« Or la foi rend présentes les choses qu'on espère, et elle est une démonstration de celles qu'on ne voit point ». Hébreux 11-1 Bible MARTIN

« Car c'est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l'espérance qu'on voit n'est plus espérance: ce qu'on voit, peut-on l'espérer encore? ».Romains 8:24

« Parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles ».2 Corinthiens 4:18

Enfant, comme tout le monde certainement, la vie me paraissait éternelle, illimitée, sans fin ! La mort était un concept quasiment inconnu, sans accroche, sans réalité.

Sans le savoir, mon esprit prenait la dimension de l’éternité, d’une vie qui ne finirait jamais. A l’âge adulte cette sérénité tranquille de l’enfance s’est effacée face aux réalités de ce monde : oui, il y a une fin.

Plus j’avançais en âge et plus cette réalité prenait corps, sans pouvoir l’éluder. Bien sur il y a la vie et ses plaisirs mais aussi ses drames ; les avis de décès du journal me rappelaient toujours cette finalité inéluctable : il y aura une fin.

En fait y aura-t-il réellement une fin ? Si oui à quoi sert de vivre ? Si non comment vivre ?

Le Seigneur n’a-t-il pas fait cette promesse : « J’ai mis dans le cœur de l’homme la notion de l’éternité ? ».

Comme beaucoup, passé le temps de l’insouciance, est venu le temps de la réflexion : et si c’était vrai ! et s’il y avait une vie après la vie !

J’ai commencé à lire le best seller du Dr MOODY « La vie après la mort » et tous ces témoignages m’ont amené à chercher partout où il ne fallait pas car il n’y a qu’un Chemin, qu’une Vérité, qu’une Vie : JESUS le fils de Dieu venu en chair sur cette terre pour déchirer le voile de notre scepticisme et de nos doutes.

J’ai cherché dans la lecture du Coran et dans la pratique du Yoga, sans succès. Ce fut par la suite l’occultisme et ses réponses mensongères car, si dès les débuts certaines réponses sont portées, bien vite l’addiction, la perte de liberté, la soif d’en savoir plus et l’orgueil font leur apparition.

Vous y perdez non seulement votre liberté – pour toute décision à prendre vous êtes englué dans le doute, la peur qui ne peuvent être levés que par la consultation des esprits ou des guides – mais aussi votre âme.

Et puis ce fut la rencontre de Christ au travers de l’Evangile et la révélation qu’Il est véritablement le libérateur. Et comment le rencontrer si ce n’est par la lecture de sa Parole, par le témoignage de personnes qui le côtoient au quotidien car Il est vivant et vainqueur aux siècles des siècles !

« Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ ». Romains 10 - 17

Beaucoup aujourd'hui affirment avoir la foi en un Dieu ou en quelqu'un ou en quelque chose ! La question est simple d'où vient la foi ? Qui l'alimente ? Par quoi est-elle alimentée? Qu’engendre la foi ? 

Pour répondre à ces questions, bien attendu la Bible sera notre lumière, la direction à suivre. 

A la première question la Bible dit :

« L'Eternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant ». Genèse 2:7

Si Dieu a créé l'homme âme, corps, et esprit et l’a fait à sa ressemblance nous devons entendre par-là que Dieu a semé aussi la foi dans chacun des cœurs. Car si Dieu a placé son souffle en nous il va s'en dire que l'esprit de Dieu communique à l'homme ce qu'on appelle la pensée de l'éternité comme on vient de le lire dans Romains 10 - 17

En effet la Bible dit elle-même :

« Il fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin ». Ecclésiaste 3:11

Et pour que l’homme ait cette pensée de l’éternité, il faut bien que celui-ci est en lui une foi surnaturelle qui lui permette de l’appréhender, de la respirer .

Les questions existentielles que beaucoup se posent sont de cet ordre :

Qui suis-je ? D’où venons-nous ? Ou irai-je après ma mort ? Pourrais-je vivre ou prolonger la vie, où va-t-on après la mort.

De tout temps Dieu veut que l’homme l’apprivoise, le cherche, apprenne à le découvrir, à l’aimer pour s’en faire un ami. Dieu a en horreur la religion mais se plait dans la relation.

Bien que Dieu ait mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité, il n’en n’a pas fait pour autant une mécanique bien huilée, sans imagination, sans liberté, sans curiosité et sans intelligence.

Il dit dans sa parole :

« Cherchez l'Eternel pendant qu'il se trouve; Invoquez-le, tandis qu'il est près ».

Esaïe 55:6

« Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur ». Jérémie 29:13

« Et moi, je vous dis: Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira ». Luc 11:9

IL y a dans ces passages, cette notion de recherche que l’homme doit faire pour avoir la réponse à ces questions.

Ne pas confondre la grâce et la foi.

La foi est un choix personnel que l’on peut faire ou ne pas faire, que l’on peut où non travailler, approfondir, vivifier.

Le don de Dieu, c’est autre chose : c’est sa grâce, c’est la fin du chantage à la performance. L’amour de Dieu, comme tout véritable amour, n’est pas à vendre, il nous aimera que nous croyons en lui ou non, que nous soyons religieux ou non, que nous fassions plein d’œuvres généreuses ou plein d’erreurs.

C’est cette grâce qui libère pour avoir la foi, ou non. Nous avons une attirance naturelle pour Dieu, pour ce qui est élevé et beau, et cette attirance est effectivement un don de Dieu (Jean 6:44), c’est dans notre nature.

Mais cette attirance n’est pas contraignante. Elle se manifeste dans les multiples dimensions de l’humain, chacun a sa personnalité et son histoire.

Certains ressentent comme la présence d’un amour qui les garde et nomment cela « la foi », certaines personnes n’ont pas ce sentiment mais cela ne veut pas dire que leur foi soit absente ou trop petite pour autant.

La foi peut s’espérer, on peut la chercher délibérément, la travailler, l’affiner, on peut surtout la demander à Dieu, commençant à prier alors même qu’on ne pense pas croire encore, ou si peu… « Seigneur, viens au secours de mon manque de foi » (Marc 9 :24).

En fait, la foi se travaille d’abord comme cela, en parlant à Dieu tel qu’on l’imagine ou l’espère, lui parler avec son cœur, sa tête, ses tripes. Y mettre tout ce que l’on a en réserve de sincérité et de disponibilité, de transparence, puisque avec lui nous n’avons pas à avoir peur d’être mal vu.

Et ne perdons pas de vue que les œuvres sont le souffle de la foi, sa respiration.

La foi est comme un corps dont le souffle serait les œuvres. Ce sont nos œuvres, nous dit Jacques qui pourront nourrir, perfectionner notre foi, la rendre vivante et féconde. C’est une très bonne remarque.

Jacques l’explique avec la petite parabole du pauvre affamé qui demande du pain et auquel le riche répond « va en paix et bon appétit ! ».

Par cette parabole, Jaques ne nous donne pas une petite leçon de morale (inutile, car n’importe qui ayant un peu de cœur ne se moquerait pas ainsi d’un pauvre).

Avec cette parabole Jacques nous dit que si nous ne travaillons pas notre foi par l’action concrète, notre foi sera comme morte en nous-mêmes, elle ne nous nourrira pas, ne nous réchauffera pas, ne nous donnera pas la paix dont elle est pourtant riche, notre foi nous laissera tout simplement en plan au milieu de notre détresse humaine !

La lettre aux Hébreux dans son chapitre 11 nous énumère une longue liste de témoins de la foi.

En ce qui me concerne, dans ma famille, j’ai un exemple extraordinaire d’un champion de la foi. Etre plus croyant que lui, relève de chimères !

Jacques, c’est son prénom, a une foi inébranlable dans …l’athéisme !!

Je vous garantie qu’il en faut de la foi pour croire que tout vient du néant, que ce néant a « engendré » une molécule primaire qui, évoluant toujours dans le néant, a muté – certains tels DARWIN diront évolué – pour prendre forme puis, soudainement, découvrir la vie qui, elle aussi, venait forcément du néant, s’y adapter selon des lois physiques et mathématiques sorties tout droit du grand vide sidéral pour, finalement, donner naissance après une longue chaîne de mutations à l’homme moderne.

J’envisage sous un autre jour mon assiette de charcuterie ! N’est-ce pas un lointain parent qui s’y trouve et qui aurait mal évolué ?

Leibniz a écrit « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Car le rien est plus simple et plus facile que le quelque chose ! ».

S’il n’y a pas de « principe créateur » l’univers ne peut être créé. Rien ne peut se manifester sans cause ni condition, autrement dit rien ne peut commencer à exister ou cesser d’exister sans une cause première.

Comment quelque chose qui n’existe pas pourrait-il désirer prouver qu’il existe ?

La simple observation du monde qui nous entoure, la beauté et la perfection de l’univers dans son harmonie première, l’obéissance de tout ce qui est à des lois physiques et astrophysiques si complexes mais communes pour tout le cosmos, de l’infiniment petit – la mécanique quantique – à l’infiniment grand – la relativité – nous amène inéluctablement à la pensée d’un créateur.

Cette quête du sens de la vie doit nous pousser à réaliser, à comprendre que « ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour nous, Dieu nous l’ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Nous sommes donc inexcusables,puisque ayant connu Dieu, nous ne l’avons point glorifié comme Dieu, et ne lui avons point rendu grâces; mais nous nous sommes égaré dans nos pensées, et nos cœurs sans intelligence ont été plongés dans les ténèbres ». Romains 1 – 19 à 21.

Nous avons donc tous la Foi originelle, celle voulue et donnée par Dieu, cette foi de l’enfance qui pense et croit que la vie ne s’arrêtera pas, et pour qui les vocables de vieillesse et de mort sont incompréhensibles. L’observation de la nature, de la création dans son ensemble ne peut que nous amener à réfléchir sur le créateur de toutes ces richesses.

Cette foi est donc semée depuis les premières origines de nos premiers parents ; de même que Dieu l’a insufflé dans les narines du premier homme, de même nous l’insufflons de manière consciente – si nous sommes des hommes régénérés, c'est-à-dire nés de nouveau – ou inconsciente – si notre esprit charnel dirige notre vie – dès la conception et, bien évidemment, dès la naissance de nos enfants. La foi se communique, et doit être alimentée très tôt.

« Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme un signe sur vos mains, et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos enfants, et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras ».  Deutéronome 11:18

Vous saisissez l’importance de la transmission orale, par la lecture de la Parole de Dieu à nos enfants, petits-enfants, nièces, neveux etc.

Certains- je ne citerai pas de nom – ont quitté le groupe pour que leurs enfants soient enseignés à l’école du dimanche. J’en arrive à penser qu’ils n’ont pas compris l’essentiel !

Quel est-il ? L’éducation des enfants ne doit pas se faire qu’au catéchisme mais aussi et surtout à la maison et que des parents qui lisent la Bible et prient dans leurs foyers donneront aux enfants un intérêt aussi pour la parole de Dieu et la prière !

Lorsqu’on a compris qu’un véhicule est destiné au transport des personnes ou des marchandises, lorsqu’on a appris à le conduire il ne reste plus qu’à aller de l’avant à la condition de surveiller la jauge à carburant et faire le plein de temps à autre.

Il en est de même pour la foi : après l’avoir apprivoisée, il faut la nourrir, l’alimenter. Comment ? Par la lecture régulière de la Parole car « Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » 2Timothée 3:16.

La lecture régulière de la Parole, c’est le plat principal. Mais il y a aussi les entrées : les témoignages, les discussions car ainsi « la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ ». Romains 10 – 17.

Je me rappelle qu’au début de ma conversion je buvais tous les récits, j’écoutais tous les témoignages relatifs à l’action surnaturelle du Seigneur.

Matthieu 4 – 4 « L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».

Mais dans un repas équilibré il y a également un dessert. Pour tout chrétien régénéré, ce dessert c’est la communion fraternelle.

Comment peut-on se dire disciple, témoin du Christ et vivre en ermite, sans confrontation de ses pensées, sans échanges et donc en fait sans code de la route !

Le Christ a voulu une église forte, vivante, assemblée comme un phare pour les nations et non des petits « Christiens » isolés et donc vulnérables.

Le mot « église » vient du grec ancien ekklesia signifiant « assemblée du peuple », lui-même issu du verbe ekkaleô, « convoquer, appeler au-dehors ».

L'église, dans son sens premier, est l’assemblée des croyants.

Le Nouveau Testament l'emploie aussi bien pour désigner une communauté locale que l'ensemble des croyants dans le Christ.

C’est bien d’une convocation, d’un appel à aller au dehors qu’il s’agit !

Qu’engendre la foi dans notre vie « La foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas ». Hébreux 11:1

Regardez un très jeune enfant, il est au bord de la route, vous êtes de l’autre coté et vous l’appelez.

Que va-t-il faire ? Il va courir vers vous ignorant le danger de la route car d’une part il n’en a pas conscience et d’autre part il vous fait confiance.

Pour paraphraser Paul, je dirai que la Foi ne soupçonne pas le mal car elle se nourrit de la confiance.

Et c’est par la foi, comme un enfant, que je me réfugie auprès de Dieu en étant sur qu’il m’accueille et me donne dès à présent accès à ce qu’il a préparé de toute éternité pour moi.

« Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance ».

Louis Segond Bible Jérémie 29 – 11

« Car je sais que les pensées que j'ai sur vous, dit l'Eternel, sont des pensées de paix, et non pas d'adversité, pour vous donner une fin telle que vous attendez ». Bible Martin. Jérémie 29 - 11

Alors que dire de plus si ce n’est que :

La foi plait a Dieu et elle nous sauve:

« Paul et Silas répondirent: Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille ». Actes 16:31

Elle fait de nous des enfants de Dieu:

« Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ». Galates 3:26
Elle nous donne la victoire sur nos ennemis:

« C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Egyptiens qui en firent la tentative furent engloutis ». Hébreux 11:29

« C'est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible ». Matthieu 17:20
Elle nous assure la Victoire sur toutes maladies (selon la volonté de Dieu)
 :

« C'est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et connaissez; c'est la foi en lui qui a donné à cet homme cette entière guérison, en présence de vous tous ». Actes 3:16

« Et Jésus lui dit: Va, ta foi t'a sauvé. Aussitôt il recouvra la vue, et suivit Jésus dans le chemin ». Marc 10:52

« Puis il lui dit: Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé ». Luc 17:19.

Et nous sommes sauvés par le moyen de foi:

« Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ». Ephésiens 2:8

Et pour conclure, La vraie foi doit être alimentée surtout de l’amour de Dieu :

« Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l’amour, je ne suis rien ». 1Corinthiens 13:2.

« En sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi; afin qu'étant enracinés et fondés dans l'amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu ». Ephésiens 3:17.

La foi, c’est la capacité d’espérer, de vivre aujourd’hui à la lumière des promesses de Dieu, et à la lumière des besoins des générations futures.

C’est réaliser que nous ne sommes pas seuls, car Dieu est avec nous.

A la croix, Christ, vrai Dieu et vrai homme, a assumé notre vie et notre mort en nous libérant de la fatalité du mal et du péché, et sa résurrection nous ouvre la voie à la réconciliation, à la vie et à l’espérance.

« Ainsi donc, nous aussi, qui avons autour de nous une telle nuée de témoins, rejetons tout fardeau et le péché qui sait si bien nous entourer, et courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les regards fixés sur celui qui est l’initiateur de la foi et qui la mène à son accomplissement, Jésus. » Hébreux 12 – 1 et 2.

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