur » avec Lui consolée, encouragée et fortifiée pour pouvoir continuer à avancer et m'occuper de mes enfants.

 

Toutes ces expériences de la réalité de la présence guérissante de Dieu ne sont pas des illusions parce que certaines blessures ne peuvent pas être guéries par des illusions- elles ont besoin d'une vraie puissance de guérison et Dieu a cette puissance de guérison.

 

Les années ont passé et Dieu a toujours été fidèle à ses promesses.

 

Mes enfants ont fondé à leur tour une famille.

 

Ma fille qui est née un mois après la mort de son père, attend son 2ieme enfant qui sera mon 10ieme petit enfant.

 

Dieu m'a donné aussi la joie de voir mon fils ainé le servir avec son épouse.

 

Je n'exprime pas facilement mes sentiments mais lorsque nous sommes réunis en famille Dieu peut entendre dans mon cœur un chant de louange et de reconnaissance pour Lui car seul son amour a pu opérer ce miracle de l'amour plus fort que la mort.

 

Je sais aujourd'hui que le plus précieux trésor que l'on puisse posséder sur la terre c'est l'espérance que donne la foi dans le Christ vivant.

 

C'est en elle que nous trouvons la consolation efficace et durable et la force de continuer la route car Dieu est toujours à la hauteur de n'importe quelle situation.

 

C'est mon témoignage pour ceux qui cherchent un sens à leur vie et une véritable espérance dans un monde qui n'en possède plus.

 

C'est avec une pleine assurance que je peux dire aujourd'hui :

 

« Je sais en qui j'ai cru. 

 

Que Dieu vous bénisse».