1 Roi 17 : 8-24

 

17.1 Élie, le Thischbite, l'un des habitants de Galaad, dit à Achab: L'Éternel est vivant, le Dieu d'Israël, dont je suis le serviteur! il n'y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole.

 

17.2 Et la parole de l'Éternel fut adressée à Élie, en ces mots:

 

17.3 Pars d'ici, dirige-toi vers l'orient, et cache-toi près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain.

 

17.4 Tu boiras de l'eau du torrent, et j'ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là.

 

17.5 Il partit et fit selon la parole de l'Éternel, et il alla s'établir près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain.

 

17.6 Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l'eau du torrent.

 

17.7 Mais au bout d'un certain temps le torrent fut à sec, car il n'était point tombé de pluie dans le pays.

 

17.8 Alors la parole de l'Éternel lui fut adressée en ces mots:

 

17.9 Lève-toi, va à Sarepta, qui appartient à Sidon, et demeure là. Voici, j'y ai ordonné à une femme veuve de te nourrir.

 

17.10 Il se leva, et il alla à Sarepta. Comme il arrivait à l'entrée de la ville, voici, il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. Il l'appela, et dit: Va me chercher, je te prie, un peu d'eau dans un vase, afin que je boive.

 

17.11 Et elle alla en chercher. Il l'appela de nouveau, et dit: Apporte-moi, je te prie, un morceau de pain dans ta main.

 

17.12 Et elle répondit: L'Éternel, ton Dieu, est vivant! je n'ai rien de cuit, je n'ai qu'une poignée de farine dans un pot et un peu d'huile dans une cruche. Et voici, je ramasse deux morceaux de bois, puis je rentrerai et je préparerai cela pour moi et pour mon fils; nous mangerons, après quoi nous mourrons.

 

17.13 Élie lui dit: Ne crains point, rentre, fais comme tu as dit. Seulement, prépare-moi d'abord avec cela un petit gâteau, et tu me l'apporteras; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils.

 

17.14 Car ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël: La farine qui est dans le pot ne manquera point et l'huile qui est dans la cruche ne diminuera point, jusqu'au jour où l'Éternel fera tomber de la pluie sur la face du sol.

 

17.15 Elle alla, et elle fit selon la parole d'Élie. Et pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, aussi bien qu'Élie.

 

17.16 La farine qui était dans le pot ne manqua point, et l'huile qui était dans la cruche ne diminua point, selon la parole que l'Éternel avait prononcée par Élie.

 

17.17 Après ces choses, le fils de la femme, maîtresse de la maison, devint malade, et sa maladie fut si violente qu'il ne resta plus en lui de respiration.

 

17.18 Cette femme dit alors à Élie: Qu'y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils?

 

17.19 Il lui répondit: Donne-moi ton fils. Et il le prit du sein de la femme, le monta dans la chambre haute où il demeurait, et le coucha sur son lit.

 

17.20 Puis il invoqua l'Éternel, et dit: Éternel, mon Dieu, est-ce que tu affligerais, au point de faire mourir son fils, même cette veuve chez qui j'ai été reçu comme un hôte?

 

17.21 Et il s'étendit trois fois sur l'enfant, invoqua l'Éternel, et dit: Éternel, mon Dieu, je t'en prie, que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui!

 

17.22 L'Éternel écouta la voix d'Élie, et l'âme de l'enfant revint au dedans de lui, et il fut rendu à la vie.

 

17.23 Élie prit l'enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère. Et Élie dit: Vois, ton fils est vivant.

 

17.24 Et la femme dit à Élie: Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l'Éternel dans ta bouche est vérité.

 

1) Qui est Élie.

 

Élie ou Eliyyahou en hébreu signifie «Mon Dieu est Yahweh». On a probablement choisi ce nom en raison de la mission particulière qui lui sera attribuée dans le récit biblique et qui vient en opposition avec les adorateurs du dieu Baal. Peut-être n'a-t-il pas choisi ce nom mais l'a-t-il reçu d'un père ou d'un maître. Il n'y a aucune trace dans la Bible sur l'origine de son nom.

 

Prophète d'Israël du ixe siècle avant J.-C., son ministère a lieu dans le royaume d'Israël après la mort de Salomon. Il est le héraut de l'Éternel, Dieu d'Israël, face au dieu des Cananéens, Baal, dont la reine d'Israël JEZABEL s'est faite l'ardente missionnaire. Il réalise de nombreux prodiges avant de s'envoler aux cieux dans un tourbillon. Il est aussi, selon les prophètes bibliques, l'annonciateur du Messie à la fin des temps.

 

2) Sarepta

 

Sarepta (parfois transcrit Tsarephat, en hébreu biblique), était une ville phénicienne fortifiée sur la côte méditerranéenne entre Sidon et Tyr, dont l'emplacement était situé juste au nord de l’actuelle ville de Sarafand. Sarepta était renommée pour son activité de soufflage du verre, activité qui existe encore aujourd'hui à Sarafand.

 

Géographiquement elle se situe à environ 110 Km à vol d'oiseau de Galaad,

 

Sarepta a fait partie du royaume de Tyr jusqu'à la conquête romaine. Elle a par la suite été le siège d'un évêché latin.

 

3) Quelle était la situation politique

 

Le royaume d'Israël au IXe siècle avait abandonné la relation «filiale» qu'il avait avec le Seigneur. Toutes les couches de la société, et notamment les plus hautes, s'étaient laissées plus ou moins contaminer par les cultes cananéens idolâtres et sensuels.

 

L'exemple venait de haut, malheureusement. Le roi Achab (874-852 av. J.-C.) avait scellé son alliance avec le royaume de Tyr en épousant la princesse Jézabel, une fanatique, dont le père Etbaal était à la fois roi et grand prêtre de la déesse Ashérah. Cette alliance avec les Phéniciens représentait, politiquement et économiquement, une excellente affaire ; le commerce en avait été stimulé, et la richesse du royaume permettait à Achab non seulement d'entretenir une armée forte et dotée de chars puissants, mais aussi d'entreprendre de grandes constructions à Mégiddo, à Jéricho, et tout spécialement dans sa capitale Samarie. Sur ce site, des fouilles ont mis au jour les ruines d'un palais imposant et de nombreux restes des plaques d'ivoire dont étaient incrustés les panneaux et les meubles. Sagement, Achab, pour développer économiquement son pays, mettait à profit la paix relative dont jouissaient provisoirement les frontières.

 

La menace, à l'est, du colosse assyrien ôtait aux roitelets palestiniens toute envie de s'entredéchirer, et si avec les Araméens de Damas les relations restaient plutôt tendues, l'entente cordiale avait pu être restaurée, pour un temps, avec le voisin du Sud, le royaume frère de Juda.

 

Mais cette prospérité matérielle semblait accélérer la décadence religieuse. Sur les collines vertes les "hauts lieux" se multipliaient, où les adorateurs de Baal se retrouvaient pour des sacrifices et de curieuses danses rituelles avec flexion rythmique des genoux. Par centaines les "prophètes" de Baal et de la déesse Ashérah profitaient de l'appui et des largesses de la reine. Quant aux authentiques prophètes de Yahweh, défenseurs de la foi traditionnelle et de l'Alliance, ils étaient pourchassés. Partout l'idolâtrie semblait triompher, et Jézabel, farouchement attachée à ses dieux tyriens, avait réussi à introduire le culte de Baal jusque dans Samarie.

 

3) Mission d'Élie

 

Versets 1 à 7:

 

Élie est de la même nature que nous (Jacques 5-17): en proie au doute, à la peur.

 

Mais voyons comment tout à commencé.

 

Dieu donne un ordre à Élie: »Va trouver le roi et annonce-lui ma décision »,

 

Réfléchissons un instant, si le Seigneur nous demandait pareille chose, par exemple « va trouver ton chef, ton député voir le Président de la République », que ferions-nous?

 

Élie avait-il demandé à être prophète du Très-Haut? Aurait-il pu dire non au seigneur?

 

Mais l'ordre divin devait être impérieux pour qu'Élie quitte Galaad et se rende en Samarie au Palais du roi. La confiance en son dieu devait être grande elle aussi.

 

Cette mission acceptée fait écho à notre propre engagement, notre propre enthousiasme de nos débuts: rappelons-nous notre zèle à cette période de notre vie!.

 

Mais Élie a obéi ayant confiance en son Dieu. A-t-il analysé toutes les conséquences de son oui?

 

Je ne le pense pas car il y a fort à parier qu'il serait resté tranquillement à Galaad!

 

Et c'est cette attitude que recherche le seigneur, une confiance dans la Parole donnée, sans calcul mais avec la fougue de la jeunesse spirituelle.

 

Alors pourquoi avec le temps notre enthousiasme tièdit?

 

* La routine nous entraîne inexorablement à la religiosité: petit culte, petite réunion de prière, petite prière, petit témoignage,

 

* La respectabilité qui masque bien souvent notre timidité: que va-t-il penser, que vont-ils penser? Si l'occasion se présente alors oui je témoignerai! Mais le Seigneur ne nous demande-t-il pas de témoigner dans les bons comme dans les mauvais moments?

 

* La somnolence spirituelle qui conduit souvent à l'égoïsme spirituel: on est si bien entre nous!! Et puis on a beau prier, on ne voit jamais rien!

 

Et puis vient l'épreuve: Élie est recherché par toutes les polices de Phénicie et de Samarie!

 

Mais je ne comprend-pas seigneur, je t'ai obéi et me voilà seul, pourchassé, obligé de me cacher pour sauver ma peau.

 

Dieu ne le savait-il pas?

 

Comme dit la Parole « L'homme ne sera pas tenté au-delà de ses forces » et « avec l'épreuve, le Seigneur a déjà prévu l'issue et la victoire ».

 

C'est que Dieu voit plus loin, plus haut que notre champ de vision: Élie sans le savoir était à l'école de Dieu, école où l'on apprend que seul on ne peut rien mais qu'avec Lui nous ferons des exploits! Ecole aussi où l'on apprend que la division (le partage) additionne (nos talents, notre amour etc) que la soustraction (notre superflue librement partagé mais aussi notre présence, notre compassion etc) multiplie (nos rencontres, nos expériences, nos joies etc).

 

Le premier exploit c'est que la prophétie s'est accomplie. Le deuxième c'est que les ennemis d'Élie n'ont pu le mettre à terre. Le troisième c'est que Dieu assiste de manière quotidienne son serviteur et donc veille sur lui. Le quatrième c'est que Dieu va l'emmener au-delà de ce qu'il aurait pu imaginer: rendre la vie.

 

Oui Élie est maintenant prêt à comprendre l'indigence et la solitude de la pauvre veuve, la compassion qui va animer Elie aura une réponse au-près de l'Eternel:

 

Parce que tu as dit oui Élie, même sans trop comprendre, parce que tu es allé au désert de la solitude humaine mais à l'intimité de ce cœur à cœur avec Moi alors passe à l'autre étape que j'ai préparée de toute éternité: sois mon témoin et voici les signes et prodiges qui t'accompagneront: tu guériras les malades, tu établira les bases de mon royaume par des prodiges et des miracles qui stupéfieront le monde.

 

Et Élie c'est toi, c'est moi, c'est celui qui croit, qui y croit, qui Le croit!

 

Versets 8 à 16: Cette partie est relative aux choses matérielles et terrestres.

 

Ces versets présentent la veuve comme une femme harassée par son travail.

 

Étant veuve, elle devait travailler plus que les autres et cette sécheresse n'a pas dû l'aider dans son quotidien. D'ailleurs, nous voyons qu'elle n'avait plus d'espoir : encore un dernier repas et c'est la mort.

 

La pauvre femme qu'Élie rencontre a de quoi faire le pain de ce jour. Elle a de quoi faire le pain de la survie pour ce jour. Pour elle-même et pour son fils.

 

Et c’est tout.

 

Mais le prophète Élie lui demande de partager avec lui ses pauvres provisions. Lui, qui est prophète de Dieu, lui adresse en quelque sorte la même prière que nous adressons à Dieu. Il lui demande :

 

« donne-moi aujourd’hui le pain de ce jour ! »

 

En lui demandant cela il ne cherche pas à accaparer son pain évidemment.

 

Il ne cherche pas à la priver, ni son fils. Qu’aurait-il à y gagner lui-même ?

 

En réalité il l’entraîne dans une aventure, l’aventure du don. Qui est en même temps une aventure de la confiance.

 

Élie ne demande pas simplement à cette femme de lui donner du pain. Il lui demande de partager son dernier pain.

 

Le dernier pain, cela peut représenter le pain du désespoir, car après lui il n’y en a plus d’autre. Après ce dernier pain, c’est la faim, c’est la mort.

 

Donc Élie demande à la femme de partager avec lui son dernier pain, le pain du désespoir.

 

Mais pour l’aider ce qu’il lui dit, c’est que dans le partage, le pain de désespoir devient pain d’espérance. Par le partage le pain de la survie devient un pain vivant, c’est-à-dire un pain qui donne à la vie un sens extraordinaire, puisque c’est le sens de l’amour.

 

Et donc par le partage le dernier pain, du dernier jour, devient le premier pain du premier jour, c’est –à- dire le pain d’une vie nouvelle.

 

Le pain inépuisable d’une vie nouvelle inépuisable elle aussi puisque c’est le pain de l’amour, c’est le pain qu’on mange ensemble .

 

Cela peut paraître bien plus difficile, évidemment. Car on n’a qu’une envie quand on a faim et quand on n’a plus qu’un pain : c’est de le dévorer.

 

Cela nous aide à comprendre l’importance de ce qu'Élie demande à la femme de Sarepta.

 

Cela nous aide à comprendre aussi ce qu’il lui promet : « que ni la farine, ni l’huile ne manqueront jusqu’à la fin de la sècheresse. »

 

Ce que signifie Élie, c’est que partager le dernier pain c’est plus que partager le dernier pain, c’est ouvrir ou découvrir en soi-même quelque chose qui ne peut pas s’épuiser : la joie de donner, la joie de partager, la joie d’aimer.

 

C’est difficile à expliquer parce qu’il faut le vivre pour le comprendre.

 

Mais partager le dernier pain, c’est déjà partager la vie éternelle.

 

Alors on comprend aussi que Jésus se présente lui-même, dans l'Évangile de Jean, comme le Pain de vie, on comprend qu’il dise : « celui qui mange de ce pain n’aura plus jamais faim. »

 

On comprend également que l'on puisse demander à Dieu notre Père: « donne-nous aujourd’hui le pain de ce jour. »

 

Ce pain c’est bien sûr celui qu’il faut au corps pour survivre.

 

Mais c’est aussi le pain qu’il faut au cœur pour vivre le partage et le don.

 

C’est le pain de la bénédiction.

 

C’est le pain dont Jésus a nourri une foule innombrable.

 

C’est le pain qu’il a donné comme symbole de sa propre personne et de sa propre vie.

 

C’est en partageant ce pain que nous connaissons Dieu.

 

Versets 17 à 24: Cette partie est relative aux choses spirituelles et célestes.

 

Un drame survient : son fils est mort. La veuve est désespérée d'un point de vue émotionnel. Dans cette tempête, le souvenir de sa vie de pécheresse remonte à la surface des eaux. Elle prend à partie le prophète de Dieu et lui reproche ses fautes à elles.
Cela rappelle que quelles que soient les bénédictions sur terre, la mort physique est au bout voyage. Profitons donc de notre vie physique pour régler notre vie après la mort.

 

Face à la maladie de son fils, maladie entrainant la mort, cette veuve réalise sa situation: qu'a-t-elle fait, que n'a-t-elle pas fait, cela importe peu.

 

Le Seigneur le sait, elle aussi, elle prend conscience qu'elle n'est pas au clair avec Dieu, c'est que l'on ne triche pas avec Lui, notre conscience nous accuse!

 

Et là, ce que l'on cache aux autres, à soi même, est mis en lumière devant l'Éternel!

 

Et elle atteste publiquement ses fautes: « Qu'y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils? »

 

Suite à sa confession et, en fait sa repentance, la veuve de Sarepta a ouvert les yeux sur la vraie nature de Dieu : elle croit en Sa Parole. Dans sa miséricorde et sa patience, Dieu a permis à la femme de Le connaître et de se reconnaître fautive; elle a besoin de Lui.
Au début, l'Éternel n'était que le Dieu du prophète : elle voulait bien être bénie par Lui mais elle refusait qu'Il interfère dans sa vie surtout concernant ses péchés. À la fin, elle croit en la Parole de Dieu. Lorsqu'une personne ouvre les yeux spirituellement, elle s'émerveille de comprendre la grandeur de Dieu dans la Bible.

 

Jésus a redonné la vue à des aveugles mais son but est que nous ouvrions les yeux sur la Parole de Dieu.

 

En conclusion rappelons-nous les Paroles du seigneur dans Apocalypse 3-20 « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe : si quelqu'un entend ma voix, et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi ».

 

Hébreux 3 versets 14-15

 

« Car nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin l'assurance que nous avions au commencement, pendant qu'il est dit: Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos coeurs, comme lors de la révolte. ».

 

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