Nous aurions pu tout aussi bien intituler ce message comme :

 

* Quel est dans notre vie le géant qui nous bloque ?

 

* Quelle sont nos craintes ?

 

* Quelles sont nos peurs ?

 

* Pourquoi tant d’échecs dans nos vies ? etc, etc….

 

Nous allons comprendre que nos peurs, nos craintes ne sont que la résultante de notre niveau de foi et de notre attitude – confiante ou non dans la Parole de Dieu - face à l’obstacle.

 

Nous allons faire plusieurs lectures qui vont nous éclairer sur notre propre conditionnement vis-à-vis de Dieu mais aussi vis-à-vis de la religion et du monde qui nous entoure.

 

Au travers de ces quelques textes nous allons comprendre le pourquoi de l’échec ou, à l’inverse, le pourquoi du succès.

 

Nombres 13:27-34

 

Et ils allèrent, et arrivèrent auprès de Moïse et d’Aaron, et de toute l’assemblée des fils d’Israël, au désert de Paran, à Kadès; et ils leur rendirent compte, ainsi qu’à toute l’assemblée, et leur montrèrent le fruit du pays.

 

Et ils racontèrent à Moïse, et dirent: Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés; et vraiment il est ruisselant de lait et de miel, et en voici le fruit.

 

Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très grandes; et nous y avons vu aussi les enfants d’Anak.

 

Amalek habite le pays du midi; et le Héthien, le Jébusien et l’Amoréen habitent la montagne; et le Cananéen habite le long de la mer et sur le rivage du Jourdain.

 

Et Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit: Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire.

 

Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent: Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous.

 

Et ils décrièrent devant les fils d’Israël le pays qu’ils avaient reconnu, disant: Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu est de haute stature.

 

Et nous y avons vu les géants, fils d’Anak, qui est de la race des géants; et nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et nous étions de même à leurs yeux.

 

Un peu d’histoire : Anak, fils ou descendant d'Arba, est un personnage biblique, décrit comme appartenant à une race de géants, et apparaissant principalement dans la Torah à l'occasion de l'exploration du pays de Canaan, mais également dans les livres des Prophètes, lors de la conquête du pays par les Hébreux. Ses descendants sont connus sous le nom d'« Anakim » ou « Anakites », qui étaient « grands et forts ». Selon le Livre des Nombres et le Livre de Josué, Anak a trois fils : Schéschaï, Ahiman et Talmaï[].

 

Anak est mentionné plusieurs fois dans la Bible : dans le Livre des Nombres, dans le Deutéronome, dans le Livre de Josué et dans le Livre des Juges. Les Anakim sont aussi cités dans le Livre de Jérémie.

 

Anak pourrait avoir une certaine parenté avec le dieu sumérien Enki, ou encore avec le géant Anax dans la mythologie grecque. La tradition attribue d'ailleurs à Anak la parenté d'un géant, Og, roi de Bashân.

 

De même, on peut envisager une parenté avec les Annunaki de la mythologie mésopotamienne.

 

Douze éclaireurs étaient partis: un pour chaque tribu. Au départ rien ne les distinguait. Mais les quarante jours du voyage ont mis ces hommes à l'épreuve (le chiffre 40 dans la Bible parle toujours de mise à l'épreuve). Et au retour chacun montre ce qu'il y a dans son cœur. Le résultat? Dix sont incrédules; deux seulement, Josué et Caleb, ont confiance en Dieu. La foi connaît le Seigneur et apprécie les circonstances d'après Lui; l'incrédulité au contraire les mesure aux dimensions humaines et s'arrête aux obstacles visibles. Les géants, fils d'Anak, n'étaient pas imaginaires, ni non plus les hautes murailles. Mais la faute des hommes était de considérer leur propre petitesse et de s'occuper de ce que ces ennemis pouvaient penser d'eux (fin du verset 34). C'était à l'Éternel qu'il fallait regarder. Josué et Caleb n'ont pas honte de déclarer leur foi devant tous. Ils attachent du prix à l'héritage promis et pressent leurs frères de se l'approprier. Faisons-nous partie de ceux qui recommandent «le pays» ou de ceux qui découragent les âmes de suivre Jésus?

 

Ne pas être d'accord avec les autres est toujours difficile, parfois dangereux. Les deux hommes manquent être lapidés par le peuple (verset 10), mais ils ont Dieu de leur côté.

 

De quel esprit était animé Caleb ?

 

* Il fait taire le peuple affecté par le découragement suite au récit des éclaireurs

 

* Il tient un discours de Foi, comme garant de la promesse de Dieu qui leur a dit « allez-y sans peur »

 

* Il regarde plus loin, sans douter croyant dans la puissance et la fidélité de Dieu

 

Rappelons-nous que seuls Caleb et Josué sont entrés dans le pays qui regorge de lait et de miel ; tous les autres sont morts dans le désert.

 

Et nous, quel esprit nous anime : celui de Caleb ou celui des autres éclaireurs ?

 

Les descendants d’Anak étaient des géants, mais quel est le géant de notre vie ?

 

Rappelons qu’au chapitre 1 Dieu leur donne le pays : allez-y, ne craignez pas

 

Mais ils doutent et demandent que des éclaireurs y pénètrent et fassent leur rapport.

 

Dieu savait qu’à la vue du pays ils auraient peur d’où l’injonction « allez-y »

 

Dans la Bible le raisin symbolise la joie. Les douze revinrent avec des grappes de raisin d’un poids, d’une succulence hors du commun.

 

Ce symbole de joie, à part Caleb et Josué, les éclaireurs ne le percevait pas, obnubilés par leur crainte. Paul ELUARD ne disait-il pas avec justesse :

 

« Je vois le monde comme je suis et non comme il est ».

 

Un jour, dans une école talmudique, un élève demande à son rabbin :
«Pourquoi un pauvre est amical et prêt à aider, tandis qu’un riche ne nous remarque même

 

pas ?» Le rabbin lui demande alors de regarder par la fenêtre ; il y voit une femme avec son enfant qui va au marché. Ensuite, il lui dit de se tourner vers un miroir, et lui demande ce qu’il voit. L’élève répond: «Moi-même!»

 

Et le rabbin continue, en lui disant :

 

«La fenêtre est faite en verre, le miroir aussi, mais au fond de ce dernier il y a une couche d’argent, et vois-tu, dès qu’on met un peu d’argent derrière le verre, on ne voit plus que soi-même.»

 

Les dix éclaireurs ne regardaient pas à la promesse contenue dans l’ordre divin mais à la taille des géants, taille réelle et sûrement effrayante mais soumise de toute éternité à la volonté et à l’autorité de Dieu !

 

Lisons Hébreux chapitre 3 verset 7 :

 

« C'est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit: aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert, où vos pères me tentèrent pour m'éprouver, et ils virent mes œuvres pendant quarante ans.

 

Aussi je fus irrité contre cette génération, et je dis: ils ont toujours un cœur qui s'égare. Ils n'ont pas connu mes voies.

 

Je jurai donc dans ma colère: ils n'entreront pas dans mon repos! »

 

Nombre 20 versets 9 à 12

 

« Moïse donc prit la verge de devant l'Eternel, comme il lui avait commandé. Et Moïse et Aaron convoquèrent l'assemblée devant le rocher, et il leur dit : Vous rebelles, écoutez maintenant, vous ferons-nous sortir de l'eau de ce rocher? Puis Moïse leva sa main, et frappa de sa verge le rocher par deux fois; et il en sortit des eaux en abondance, et l'assemblée but, et leurs bêtes aussi. Et l'Eternel dit à Moïse et à Aaron : Parce que vous n'avez point cru en moi, pour me sanctifier en la présence des enfants d'Israël, aussi vous n'introduirez point cette assemblée au pays que je leur ai donné. »

 

Comment comprendre ce passage, en quoi Moïse a-t-il démérité ?

 

Moïse a bien entendu et compris l’ordre du Seigneur, il l’a en apparence exécuté et pourtant !

 

Pour répondre aux murmures du peuple, Dieu se rappelle le bâton d’Aaron qu’il a donné en signe d’alliance, produisant la grâce pour répondre à nos besoins. Dieu voulait agir en grâce, en faisant jaillir l’eau dans le désert : «Vous parlerez au rocher et il donnera ses eaux» (v. 8). Pour cela, Dieu ordonne de prendre le bâton d’Aaron, bien connu, qui était devant d’Éternel, dans le tabernacle.

 

Moïse agit différemment. Il suit, il est vrai, les ordres de Dieu, prend le bâton et convoque l’assemblée devant le rocher, mais il se sert de son bâton à lui, employant l’autorité de Dieu pour se faire valoir.

 

Moïse avait pourtant bien entendu, bien compris mais ce fut son bâton qu’il utilisa.

 

Dieu prononce son jugement sur lui ; à cause de cela, Moïse n’introduira pas le peuple en Canaan. Plus tard, quand Moïse le pria, Dieu ne voulut pas retirer sa parole : «C’est assez, dit-il, ne me parle plus de cette affaire» (Deut. 3:26).

 

Moïse dit au peuple : «Écoutez, rebelles» (v. 10). Il jugeait d’une manière parfaitement saine l’iniquité du peuple, mais il s’irrite et se met en colère. Il ne voyait pas que Dieu dépassait ici ses voies ordinaires. Moïse avait été fidèle dans sa maison, mais il ne s’agissait pas ici de fidélité ; il s’agissait de grâce, et Moïse n’était plus à la hauteur des pensées de Dieu.

 

Il pensait à la rébellion du peuple, tandis que Dieu pensait au bâton d’Aaron qui n’était nullement destinée à frapper les rebelles.

 

Dieu avait fait fleurir et fructifier un bois mort. C’était un principe entièrement nouveau : la vie, communiquée à ce qui était mort. Boutons, fleurs, amandes sur une branche sans vie, ce sont là des phénomènes qui proviennent de Dieu seul. Dans ce moment-là, Moïse juge les rebelles et ne comprend pas Dieu. Il dit au peuple : «Vous ferons-nous sortir de l’eau de ce rocher ?» Vous ferons-nous !

 

Il s’attribue cette puissance à lui-même.

 

Moïse frappe le rocher de son propre bâton.

 

Il ne peut s’élever à la hauteur de la grâce de Dieu qui agit pour bénir le peuple.

 

Nos peurs, nos craintes, nos géants dressés sur notre route seraient à coup sur vaincus si nous prenions le temps de l’écoute et de la compréhension de la Parole de Dieu.

 

Trop souvent nous comptons sur nos propres forces quand ce n’est pas sur notre arrogance et notre orgueil – j’en suis capable – alors qu’il nous suffirait de chercher le bâton d’Aaron (en fait Christ vivant et ressuscité) plutôt que de compter sur nos propres forces.

 

Moïse ou toi ou moi, avait entendu l’ordre de Dieu mais il ne l’avait pas écouté !

 

Trop souvent nous entendons mais ne prenons pas le temps de l’écoute qui induit celui de la réflexion. Nous prenons pour argent contant ce que nous pensons vrai, souhaitable, conforme à la pensée de Dieu mais ses pensées sont aussi éloignées de nous que la terre l’est du soleil.

 

Le soleil se trouve à 150 millions de km de la Terre. Cette distance est utilisée en astronomie comme mesure : UA (unité astronomique, 150 millions de km). Elle est utilisée pour donner la distance d’objets proches de nous. La lumière met un peu plus de 8 minutes pour parcourir

 

cette distance.

 

Le Seigneur ne déclare-t-il pas dans Zacharie 4 verset 6 :

 

« Ce n'est ni par la puissance ni par la force, mais c'est par mon esprit »

 

Sans l’Esprit de Dieu je ne peux rien ! Moïse ne l’avait pas compris, et moi ?

 

Tant que le désert est désert, et que l’homme est homme, rien ne nous soutient, sinon cet amour et cette grâce constante, toujours prête à se répandre. La simplicité de cœur de tout chrétien devrait en tenir compte et s’appuyer sur la personne de Christ, dont nous avons besoin, compter sur lui comme sur un ami et non sur nos propres forces.

 

2 Rois 13 versets 17 à 19

 

« Elisée lui dit: Ouvre la fenêtre à l'orient. Et il l'ouvrit. Elisée dit: Tire. Et il tira. Elisée dit: C'est une flèche de délivrance de la part de l'Eternel, une flèche de délivrance contre les Syriens; tu battras les Syriens à Aphek jusqu'à leur extermination. Elisée dit encore: Prends les flèches. Et il les prit. Elisée dit au roi d'Israël: Frappe contre terre. Et il frappa trois fois, et s'arrêta. L'homme de Dieu s'irrita contre lui, et dit: Il fallait frapper cinq ou six fois; alors tu aurais battu les Syriens jusqu'à leur extermination; maintenant tu les battras trois fois ».

 

Contexte historique :

 

Roi Joachaz du Royaume du Nord (règne : 814 à 797 avant Jésus-Christ)

 

Roi Joas du Royaume du Nord (règne : 797 à 781 avant Jésus-Christ)

 

Le grand ennemi du Royaume du Nord (capitale : Samarie) à cette époque était la Syrie (Aram) qui se trouvait au Nord (à ne pas confondre avec l’Assyrie)

 

Le prophète Élisée était à l’œuvre depuis près de 50 ans comme prophète de Dieu.

 

Le prochain grand prophète qui apparaîtra en Israël sera Jonas (2 Rois 14:25) qui exercera son ministère pendant le règne de Jéroboam II, le fils du roi Joas

 

Élisée, dont le nom signifie «salut de Dieu» reste jusqu'à la fin de son long ministère le prophète de la grâce. Il annonce ici la délivrance au nouveau roi d'Israël, Joas, qui lui rend visite. Où trouver aujourd'hui la grâce et le salut, si ce n'est auprès d'un Christ qui mourut pour nous?

 

Joas, malheureusement, n'est pas en état de profiter de toute la grâce offerte. Il manque de foi. Est-ce que nous ne sommes pas souvent comme lui? Dieu a en réserve de riches bénédictions. Il est prêt à nous les donner. Mais nous les Lui demandons timidement, comme s'Il était pauvre ou comme si ce n'était pas Son désir de nous en combler.

 

C'est bien mal le connaître. Les limites ne viennent jamais de Lui, mais de notre manque de foi. Nous n'avons pas, parce que nous ne demandons pas ou parce que nous ne savons pas demander correctement (Jacques 4:2).

 

J’ai lu un livre retraçant l’expérience d’un chrétien qui a été transporté – était-ce dans son corps ou en esprit ?- au paradis. Bien évidemment il y a vu des paysages d’une beauté, d’une limpidité, d’une transparence indescriptible avec nos faibles mots mais aussi un bâtiment brillant comme le soleil mais dont la lumière n’aveuglait pas.

 

Il s’y trouvait une foultitude de membres (jambes, oreilles, bras etc.) mais aussi de boîtes d’où émergeaient quantité de forces spirituelles (guérison, paix, victoire etc.)

 

Intérrogé, le Seigneur aurait répondu à ce brave chrétien : ce sont toutes les bénédictions, toutes les grâces, toutes les victoires que mes enfants ne m’ont pas demandé.

 

Cela donne à réfléchir !

 

Alors comment comprendre ce passage. Voyons versets par versets.

 

VERSET 16 : «  Puis Élisée dit au roi d’Israël: Bande l’arc avec ta main. Et quand il l’eut bandé de sa main, Élisée mit ses mains sur les mains du roi »

 

Les mains du prophète symbolisaient la Main de Dieu reposant sur le roi Joas pour le bénir dans ses campagnes militaires contre la Syrie. La délivrance serait de nature militaire.

 

VERSET 17 : « Elisée lui dit: Ouvre la fenêtre à l’orient. Et il l’ouvrit. Élisée dit: Tire. Et il tira. Élisée dit: C’est une flèche de délivrance de la part de l’Éternel, une flèche de délivrance contre les Syriens; tu battras les Syriens à Aphek jusqu’à leur extermination. »

 

Pourquoi la flèche envoyée vers l’Est (l’Orient)?

 

Les conquêtes récentes de la Syrie contre le Royaume du Nord se trouvaient à l’est du Jourdain, la Syrie (Aram) se trouve au nord.

 

Ici, le prophète explique le symbolisme des flèches :

 

« une flèche de salut de la part de l’Eternel » : Dieu est la première cause du succès militaire et Il est mentionné en premier.

 

« tu battras les Syriens » : Joas allait être utilisé de façon instrumentale par Dieu pour apporter la délivrance.

 

Certains commentateurs mentionnent une coutume ancienne de tirer une flèche dans un pays ennemi dans le but d’annoncer une invasion prochaine.

 

Aphek, un nom voulant dire « forteresse », était le lieu d’une défaite des Syriens accordée par Dieu à un roi du Royaume du Nord (1 Rois chapitre 20); peut-être Dieu voulait rappeler à Joas la victoire accordée dans le passé contre le même ennemi; pour nous encourager.

 

Dieu aussi nous rappelle des victoires et des grâces du passé pour nous encourager.

 

Une fenêtre ouverte est associée symboliquement à l’opportunité (circonstances favorables)

 

VERSET 19 : « L’homme de Dieu s’irrita contre lui, et dit: Il fallait frapper cinq ou six fois; alors tu aurais battu les Syriens jusqu’à leur extermination; maintenant tu les battras trois fois. »

 

Étant donné que le roi avait déjà été instruit que la flèche représentait la délivrance donnée par Dieu, il aurait dû utiliser toutes les flèches dans son carquois pour obtenir autant de victoires que possibles sur les Syriens; en tirant seulement 3 des flèches, le roi avait démontré un manque de zèle et de foi méritant la colère du prophète.

 

Combien de fois nous nous privons de bénédictions en raison de :

 

L’ignorance, de la peur, de l’incrédulité, du doute, du jugement etc.

 

Nos désirs sont souvent minimes, nos attentes sont basses, nos efforts sont faibles et par conséquent nos victoires sont peu nombreuses.

 

Une conquête incomplète de l’ennemi dans le présent mènera à une défaite future.

 

Le Seigneur ne nous dit-il pas : « Qu’il vous soit fait selon votre foi. » (Matthieu 9:29).

 

Arthur Pink (Pasteur et écrivain calviniste né à Nottingham le 1er avril 1886) a écrit :

 

« Beaucoup de chrétiens s’attendent à peu de Dieu, demandent peu, et par conséquent reçoivent peu et sont contents avec peu. ».

 

Nous ne sommes pas des fatalistes : oui, c’était dans le décret secret de Dieu que le Royaume du Nord obtienne 3 victoires sur les Syriens mais le roi d’Israël était totalement responsable de ne pas chercher plus de victoires.

 

« Prends les flèches! » voulait dire prendre TOUTES les flèches !

 

Dieu nous encourage à nous engager dans la guerre spirituelle, de lutter, de persévérer, de chercher des victoires, de ne pas se contenter de peu mais de toujours courir vers le but car Il nous a fait des promesses; nous avons accès au trône; allons y puiser toutes les armes de la victoire.

 

Galates 2 versets 11 à 14

 

« Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible. 12En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis. 13Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie. 14Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ?».

 

Examinons tout brièvement ce que j’appellerai l'incident d'Antioche.

 

Nous avons en scène Pierre et Paul.

 

Avant que certains soient arrivés de Jérusalem, Pierre agissait conformément à l’enseignement du Christ. Il était d'accord que l'évangile de Paul et le sien était le même - que le salut s'obtient par la grâce seule par le moyen de la foi.

 

Il n'y a aucun doute que Pierre croyait que la base pour la communion fraternelle était le fait que chaque chrétien est accepté par Dieu.

 

Mais, par crainte des opinions des hommes venus de Jérusalem, les circoncis, il agissait contre ses convictions. Il était hypocrite.

 

Avant, Pierre mangeait avec les chrétiens de l'église d'Antioche - les ex-païens, les non-juifs.
Et puis, tout à coup il s'est éloigné d'eux. Il a ajouté l'obligation d'être circoncis pour avoir la communion fraternelle. "Lui, il n'est pas circoncis, je ne peux pas manger avec lui..." Pierre tournait en dérision la grâce de Dieu. Il s'est égaré et il en a égaré d’autres également dans l'église d'Antioche.

 

De plus, ce qu'il faisait aurait été blessant pour ceux qui disaient: "Hier, il a mangé avec nous, aujourd'hui nous ne sommes plus dignes de sa compagnie!" Aux yeux de Pierre les chrétiens ex- païens d'Antioche sont devenus des inconnus.
Paul a réagi. Encore une fois le vrai Evangile était en jeu. Paul a résisté à Pierre, même à Pierre l'Apôtre comme il a résisté aux faux frères à Jérusalem auparavant dans le chapitre 2, verset 5. Paul a dit à Pierre, devant tout le monde :

 

"Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser"

 

"Pierre, si tu connais la vérité comment est-ce possible que tu agisses contre la vérité?"

 

Quelles leçons en tirer ? Que devons-nous comprendre ?

 

Nos défaites ont souvent pour cause nos renoncements, notre manque de fermeté parce qu’il est bien plus facile de se conformer à la majorité que de s’y opposer !

 

Cela à un nom : faiblesse de caractère ou hypocrisie voir cynisme.

 

A chacun de juger, de se juger.

 

Et oui, nous somme de la même nature que Pierre !

 

Bien sur je ne me battrais pas seul et contre tous si Dieu ne me le demande pas mais pour vaincre selon ses instructions, en conformité avec Sa Parole, sachons-nous entourer de chrétiens fidèles, affermis, dignes de confiance et ensembles nous mènerons le bon combat qui mène toujours à la victoire selon ce qui est écrit « Résistez à Satan et il fuira loin de vous ».

 

N’oublions jamais que la victoire est à notre Dieu !

 

Conclusion

 

Rappelez-vous le titre de ce message : Le Chrétien doit-il être violent ?

 

Relisons Luc 16 verset 16 : « La loi et les prophètes ont été jusqu'à Jean; des lors le royaume de Dieu est annonce et chacun use de violence pour y entrer ».

 

Vous avez bien lu chacun use de violence pour y entrer.

 

Nous avons vu au travers de cette méditation plusieurs causes d’échecs et une réalité : seuls les violents entreront dans le royaume.

 

Qu’est-ce à dire ?

 

Bien sur il ne s’agit pas de violence physique à l’égard de qui que se soit mais de nous faire violence c'est-à-dire changer nos habitudes, sortir de notre torpeur, de notre confort religieux, de nos certitudes, de nos peurs tant du monde que des institutions religieuses ou autres, de notre égo, de notre conformisme si rassurant.

 

Si nous faisons peu, nous aurons peu. Si la crainte de changer nous bloque sur notre chaise, soyons certains que nous serons aussi bloqués dans nos combats et nos aspirations.

 

Frères et sœurs nous venons tous d’horizons différents mais animés par le même esprit : celui de la liberté en Christ. Après des années d’assoupissement dans un conformisme religieux tellement sécurisant mais aussi tellement aseptisé, sans odeur ni saveur, nous goutons à autre chose de vrai, d’authentique : la liberté des enfants de Dieu.

 

Alors ne te réfugie pas dans tes conformismes, ta religiosité, tes peurs, tes renoncements, ton hypocrisie, ton arrogance, ta malveillance, ton ego surdimensionné mais ouvre-toi à la Parole, Sa Parole libératrice, découvre le sens profond de la communion fraternelle et d’une relation vraie avec ton Dieu alors « des fleuves d’eau vive couleront de ton sein ».

 

Soyez bousculés par l’Esprit qui vivifie !

 

Amen

 

 

 

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