1 Roi 13 : 1 à 24 Voici, un homme de Dieu arriva de Juda à Béthel, par la parole de l'Éternel, pendant que Jéroboam se tenait à l'autel pour brûler des parfums. Il cria contre l'autel, par la parole de l'Éternel, et il dit: Autel! autel! ainsi parle l'Éternel: Voici, il naîtra un fils à la maison de David; son nom sera Josias; il immolera sur toi les prêtres des hauts lieux qui brûlent sur toi des parfums, et l'on brûlera sur toi des ossements d'hommes! Et le même jour il donna un signe, en disant: C'est ici le signe que l'Éternel a parlé: Voici, l'autel se fendra, et la cendre qui est dessus sera répandue. Lorsque le roi entendit la parole que l'homme de Dieu avait criée contre l'autel de Béthel, il avança la main de dessus l'autel, en disant: Saisissez le! Et la main que Jéroboam avait étendue contre lui devint sèche, et il ne put la ramener à soi. L'autel se fendit, et la cendre qui était dessus fut répandue, selon le signe qu'avait donné l'homme de Dieu, par la parole de l'Eternel. Alors le roi prit la parole, et dit à l'homme de Dieu: Implore l'Eternel, ton Dieu, et prie pour moi, afin que je puisse retirer ma main. L'homme de Dieu implora l'Éternel, et le roi put retirer sa main, qui fut comme auparavant. Le roi dit à l'homme de Dieu: Entre avec moi dans la maison, tu prendras quelque nourriture, et je te donnerai un présent. L'homme de Dieu dit au roi: Quand tu me donnerais la moitié de ta maison, je n'entrerais pas avec toi. Je ne mangerai point de pain, et je ne boirai point d'eau dans ce lieu-ci; car cet ordre m'a été donné, par la parole de l'Éternel: Tu ne mangeras point de pain et tu ne boiras point d'eau, et tu ne prendras pas à ton retour le chemin par lequel tu seras allé. Et il s'en alla par un autre chemin, il ne prit pas à son retour le chemin par lequel il était venu à Béthel.Or il y avait un vieux prophète qui demeurait à Béthel. Ses fils vinrent lui raconter toutes les choses que l'homme de Dieu avait faites à Béthel ce jour-là, et les paroles qu'il avait dites au roi. Lorsqu'ils en eurent fait le récit à leur père, il leur dit: Par quel chemin s'en est-il allé? Ses fils avaient vu par quel chemin s'en était allé l'homme de Dieu qui était venu de Juda. Et il dit à ses fils: Sellez-moi l'âne. Ils lui sellèrent l'âne, et il monta dessus. l alla après l'homme de Dieu, et il le trouva assis sous un térébinthe. Il lui dit: Es-tu l'homme de Dieu qui est venu de Juda? Il répondit: Je le suis. Alors il lui dit: Viens avec moi à la maison, et tu prendras quelque nourriture. Mais il répondit: Je ne puis ni retourner avec toi, ni entrer chez toi. Je ne mangerai point de pain, je ne boirai point d'eau avec toi en ce lieu-ci; car il m'a été dit, par la parole de l'Éternel: Tu n'y mangeras point de pain et tu n'y boiras point d'eau, et tu ne prendras pas à ton retour le chemin par lequel tu seras allé. Et il lui dit: Moi aussi, je suis prophète comme toi; et un ange m'a parlé de la part de l'Éternel, et m'a dit: Ramène-le avec toi dans ta maison, et qu'il mange du pain et boive de l'eau. Il lui mentait. L'homme de Dieu retourna avec lui, et il mangea du pain et but de l'eau dans sa maison.Comme ils étaient assis à table, la parole de l'Éternel fut adressée au prophète qui l'avait ramené. Et il cria à l'homme de Dieu qui était venu de Juda: Ainsi parle l'Éternel: Parce que tu as été rebelle à l'ordre de l'Éternel, et que tu n'as pas observé le commandement que l'Éternel, ton Dieu, t'avait donné; parce que tu es retourné, et que tu as mangé du pain et bu de l'eau dans le lieu dont il t'avait dit: Tu n'y mangeras point de pain et tu n'y boiras point d'eau, -ton cadavre n'entrera pas dans le sépulcre de tes pères. Et quand le prophète qu'il avait ramené eut mangé du pain et qu'il eut bu de l'eau, il sella l'âne pour lui. L'homme de Dieu s'en alla: et il fut rencontré dans le chemin par un lion qui le tua. Son cadavre était étendu dans le chemin; l'âne resta près de lui, et le lion se tint à côté du cadavre. 

Au premier abord ce texte vieux de plusieurs siècles nous déroute!

Voilà un « Homme de Dieu » qui n'a pas hésité à affronter le roi Jéroboam que nous pourrions qualifier d'ennemi de Dieu, qui a accompli des prodiges au nom de l'Éternel, qui lui a été fidèle, refusant la gloire et les honneurs de ce monde – être à la table du roi, couvert de cadeaux – et qui s'en est retourné dans l'anonymat le plus complet – l'on ne connait même pas son nom – pour finir tué par un lion car il a fait confiance à un vieux prophète qui l'a trompé en lui affirmant parler au nom du Seigneur!

N'aurait-il pas du avoir au moins des circonstances atténuantes? Pourquoi, après tant et tant d'abnégation, d'obéissance à la Parole de Dieu, est-il condamné sur un seul manquement sur lequel d'ailleurs il n'est qu'un acteur passif ayant été trompé et abusé par un prophète et/ou enseignant, pasteur etc.

Essayons d'y voir plus clair et d'en tirer un enseignement pour notre vie de chrétien.

L’homme de Dieu était à l'écoute de Dieu, il a prié pour que la main de Jéroboam lui soit rendue et il a été exaucé. Voilà la bonté de Dieu ! Il a risqué sa vie en remplissant sa mission, il la perdra plus tard à cause de son infidélité. Il subit une première tentation de la part de celui que Dieu venait de guérir : Viens avec moi, tu te rafraîchiras. —

Que lui rétorque-t-il? Je n’irai pas chez toi, je respecte l’ordre que Dieu l’a donné, j’ai ma mission à remplir ; je suis venu par un chemin, je partirai par un autre.

Il ne pouvait pas avoir de communion avec un ennemi de l’Éternel en mangeant à table avec lui, même s’il ne gardait aucun ressentiment contre Jéroboam qui, lui, l’aurait mis à mort sur le champ si Dieu n’était intervenu.

Dans notre vie de tous les jours nous sommes amenés régulièrement à faire des compromissions, des arrangements qui – à moins d'être légaliste, religieux et surtout pas concerné soi-même – ne prêtent pas à conséquences : à titre d'exemple votre employeur reçoit un client très important qui, de par ses commandes, assure le devenir de l'entreprise.

Il vous demande de ne lui passer aucune communication téléphonique et de dire qu'il n'est pas là. Direz-vous à votre correspondant – qui peut être un autre client tout aussi important – « mon patron est là mais il m'a dit de vous dire qu'il n'est pas là et qu'il ne veut recevoir personne parce qu'il est avec un client très important !» Sous-entendu plus important que vous.

Et que dire de certaines professions – police, fisc, douanes etc – qui, à la demande d'un délinquant fiscal ou autre, répondrait honnêtement « je suis chrétien, je ne peux pas mentir, donc oui je viendrai dans deux jours à 06heures du matin pour une perquisition chez un tel et un tel ».

Paul dira « Ne sois pas juste à l'excès ».

Cependant, peut-on transiger sur tout et faire des compromis avec tout

Il y a un domaine où en tant que chrétien on ne transige pas : avec la Parole de Dieu dans ce qu'elle a de fondamental et notamment les 10 commandements d'une part, avec la mission qu'il nous confie personnellement d'autre part.

Si vous êtes religieux, légaliste, vous allez devenir très très vite des juges iniques, partiaux pour vos frères et sœurs, leur reprochant ce que vous-mêmes êtes incapables de vous appliquer, vous allez très vite voir dans leur œil la paille qui s'y trouve sans discerner la poutre qui est dans le votre !

Si à l'inverse vous êtes ultralibéral, vous allez tout minimiser, tout relativiser : dans ce cas la confusion vous guette et vous risquez d'appeler mal ce qui est bien et bien ce qui est mal !

Prenons l'offrande due à Dieu :

Les légalistes, religieux de tout poil vont dire « je donne 10% de mes revenus comme il est écrit ». C'est un fait que cela est écrit mais est-ce fondamental ? Car 10% chez une personne qui gagne 20 000 € / mois n'est pas la même chose qu'un smicard qui a 1 100 € / mois !

Par contre ce qui plait à Dieu c'est

« Que chacun donne comme il l'a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie » 2 Corinthiens 9 : 7.

Pour les ultralibéraux, l'offrande due à Dieu fera place à tout autre chose : je ne donne pas à l'offrande car je donne à mes enfants, petits-enfants, à des œuvres caritatives, parce que ce mois et les précédents j'ai eu tel et tel problème, parce que Dieu sait et ne me juge pas etc., etc.

Mais que nous dit le Seigneur par la bouche de Malachie 3 : 10

« Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, Afin qu'il y ait de la nourriture dans ma maison; Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, Dit l'Éternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, Si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance ».

Et si nous nous en tenons au respect de ce qui est fondamental, primordial, vital dans la pensée de Dieu, le détail n'aura que peu ou pas d'importance !

Revenons à notre texte, l'ennemi n'ayant pu contrer frontalement l'Homme de Dieu – n'oubliez pas que Satan est un ennemi vaincu – il va essayer de ruser pour piéger notre homme.

Tout d'abord Dieu montre ici qu’il est Dieu ; il préserve ses enfants, ses témoins, et prend leur défense. Il est pour nous, comme il l’était pour son prophète, et qui sera contre nous ? Quelle sécurité pour le témoignage ! Nous n’avons rien à craindre quand Dieu nous envoie. Personne, même celui qui possède ici-bas l’autorité suprême, ne peut nous saisir, et si ce pouvoir lui est laissé, ce n’est que dans la mesure où, par lui, seront accomplis les desseins de Dieu.

Il en fut ainsi pour Élie, pour les apôtres Pierre, Jean, Paul et tous les serviteurs du Seigneur.

Mais Satan ne se tient pas pour battu ; il entre en scène, et cherche à se servir de Jéroboam comme d'un instrument. « Viens avec moi à la maison, dit le roi, et rafraîchis-toi, et je te donnerai un présent » (v. 7).

Gardons-nous des offres, bien plus que des menaces du monde… Si l’homme de Dieu avait accepté le témoignage de reconnaissance du roi, c’eût été de sa part un acte de désobéissance qui aurait contrecarré l’Éternel.

Jéroboam, sans doute, ignorait ce que Dieu avait interdit à son prophète, mais Satan le savait bien. Une chose dont le roi pouvait se rendre compte, c’est que l’homme de Dieu, acceptant son hospitalité et son présent, se liait en quelque mesure avec lui, qui avait déshonoré l’Éternel, et déclarait tacitement que les choses n’étaient pas aussi graves qu’il l’avait pensé d’abord.

Par là, tout témoignage était annulé et Satan le savait bien. Mais le prophète reste fidèle ; il suit l’exemple d’Abraham avec le roi de Sodome et n’accepte rien ; il obéit à la parole de l'Éternel et n’est pas tenté par les plus grands avantage temporels:

« Quand tu me donnerais la moitié de ta maison, je n’irais pas avec toi ; et je ne mangerai pas de pain et je ne boirai pas d’eau dans ce lieu. Car il m’est ainsi commandé par la parole de l’Éternel, disant : Tu ne mangeras pas de pain, et tu ne boiras pas d’eau, et tu ne t’en retourneras point par le chemin par lequel tu es allé » (v. 8, 9).

Qu’il comprenne ou ne comprenne pas ce dont l’Éternel l’a chargé, le chemin du prophète est simple : Dieu lui a parlé ; il doit obéir. Il ne doit pas retourner par le même chemin : ce serait marcher en sens inverse de sa mission. Revenir en arrière, c’eût été nier que les voies de Dieu sont sans repentance. Et le prophète obéit (v. 10).

La deuxième tentation est plus subtile.

Il y avait à Béthel un vieux prophète qui n’y demeurait pas par ordre de Dieu, car l’Éternel ne l’employait pas à son service, mais il s’y était établi avec sa famille. Peut-être, probablement même, n’avait-il rien à faire avec le faux culte de Jéroboam, mais sa seule présence à Béthel était une sanction de ce qui s’y passait, chose qu’avait comprise pour lui-même le prophète de Juda.

Qu’il le voulût ou ne le voulût pas, le vieux prophète était associé au mal, et cette association avait pour résultat que lui, prophète, n’était pas dans le secret des pensées de Dieu. Il les apprend par d’autres, par ses fils qui lui rapportent les paroles de l’Éternel.

Dieu ne se manifeste pas et ne délivre pas ses pensées à un serviteur qui se trouve en des associations qui le déshonorent. Aucune révélation ne lui était faite ; un autre était employé, tandis que lui restait stérile pour l'œuvre de l’Éternel. Comment prophétiser contre Béthel, quand on s’est accoutumé à y vivre ?

Voilà un enseignement pour nous : ne jamais être dans une position qui valide, dans quelque mesure que ce soit, le mal chez un autre.

La connaissance de Dieu sépare du mal. Si, étant chrétien, je me lie au monde, j’encourage le monde dans son péché. La forme de piété d’un chrétien mondain est bien plus dangereuse que la mondanité d’un inconverti, parce que le chrétien mondain encourage par sa présence le mal qui se commet dans le monde. Il participe à l’apostasie qu’il devrait publiquement condamner.

Ce vieux prophète devient un instrument de ruine pour le témoin de Dieu. Quel intérêt avait-il donc à agir ainsi envers lui ? celui-ci : si l’homme de Dieu l’écoutait, c’était comme une sanction divine sur sa position à Béthel.

Pareille chose arrive aussi de nos jours. Plus d’un serviteur qui devrait être séparé du mal, à l'écoute du plan de Dieu pour lui-même, entre en association avec un autre serviteur qui n'est plus dans le plan de Dieu dans le lieu même où Dieu est déshonoré.

Le vieux prophète ne pense pas aux conséquences qui résulteront pour son frère, de l’infidélité dans laquelle il l’engage. Une fausse position nous rend égoïstes et nous fait manquer de droiture.

Qu’est-ce qui le pousse à faire seller l’âne et aller chercher cet homme de Dieu hors de la ville ? Peut-être un désir sincère de communion, ou celui de montrer une hospitalité selon Dieu ; mais il est possible aussi qu’il ait été jaloux en constatant que Dieu s’était passé de lui, pour faire porter son message par quelqu’un probablement plus jeune, et venant d’ailleurs.

Toujours est-il qu'en faisant appel à l’affection fraternelle, le vieux prophète réussit, là où l’offre du roi avait été repoussée. « Il retourna avec lui, et mangea du pain dans sa maison, et but de l’eau » (v. 19). C’était un homme pieux et respectable que le vieux prophète.

Pourquoi l’homme de Dieu ne croirait-il pas ce qu’il dit ? Mais, quelle que soit sa piété, la parole d’un homme aurait-elle plus de poids que la parole de Dieu ? Le prophète de Juda se trouve intimidé, lié par l’âge, par l’autorité de son frère le prophète, par sa sympathie pour lui.

Demandons-nous sérieusement quel rôle ces liens jouent dans notre vie de chrétien quand la question de l’obéissance à la Parole est placée devant nous.

Et pourtant ce vieil homme mentait, il lui mentait devenant l'instrument de Satan pour provoquer la faillite de sa mission et par là sa chute.

Mais comment l’homme de Dieu pouvait-il prêter un instant l’oreille à ce mensonge ? Comment pouvait-il supposer qu’il y eût des contradictions dans la parole que Dieu lui adressait ?

Le vieux prophète, à la différence d’Éli, non seulement insiste pour vaincre la résolution de l’homme de Dieu venu de Juda, mais va jusqu’à prétendre qu’un ange lui a parlé, révoquant le commandement explicite donné précédemment par Dieu.

Ses paroles, « je suis prophète comme toi », suggèrent un orgueil spirituel en abomination pour Dieu ; elles rappellent les premiers mots qui nous soient rapportés de l’ennemi : « Quoi, Dieu a dit ? »

Si l’homme de Dieu venu de Juda avait réfléchi, il aurait vu que la parole qui lui avait été adressée ne pouvait pas être changée. Dieu ne peut mentir, ni revenir sur sa parole.

Comme l’apôtre le dit aux Galates : « Quand nous-mêmes, ou quand un ange venu du ciel vous évangéliserait outre ce que nous vous avons évangélisé, qu’il soit anathème ».

Il est important de mettre à l’épreuve par la parole de Dieu tout ce que nous entendons.

Et cependant c’est ce que nous affirment certains chrétiens ou que nous affirmons nous-mêmes pour justifier à nos propres yeux notre mauvaise marche. Chacun, nous disent-ils ou disons-nous, comprend la Parole diversement. « Moi aussi je suis prophète ! »

Mais non, grâce à Dieu, sa volonté ne peut être comprise que d’une manière, et qui la comprendra, si ce n’est celui qui se sépare du mal en obéissant à la Parole ?

Pendant qu’ils étaient à table ensemble, la parole de l’Éternel vint au prophète qui avait ramené l’homme de Dieu, et cette fois il ne pouvait y avoir d’erreur sur l’authenticité du message. « Parce que tu as été rebelle à la parole de l’Éternel, …ton cadavre n’entrera pas dans le sépulcre de tes pères ».

Le vieux prophète ne dit pas un mot de son propre péché d’avoir détourné l’autre du chemin de l’obéissance. Il délivre son message solennel, rappelant à l’homme de Dieu le commandement formel que Dieu lui-même lui avait donné.

Il ne manque pas aujourd’hui de personnes qui se trouvent sur un mauvais chemin parce que de faux docteurs les y ont conduites, mais, s’il est vrai que ces conducteurs amassent sur eux-mêmes le jugement, ceux qui se sont laissé entraîner sont aussi responsables de marcher dans la désobéissance à la parole qu’ils ont reçue de Dieu lui-même.

Persévérer dans un mauvais chemin aura inévitablement sa désastreuse rétribution.

La parole dite par le vieux prophète eut son accomplissement. Le lion tua sur son chemin l’homme de Dieu désobéissant, mais fut empêché de dévorer son cadavre et d’attaquer l’âne.

Quand le vieux prophète apprit ce qui était arrivé, on ne voit pas qu’il ait eu un mot de remords ou de repentance pour la part qu’il avait prise dans ces tristes événements. Il dit simplement : « C’est l’homme de Dieu qui a été rebelle à la parole de l’Éternel, et l’Éternel l’a livré au lion qui l’a déchiré, selon la parole de l’Éternel qu’il lui avait dite ».

C’était très bien de ramener le cadavre et d’enterrer l’homme de Dieu dans son propre sépulcre, en se lamentant : « Hélas, mon frère ! » ; il pouvait bien reconnaître que la parole dite par cet homme de Dieu serait sûrement accomplie. Mais n’a-t-il donc pas pensé qu’il était responsable de la mort tragique de cet homme, de la désobéissance duquel il parlait si facilement ?

Les chrétiens qui se disent âgés dans la foi auraient profit à tirer leçon de cette histoire.

Combien facilement nous pouvons être cause qu’un autre fasse naufrage quant à la foi ! Il nous arrive de condamner tel jeune frère ou telle jeune sœur, alors qu’il serait plus sage de nous examiner nous-mêmes pour voir si nous n’avons pas quelque responsabilité dans leur cas.

Et assurément nous avons tous à prendre leçon de la triste fin de l’homme de Dieu, pour ne pas nous laisser priver de ce que nous avons appris de Christ, et tenir ferme ce que nous avons, afin que personne ne prenne notre couronne.

Rappelons-nous Hébreux 3:12 à 15

« Prenez garde, frères, que quelqu'un de vous n'ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant. Mais exhortez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire: Aujourd'hui! afin qu'aucun de vous ne s'endurcisse par la séduction du péché. Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement, pendant qu'il est dit: Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte ».

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