I. Jésus a-t-il douté ?

 

Spontanément, on a envie de répondre « non » : comment le Fils de Dieu pourrait-il douter de son Père, ou de Lui-même ? Mais à y regarder de plus près, il semble que Jésus ait eu des périodes de profond questionnement : doit-on les appeler « doutes » ?

 

Prise de conscience progressive de son identité : à l’adolescence puis à l’âge adulte, Jésus ouvre son esprit et son intelligence à sa double nature.

 

S’il avait su dès le départ qui il était → aurait-il été pleinement homme ?

 

Les tentations au désert : Jésus en est victorieux, mais les tentations sont le signe de sa fragilité humaine ; Jésus a dû être « secoué » de mesurer qu’il n’était pas à l’abri des tentations du pouvoir, de la magie, de la puissance…

 

S’il a été tenté « en toutes choses » croyez-vous qu’en 40 jours il n’y ait pas eu de doutes ?

 

Jésus a du mal à annoncer l’Evangile dans son pays : les siens ne voient que sa filiation humaine…N’y avait-il pas de quoi douter ?

 

Les liens avec le Judaïsme de son époque : Jésus est tiraillé entre le désir d’être fidèle aux repères Juifs, et la nouveauté qu’il apporte.

 

Pouvait-il être sur à 100% qu’il était dans la vérité, qu’il ne trahissait pas Dieu ?

 

L’appel et l’envoi des apôtres en mission : Jésus prend conscience de la nécessité d’appeler, mais aussi de la faiblesse des disciples.

 

N’a-t-il pas douté de leurs capacités (Combien de temps encore vous supporterai-je ?).

 

Lien entre la prière et l’action : Jésus comprend la nécessité de se ressourcer pour agir, mais l’équilibre n’est pas simple…

 

N’a-t-il pas eu un doute dans la guérison de l’aveugle ? → Il s’y est pris à deux fois.

 

Accueil des malades : Jésus est confronté à de grandes souffrances physiques, morales ou spirituelles ; cela lui pose question sur le bien et le mal, la souffrance…

 

Pourquoi Dieu – Lui – laisse-t-il faire ?

 

Le péché et le pardon : Jésus accueille des personnes qui sont exclues, jugées, condamnées par les hommes ; là encore, il y a tension dans son cœur entre le pardon et l’exigence de la sainteté…

 

Devait-il être juste « à l’extrême » ou conciliant « à l’extrême aussi ».

 

Jésus annonce des persécutions pour ses disciples ; entre confiance et crainte pour ceux qu’il a choisis…

 

N’a-t-il pas douté de leur FOI ? de leur ténacité ? et si ils abandonnaient ?

 

Jésus sait aussi qu’en son Nom des familles se diviseront : entre désir d’unité, de communion, et peur des divisions, que choisir ?

 

Jésus désire que son Père soit reconnu comme celui qui agit par lui : difficulté à faire comprendre cela aux gens qu’il rencontre…

 

Face aux moqueries, railleries, n’a-t-il pas eu le doute, l’envie de tout laisser tomber ?

 

A quel âge a-t-il commencé son ministère ? 30 ans. Son célibat accepté n’a-t-il pas amené le doute ? Pourquoi se sacrifier si je me trompe, s’il n’y a rien ?

 

Le complot, l’arrestation, le procès : Jésus partagé entre l’injustice qu’il subit et le fait d’accomplir les Ecritures.

 

Pourquoi Moi ?

 

La Passion : souffrance, sentiment d’abandon des hommes et du Père, incrédulité devant la haine…

 

Père, pourquoi m’as-tu abandonné ?

 

II.Les doutes des apôtres et des disciples :

 

Décalage entre l’attente du Messie et la façon dont Jésus opère : entre pouvoir et service.

 

Est-ce bien le Messie attendu ?

 

Grand écart entre la tradition d’Israël et la nouveauté de l’Evangile.

 

Est-ce possible que le Messie vienne bouleverser tant de siècles de religiosité ?

 

Et puis, un Messie est-ce que cela naît dans une étable ?

 

Jésus annonce la Bonne Nouvelle à tous, y compris les païens.

 

Où est le Dieu d’Israël, va-t-il aussi bénir les ennemis d’Israël ?

 

Les manques de confiance : tempête apaisée, Pierre sur l’eau, Marthe etc…

 

Qui est vraiment Jésus ?

 

Combien de fois se sont-ils posé la question ?

 

A la résurrection : certains eurent des doutes dont Pierre, Thomas et même Judas car pourquoi l’a-t-il trahi ?

 

III.Conclusion

 

A l’issue de ce survol, on peut affirmer que le doute, les questions sont associés à tout chemin de foi ; on peut dire aussi qu’après le doute, la foi revient souvent plus forte.

 

Jésus n’a pas triché avec notre humanité ; bien que Fils de Dieu, il était aussi vraiment homme. A son exemple, nous sommes donc invités à accepter nos doutes, les limites de notre raison et de notre cœur, mais aussi à les dépasser pour retrouver le chemin de la foi et de la confiance. L’exemple des parents de Jésus, de ses apôtres et de ses disciples nous montrent que foi et doutes sont souvent liés ; et que le doute n’est absolument pas un obstacle à la progression du Chrétien, dans la mesure où la prière et l’amour peuvent nous faire grandir sans nous décourager !

 

« Ne dites pas à Dieu combien votre tempête est grande, dites à votre tempête combien votre Dieu est grand. »

 

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