"Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance" Jérémie 29.11

Comme nous venons de le lire, Dieu connaît les projets qu’Il a pour nous. Mais connaissons-nous ses projets en ce qui nous concerne ? Et comment les connaître, comment les comprendre ?

Bien évidemment chacun a des projets, des idées, des perspectives mais n’oublions pas que les projets de Dieu concernent aussi son Eglise et l’avènement de son royaume !

En effet, si nous sommes les uns et les autres pleinement responsables et acteurs de la vie de notre Eglise, il ne faudrait pas oublier que ce qui lui donne sa spécificité et son sens fondamental, ce ne sont pas ses nombreuses et diverses activités ; mais c’est avant tout le désir de découvrir et de vivre ensemble les projets de Dieu pour elle.

Autrement dit, la recherche commune de la volonté du Seigneur reste-t-elle  notre priorité essentielle en cette rentrée automnale? 

Je crois que le message rédigé par le prophète Jérémie aux juifs déportés à Babylone peut nous aider face à ces questions. En ces temps-là, des prophètes et des devins se sont levés et ont fait entendre leurs voix au sein du peuple qui se trouve alors en plein marasme, avec un avenir bouché ! 

Ils ont, en général, bonne presse parmi les israélites et ils font tout pour, car leurs paroles tendent à les caresser dans le sens du poil ; Elles tendent à voiler la vraie réalité traversée par les israélites, et les faire rêver d’un demain tout proche meilleur.

Mais Jérémie les dénonce comme des faux prophètes, des devins qui ne sont ni envoyés ni mandatés par Dieu ; Il dénonce les voies de garage dans lesquelles ils tendent à conduire le peuple, surtout dans la mesure où ils éloignent les israélites de la parole de Dieu, de ses projets pour eux !

Et cela conduira Jérémie à un isolement et à des railleries incessantes au sein de son propre peuple.

Mais peu importe si sa popularité doit en pâtir, l’essentiel de sa vocation est d’être et rester à l’écoute des projets de Dieu pour son peuple, et de les lui partager! L’essentiel de sa vocation est de rester un incessant chercheur des projets de Dieu pour son peuple, est d’être fidèle à sa volonté ! Cette réalité conflictuelle entre la parole des devins et faux prophètes et la parole de Jérémie vient nous poser une deuxième question : Au milieu de tant de voix divergentes comment donc reconnaître et discerner la voix et les projets de Dieu et ceux qui ne viennent pas de lui ?

Jérémie, lui, évoque certes des projets de paix et de bonheur pour le peuple de la part de Dieu, mais non pas pour demain, pour un avenir tout proche, mais pour dans 70 ans !

Imaginez quelques instants comment cette annonce prophétique a résonné dans le présent difficile des israélites déportés : Elle est quasi irrecevable tant le temps est long entre l’annonce et la réalisation de la promesse ! Ils ont dû avoir l’impression que Jérémie se moquait d’eux, car pour eux, c’était tout de suite qu’ils avaient besoin d’une intervention de Dieu et que les projets de Dieu devaient se concrétiser. 

Nous qui sommes de la génération du « Tout, tout de suite ! », n’avons-nous pas tendance à ne voir qu’à court terme ? Et cela brouille, occulte souvent le projet de Dieu pour son Eglise et l’on a du mal à discerner une ou des visions à plus long terme, à envisager et recevoir un fil conducteur, un projet fondamental à une échéance plus ou moins lointaine de la part du Seigneur ! 

Le Seigneur nous avait donné une pensée pour notre assemblée : voir au-delà de l’horizon car nombreux est son peuple dans cette région.

Nous l’avons reléguée au second plan en lui soumettant des cas certes importants, vitaux même – ce qui est normal – mais en oubliant son Royaume et Sa justice autrement dit en inversant les priorités telles que définies dans la Bible car que dit-il dans Matthieu 6 – 33 ?

«Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus».

D’abord Son Royaume et ensuite notre devenir, notre problème qui est déjà résolu puisque nous aurons rétabli les priorités en faisant passer son Royaume en premier.

C’est pourquoi le jeudi nous avons modifié notre façon de prier en mettant prioritairement un gros temps de louange et/ou d’intercession sur un seul sujet donné conforme à Sa volonté exprimée, sauf cas de force majeure, d’urgente nécessité etc. L’urgence du local est devenue notre urgence d’intercession.

Prendre du temps ensemble pour découvrir, discerner tout à nouveau le ou les projets fondamentaux de Dieu pour notre vie d’Eglise éviterait que l’on s’éparpille, que l’on s’égare et que l’on s’use en allant en tous les sens, cela permettrait de  découvrir et de vivre une unité fondamentale, de marcher ensemble avec un ou quelques projets, une ou quelques mêmes visions, et donc d’aller dans une même direction pour notre vie d’Eglise ! 

Nous avons à cœur de déposer au seigneur ce local car c’est dans la suite logique de Sa pensée pour notre assemblée :

* Si son peuple est nombreux dans cette région nous en déduisons que notre local actuel est inapproprié donc par la Foi nous intercédons en faveur d’un local plus spacieux, mieux adapté etc.

Mais comment se limiter à ce seul local sans y associer une réflexion concernant les dons reçus par chacun de la part de Dieu pour qu’ils soient mis au service de la vie communautaire ? 

C’est le sens de notre démarche nouvelle de prière du jeudi soir :

* Seigneur enrichi ton Eglise par les dons du Saint Esprit que tu as en réserve

pour chacun d’entre nous et j’invite chacun à réclamer du Seigneur le ou les

dons mis de côté. C’est le spirituel.

* Seigneur conformément au projet que tu as formé pour ton Eglise, enrichi là

par de nouveaux locaux pour que ton peuple s’y rassemble.

C’est le matériel.

« Si vous venez m’appeler et me prier, je vous écouterai ; Si vous vous tournez vers moi, vous me retrouverez! »  Jérémie 29 – 12 et 13.

Autrement dit, face à tous les projets, perspectives, petits ou grands, à tout ce qui nous habite en cette rentrée comme espérances et envies pour notre vie d’Eglise, apprenons à prendre le temps de la prière personnelle et communautaire qui ne peut pas se contenter d’être seulement une longue liste interminable de mercis et de demandes adressés au Seigneur, et donc un monologue, mais qui est aussi, et peut-être avant tout, silence pour nous mettre à l’écoute du Seigneur, de sa Parole et de ses projets et son espérance pour nous !

Et si, au fond, notre projet fondamental pour notre vie d’Eglise, au travers de toutes ses activités et ses perspectives de rassemblements, était tout simplement de découvrir et d’approfondir notre connaissance du Seigneur et de ses projets, en le cherchant encore de tout notre être !

C’est toute notre relation au Seigneur qui en serait renouvelée ! C’est toute notre marche en Eglise vers demain qui retrouverait son sens ! Cela avec confiance et espérance en la fidélité du Seigneur, car les projets de Dieu sont toujours des projets de paix et de bonheur, ils ouvrent toujours devant nos pas un avenir et une espérance !  

Alors et j’ose dire alors seulement nous pourrons lui porter nos soucis, nos problèmes de quelque nature que se soit en étant sur de son écoute et de Sa compassion.

Et quelles que soient nos maladresses, nos faiblesses, notre petite foi, il répondra car nous aurons respecté Sa volonté en ne nous souciant pas prioritairement de nos besoins mais en Le mettant au centre de nos prières pour que Ses projets pour nous prennent toute leur place et que Sa paix et le bonheur qui l’accompagne nous envahissent en nous amenant sur les terres de Sa bénédiction.

A titre d’exemple je veux vous conter c’est épisode qui illustre la façon dont Dieu s’y prend pour nous diriger et transformer nos vies.

Au XIXème siècle, Lord Radstock, lors d’un voyage en Norvège, était descendu dans un hôtel. Un soir, une petite fille jouait du piano dans le hall. C’était une cacophonie : Plink, plonk; plink, plonk. Un homme arrive et s’assoit derrière la petite fille qui continue de taper sur le piano.

Il commence à intercaler d’autres notes entre les plink plonk, et subitement cela se transforme en une magnifique mélodie. Cet homme, le père de la petite fille, était un grand compositeur russe, Alexandre Borodine.

Nous jouons aussi maladroitement notre partition. « Nous savons, qu’en toutes choses, écrit Paul, Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment » (Romains 8, 28). Cherchons la volonté de Dieu par la lecture de sa Parole, l'écoute de l'Esprit Saint, l’utilisation de notre intelligence, les échanges avec des chrétiens de bon conseil, l'attention aux signes des circonstances et la patience.

« Dieu fait tout concourir au bien de ceux qui l’aiment. » Dieu vient s'asseoir à nos côtés, intercale ses notes entre nos « Plink... Plonk », et transforme ainsi nos vies en une splendide symphonie.

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