Marc 5 versets 1 à 20. 1° partie.

 

« Ils arrivèrent à l’autre rive de la mer, au pays des Géraséniens.
Et comme il venait de sortir de la barque, vint à sa rencontre, (sortant) des tombeaux, un homme possédé d’un esprit impur, qui avait sa demeure dans les tombeaux ; et nul ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne,
car on l’avait souvent lié avec des entraves et des chaînes, et il avait brisé les chaînes et broyé les entraves, et personne n’était capable de le dompter.
Continuellement, de nuit et de jour, il était dans les tombeaux et sur les montagnes, poussant des cris et se meurtrissant avec des pierres.

 

Ayant aperçu Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui, et,
ayant poussé des cris, il dit d’une voix forte : « Qu’avons-nous affaire ensemble, Jésus, fils du Dieu très haut ? Je vous adjure, par Dieu, ne me tourmentez point. »
C’est qu’il lui disait : « Esprit impur, sors de cet homme. »

 

Et il lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il lui dit : « Mon nom est Légion, car nous sommes nombreux. »

 

Et il le priait instamment de ne pas les envoyer hors du pays.
Or, il y avait là, près de la montagne, un grand troupeau de porcs qui paissaient.
Et ils lui firent cette prière : « Envoyez-nous dans les porcs, afin que nous entrions dedans. »
Il le leur permit ; et les esprits impurs sortirent et entrèrent dans les porcs, et le troupeau, (qui était) d’environ deux mille, se précipita par les pentes escarpées dans la mer, et ils se noyèrent dans la mer.

 

Ceux qui les gardaient s’enfuirent, et ils racontèrent (la chose) dans la ville et dans la compagne. Et on vint voir ce qui était arrivé.

 

Ils viennent à Jésus et voient le démoniaque, lui qui avait eu la Légion, assis, vêtu et dans son bon sens : ils furent saisis de frayeur.

 

Et ceux qui avaient vu leur firent le récit de ce qui était arrivé au possédé et aux porcs.
Alors ils se mirent à le supplier de s’éloigner de leur territoire.
Comme il montait dans la barque, celui qui avait été possédé du démon le suppliait pour rester avec lui.

 

l ne le lui permit pas, mais il lui dit : « Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et comment il a eu pitié de toi. »
Il s’en alla et se mit à publier dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tous étaient dans l’admiration ».

 

Parmi les récits de miracles des évangiles, l’histoire de l’exorcisme du démoniaque de Gerasa fait partie des épisodes les plus surprenants, les plus déconcertants, pour nos esprits modernes.

 

Il faut avouer que bien des choses peuvent nous étonner dans cette histoire : un homme possédé, errant parmi les tombes ; un régiment d’esprits impurs qui porte le nom de « légion » dans un pays occupé par l’armée romaine ; et des païens qui demandent à Jésus de repartir, suite au trouble qu’il vient causer.

 

Au 21e siècle, tout cela peut nous laisser perplexes, septiques, à commencer par cette histoire d’esprits impurs, de démons.

 

Et peut-être que la 1ère Bonne Nouvelle que nous fait entrevoir ce texte, à travers l’histoire de cet homme, qui se trouve être sous l’emprise de forces mauvaises qui le dépassent, qui vit comme un « aliéné », un étranger à l’espèce humaine, plongé dans la solitude et la souffrance, à la limite de la démence et de la folie, c’est que rien n’est impossible à Dieu, qu’aucune situation (si étrange soit-elle), aucune personne (si étrangère soit-elle, à vue humaine) n’est ignorée de Dieu.

 

Il s’agit, avant tout, d’un récit de guérison, de « résurrection », qui nous raconte le salut d’un homme, touché par le Royaume, le monde nouveau de Dieu, incarné par Jésus Christ.

 

Mais, à travers cette histoire, nous voyons que le salut vient aussi modifier, perturber la vie d’autres hommes, que ce salut provoque des changements que tous ne sont pas prêts à accepter.

 

A travers la réaction des habitants, des témoins de la scène, l’Evangile vient nous interroger : Est-ce que l’Evangile du Royaume, l’Evangile du changement, nous fait peur ? Est-ce que nous sommes prêts à nous laisser bousculer par lui ? Est-ce que nous sommes prêts à nous y engager ?... ou préférons-nous que Jésus nous laisse tranquille, qu’il nous fiche la paix (comme le souhaitent les habitants du pays) ?

 

Alors…. Voyons, plus en détails, de quoi il en retourne dans ce passage :

 

Jésus arrive de l’autre côté du lac, en terre étrangère.

 

Aussitôt débarqué, un homme possédé vient à sa rencontre. Il vient depuis les tombeaux où il réside, à l’écart du monde des vivants, en marge de la communauté humaine.

 

Tout dans le récit indique l’impureté du lieu : un territoire païen, un cimetière, un homme possédé, la proximité d’un troupeau de porcs.

 

L’allusion aux cochons – animaux considérés comme impurs par les Juifs – est un indice qui peut nous éclairer dans notre lecture :

 

Comme le territoire d’Israël, ce pays païen est occupé par les armées romaines.

 

Toutefois, à la différence d’Israël, ici, l’élevage des porcs est possible et même, sans doute, florissant. Il faut bien nourrir les « légions » romaines. Et on peut penser que l’élevage « industriel » des porcs – le texte parle de deux mille cochons –  est l’occasion d’un véritable essor économique et même d’un commerce lucratif pour les habitants du pays.

 

Dès lors, la première préoccupation de ces gens est la production.

 

Ils n’ont que faire de celui qui n’est pas comme les autres, de cet individu « aliéné », considéré comme un monstre inhumain, comme une bête.

 

Bien trop préoccupé par le travail il semble que personne n’ait pris à cœur le sort de cet homme, que personne n’ait pris le temps de s’occuper de lui : de l’appeler par son nom, de lui parler, d’essayer de le réintégrer, de l’aider, pour le libérer de son état d’aliénation ?

 

La seule chose que les habitants ont essayé de faire avec lui – mais sans y parvenir, compte tenu de sa force surhumaine – c’est de le « lier », de le museler, de le confirmer dans son emprisonnement, pour l’enchainer davantage dans son malheur, pour l’isoler et l’enfermer, afin qu’il cesse de gêner, de crier et de se mutiler avec des pierres, dans les tombeaux et les montagnes.

 

Jésus, lui, vient d’arriver et sa première préoccupation va être de s’occuper de cet homme qui vient à sa rencontre, de le libérer de l’esprit impur qui l’empoisonne et l’emprisonne.

 

Si l’homme est devenu insensé, s’il ne s’exprime que par des cris, des vociférations confuses, l’esprit impur qui habite en lui, sait parfaitement qui est Jésus : l’envoyé du Dieu très haut.

 

Il exprime même la crainte de Dieu et le souhait de ne pas être tourmenter.

 

Il aimerait évidemment que Jésus lui fiche la paix.

 

Il y a là une dualité, une contradiction qui exprime la confusion et le conflit à l’intérieur-même du possédé :

 

S’il accourt vers Jésus, c’est qu’il souhaite guérir mais, en même temps, il a peur : peur que la guérison lui amène des souffrances.

 

L’esprit impur a peur, lui aussi. Il sait très bien que Jésus a le pouvoir de l’expulser.

 

Jésus va toujours à la rencontre du captif, de celui qui est enchaine par diverses chaines de la vie : alcool, tabac, drogues mais aussi toutes addictions physiques ou morales (dépression, mal être, maladies, infirmités etc.)

 

Les ténèbres s’effacent toujours en présence de la lumière. Quand le Seigneur va à la rencontre de l’autre, ce dernier ne peut s’échapper, ne peut éviter la confrontation.

 

Qui est cet homme ?

 

C’est une personne enchaînée, prisonnière, déjà morte à elle-même mais aussi aux autres et à Dieu. Il vit dans les tombeaux !

 

Souvent on avait tenté de le maîtriser, mais sans succès. Il était doué d'une force surnaturelle que personne ne pouvait dompter. Nuit et jour il hantait la campagne, semant la terreur et se blessant à l'aide de pierres.

 

Nos passions ne nous enchaînent-elles pas au point de devenir esclaves ?

 

Et toute la sagesse, toute la volonté, toute l’autorité et tous les efforts humains sont impuissants : notre homme est enchaîné et lié par les puissances des ténèbres qui le dépassent.

 

Sa situation préfigure ce qui attend l’homme sans Dieu, qui l’a renié, qui l’ignore : l’enfer où, comme lui, « continuellement, la nuit comme le jour, nous errerons parmi les tombeaux et sur les collines, en poussant des cris et en nous blessant nous-mêmes avec des pierres ».

 

Mais il est encore temps, sur cette terre de faire cette rencontre avec le Christ car il vient toujours, à un moment ou à un autre à notre rencontre.

 

Ayant vu Jésus de loin, il accourut:

 

Le démon aurait dû normalement l'obliger à fuir le Seigneur, pour empêcher celui-ci de le secourir. Au lieu de cela, le possédé accourut et se prosterna devant lui. Une puissance plus forte encore que celle du démon s'exerçait en lui, celle du Christ. Il prit la parole, ou plutôt se mit à hurler. La puissance de Satan se dresse contre celle du Christ.

 

Il est primordial de comprendre qu’ici bas il y a et il y aura toujours confrontation entre les puissances sataniques et l’autorité de Christ, c’est une réalité inéluctable, incontournable !

 

* Soit la confrontation a eu lieu dans un temps, un moment dans notre vie où notre conscience était étouffée par le tourbillon de la vie – la jeunesse est une porte si facile à forcer – et, en l’absence d’opposition, Satan a pris ses marques jusqu’à se faire oublier mais nous tenant sous sa coupe comme sa chose, son bien, nous asservissant tous les jours un peu plus sans que nous en prenions conscience. Dans ce cas pas de lutte car nous sommes déjà vaincus et voués à la mort éternelle.

 

* Soit la confrontation a lieu dans un temps, un moment dans notre vie où notre conscience s’est réveillée à l’appel de Christ. C’est le combat spirituel suivi de la délivrance qui s’appelle nouvelle naissance.

 

Qu'y a-t-il entre moi et toi?

 

Rien de commun, bien sûr. Ce qui signifiait: "Laisse-moi tranquille!" Le démon révèle ainsi sa connaissance surnaturelle du Christ. Le possédé n'avait jamais rencontré le Seigneur ni approché ceux qui l'avaient côtoyé. Cependant il le connaissait très bien, l'appela par son nom et confessa qu'il était le Fils du Dieu Très-Haut. Puis il le conjura de ne pas le tourmenter. Satan sait en effet pourquoi Jésus est venu dans le monde, pour le détruire et anéantir son pouvoir (1 Jean 3:8 Bible Martin). « Celui qui vit dans le péché est du Diable; car le Diable pèche dès le commencement; or le Fils de Dieu est apparu pour détruire les œuvres du Diable ».

 

Et c’est là que l’on voit, que l’on comprend la puissance du Christ vivant et ressuscité : le possédé, image de Satan, se met à genoux devant le Seigneur et le supplie avec insistance.

 

Nous aussi, bien souvent c’est à genoux que nous devons crier à Dieu pour notre délivrance !

 

Quel est ton nom?

 

Quelque chose d'important va se produire. Jésus demande au possédé comment il s'appelle. Sans doute veut-il montrer aux disciples qu'il est sous l'emprise d'une foule de démons. C'est ainsi que Marie- Madeleine avait été délivrée de sept démons (Luc 8:2; cf. Marc 16:9). "Légion". Une légion romaine comptait 6.000 hommes. De nombreux esprits impurs habitaient dans ce malheureux et le tourmentaient sans cesse.

 

Une fois que son nom est dévoilé, les démons se font encore plus suppliants. Ils prient Jésus de ne pas les chasser du pays. Luc précise: dans l'abîme. Donc de ne pas les anéantir. Or il y avait là un troupeau de cochons. Nous sommes en Décapole, tétrarchie de Philippe, dans un territoire moitié juif et moitié païen, tandis qu'en Judée et en Galilée on n'élevait pas de cochons, animaux impurs par excellence. Les démons étant impurs eux-mêmes devaient se sentir à l'aise en compagnie des porcs. Jésus leur permit d'entrer en eux. Aussitôt ils se précipitèrent dans le lac, du haut des falaises, et moururent. Leurs propriétaires subirent ainsi une perte énorme. 2.000 bêtes. Les démons furent les auteurs directs de leur mort et Jésus, en exorcisant ce malheureux, a montré de quelle terrible puissance il le délivrait.

 

En effet, il faut comprendre qu’il y a deux royaumes : celui de la lumière, celui des ténèbres. Le possédé est en territoire ennemi, il fait parti du royaume des tombeaux et de la nuit.

 

Jésus lui vient de la mer, source de vie, il vient aussi de l’Est, du soleil levant, donc de la lumière et il éclaire la scène : rien n’échappe à son regard.

 

Le regard du monde sur l’œuvre de Dieu.

 

Ayant vu cela, les gardiens s'enfuirent et racontèrent ce qui s'était passé. Sans doute firent-ils un rapport aux propriétaires du troupeau. Tout le monde accourut, car la nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre. Quant au possédé, il était entièrement délivré, calme, et se comportait tout à fait normalement.

 

Comment comprendre la perte de 2 000 cochons ?

 

Marc donne beaucoup de détails pour montrer le caractère extraordinaire de l'intervention du Christ, pour souligner aussi l'attitude incompréhensible des gens du coin qui demandent au Christ de quitter illico leur région. Les démons savaient ce qu'ils faisaient en sollicitant la permission d'entrer dans les cochons. En provoquant leur mort, ils dressèrent la population contre Jésus et obtinrent qu'il quitte le pays. Et avec Jésus repartaient l'Evangile, la proclamation du Royaume de Dieu et l'offre du pardon et du salut.

 

Satan connaît l’esprit humain, le risque était trop grand pour lui de voir la région gagnée à l’Evangile. En envoyant les esprits démoniaques dans le troupeau de porcs, il savait que ceux-ci allaient à la noyade et que par réaction – par cupidité, égoïsme, ignorance ou tout simplement par peur du lendemain – les propriétaires du troupeau auraient une réaction hostile, préférant leur situation terre à terre du moment à la vie dans l’Esprit telle que Jésus venait de la révéler de manière éclatante.

 

Combien de fois dans nos témoignages les gens entendent mais n’écoutent pas, regardent mais ne voient pas, observent mais ne comprennent pas car le siècle présent avec sa fascination matérielle plaque un voile opaque qui occulte les réalités spirituelles.

 

Nous sommes tous – moi compris – tenus plus ou moins par des liens qui, sans la puissance du Seigneur, entravent notre liberté en Christ et donc notre perception du Royaume de Dieu.

 

Le Seigneur pouvait-il l’ignorer ? Bien sur que non ! Mais Jésus désire que chacun se détermine librement :

 

* Marcher résolument avec lui en ayant pour exemple la libération physique (par ses meurtrissures nous sommes guéris) et spirituelle (Ma Parole est la vérité et la vérité te rendra libre) de cet homme possédé.

 

* Marcher avec Satan et s’enchainer par des avantages matériels futiles et passagers, passant à coté de la vraie vie, et finir noyé, emporté par des forces maléfiques qui n’ont pour but que détruire et saper l’œuvre de Christ.

 

Pour ce qui est des propriétaires du troupeau, ils ont payé trop cher - à leurs yeux - la délivrance de cet homme. Quant aux gens du pays, ils craignirent son pouvoir, au lieu de reconnaître en Lui le porte-parole de Dieu. Le miracle les éloigna du Christ au lieu de les rapprocher de lui. Ils se sont laissé inquiéter par sa puissance au lieu de se laisser gagner par son amour et sa grâce.

 

En fait, pour ceux qui n’ont pas reçu la lumière, l’égoïsme est leur ligne de conduite : la situation passée de cet homme qu’ils connaissent, ses souffrances, ses angoisses leur sont totalement indifférentes. Ils ne pensent en fait qu’à leurs petits intérêts du moment : tant qu’ils ne sont pas touchés ! Nous sommes dans la compromission, l’indifférence, l’égoïsme.

 

Et moi ? Mon positionnement devant les souffrances des autres, devant leur cécité spirituelle ?

 

Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte!

 

Mais l’homme redevenu libre réalise la portée immense de sa libération : lui qui s’automutilait, qui vivait dans les tombeaux, ne faisant déjà plus partie du monde des vivants mais pas encore, pas tout à fait de celui des « oubliés » a été conquis par la lumière et la Parole de vie, la Parole libératrice.

 

Il comprend que la vie, la vraie, est avec Jésus, à ses cotés, au quotidien. Ce qu’il a obtenu, il ne veut pas le perdre, le laisser partir.

 

Rappelons-nous les paroles des disciples d’Emmaüs : « Reste avec nous car il se fait tard ». Les ténèbres de la nuit sont l’image de celles qui envahissent le monde dans la clarté de Satan

 

Mais le seigneur ne veut pas qu’il s’accroche à lui physiquement mais à sa Parole, qu’il soit le témoin vivant de l’œuvre qu’il a accompli dans sa vie afin que par son témoignage d’autres se tournent vers Dieu.

 

Jésus ne lui demande pas de se taire, comme il l'a fait souvent, mais de raconter ce que le Seigneur a fait pour lui. Lui-même doit quitter le pays. Qu'il y ait au moins là un évangéliste, un homme pour parler. L'ancien possédé sera son porte-parole, le prédicateur de l'Evangile libérateur. Il faut que les habitants de la région sachent que Dieu les avait visités en la personne de Jésus de Nazareth, en accomplissant un grand miracle et en manifestant sa miséricorde.

 

L'ancien possédé était un prédicateur sans formation et sans expérience, mais son message a dû être efficace, car on l'avait toujours connu comme un grand fou poussant des cris et terrifiant les passants. Prédicateur obéissant aussi, car il ne s'est pas contenté de témoigner dans son village, mais parcourut toute la région pour raconter ce que le Seigneur avait fait pour lui. Cette région fut ainsi préparée à recevoir Jésus, quand il y retourna plus tard. Pour l'instant elle avait un missionnaire en la personne de cet homme libre. Au milieu des ténèbres de cette terre païenne luit un premier rayon de lumière divine.

 

Marc 5 versets 21 à 43. 2° partie.

 

« Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac. Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïrus. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans... - Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré -... cette femme donc, ayant appris ce qu'on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l'instant, l'hémorragie s'arrêta, et elle ressentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu'une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t'écrase, et tu demandes : 'Qui m'a touché ? ' » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Mais Jésus reprit : « Ma fille, ta foi t'a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïrus pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? » Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher- elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger ».

 

Ici, changement de décor, de lieu, d’espace. Jésus revient en barque de l’autre coté du lac. La foule est là elle aussi comme dans le territoire des Géranésiens. Mais nous sommes revenus en « terre d’Israël ».

 

Là aussi une personne se dégage de la foule et attend Jésus. Elle aussi a besoin d’une guérison, non pour elle mais pour sa fille. La comparaison s’arrête là.

 

Jaïrus où la Foi raisonnée

 

Jaïrus - nom hébraïque, Ya'ir, qui signifie « il éclaire » ou « il réjouit » - attend Jésus. Jaïrus était membre du conseil des anciens d'une synagogue. Il était manifestement aisé, disposant d'une grande maison, avec une chambre particulière pour sa fille, et d'un certain nombre de serviteurs. Mais il oublie son rang et ne craint pas d'aborder publiquement ce rabbi sans toit ni fortune qu'était Jésus de Nazareth. Il se jette même à ses pieds, attitude typiquement orientale exprimant le respect et, dans ce cas aussi, la peur que génère la détresse. Sa fille, son unique enfant selon Luc, va mourir. Jaïrus se fait donc suppliant. Il demande à Jésus de l'accompagner chez lui, pour faire ce qu'il a si souvent fait, toucher l'enfant, lui imposer les mains pour la guérir.

 

Lui, l’enseignant, l’érudit, qui connaît les textes et les écrits sacrés révèle aux yeux de tous son impuissance : la religion ne peut rien sans l’esprit qui vivifie.

 

La Parole prend pour lui toute sa mesure « je ne suis pas venu pour abolir la Loi mais pour l’accomplir ».

 

Les deux miracles qui vont suivre constituent un exemple des histoires intercalées, avec un miracle inséré dans l'autre. Ceci établit un contraste entre la vieille femme souffrante depuis douze ans, et la jeune fille qui a douze ans.

 

Toute la région de Capharnaüm était au courant de ce qui se passait, les nouvelles vont vite ! Qui ignorait que Jésus annonçait le royaume à venir avec force puissance, autorité et miracles ?

 

Que disait-on de Lui ? “Tous furent saisis de stupéfaction, de sorte qu'ils se demandaient les uns aux autres: Qu'est-ce que ceci? Une nouvelle doctrine! Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent! Et sa renommée se répandit aussitôt dans tous les lieux environnants de la Galilée.”

 

Et il alla prêcher dans les synagogues, par toute la Galilée, et il chassa les démons »

 

Partout des grandes foules “Quelques jours après, Jésus revint à Capernaüm. On apprit qu'il était à la maison, et il s'assembla un si grand nombre de personnes que l'espace devant la porte ne pouvait plus les contenir. Il leur annonçait la parole.”

 

Les miracles remarquables se passaient: un lépreux était guéri; un jeune paralytique était apporté par ses quatre amis et passé par le toit pour être déposé aux pieds de Jésus, lorsqu'ils ne réussissaient pas à arriver jusqu'à Jésus à cause de la foule. 

 

Comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher. Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s'écriaient: Tu es le Fils de Dieu.”

 

Pourquoi est-ce que Jaïrus a attendu si longtemps avant de venir à Jésus?

 

Probablement à cause des scribes: “les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, dirent:

 

Il est possédé de Belzébul; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.”

 

Jésus a fait des prodiges fantastiques à Capharnaüm et dans ses environs, même dans la propre synagogue de Jaïrus. Beaucoup témoignent de guérison et de délivrance. Mais les autorités avertissent contre Jésus. Ils ne renient pas qu'Il opère des miracles, mais ils prétendent qu'Il ne fait pas des prodigues par la puissance de Dieu, mais qu'il est un associé du diable. Jaïrus pourrait avoir des grands problèmes avec les autorités religieux s'il se montre favorable à Jésus.

 

Jaïrus se trouve dans une situation difficile. Pour sa position et son avenir il lui est conseillé de suivre les scribes et condamner Jésus. Mais sa fille est mourante! Et ce Jésus, ce Jésus qu'ils condamnent, est son seul espoir.

 

Qu'est-ce que tu vas faire, Jaïrus? Tu hésites déjà depuis longtemps, n'est-ce pas? Tu auras voulu t'approcher à Jésus plus tôt, n'est-ce pas, mais tu as peur de ce qu'en diront les voisins. Tu as peur des critiques des autres, et de ce que te feront tes chefs. Tu voudras venir à Jésus mais tu as peur de perdre ta réputation. Mais maintenant tu ne peux plus hésiter. Tu dois prendre une décision. Sinon, il sera définitivement trop tard. Ta fille sera morte. Voici ta dernière chance, Jaïrus. Si tu la laisses passer, ta fille mourra. Tu le regretteras pour le reste de ta vie ».

 

Ces raisonnements, ces interrogations qui ne les a pas eues ? Tant que la situation était « gérable religieusement » Jaïrus comme Zachée observe, il est neutre.

 

Bien sur ce Jésus annonce la Parole avec autorité mais il bouscule aussi, détruit le conventionnel, le « religieusement correct ».

 

Si seulement, comme Nicodème, il avait pu venir de nuit, à l’abri des regards, demander à Jésus son intervention ! Mais le seigneur veut que la Lumière et la Vérité s’étalent au grand jour : « ce qui est caché sera révélé au grand jour » afin que nul ne puisse dire « je ne savais pas, je n’avais ni vu ni entendu etc. »

 

Mais la situation de la fille unique de Jaïrus empire. L’heure du choix a sonnée.

 

Jaïrus n'hésite plus. Il quitte le lit de malade de sa fille et il va trouver Jésus. Pour nous cela a valeur d’exemple : nous qui pour une raison ou une autre nous disons “je n'en peux plus” - suivons l'exemple de Jaïrus. Allons vers Jésus. 

 

La religiosité, le conformisme, l’honorabilité, le positionnement social, tout cela vole en éclat devant l’urgence de la situation. « Dans la détresse j’ai crié à Dieu et il m’a délivré ».

 

La femme malade où la Foi spontanée

 

Sa foi, elle l’a traduite à sa manière. Les gens, à l’époque, pensaient que le pouvoir des guérisseurs irradiait de leurs personnes dans leurs vêtements ou même dans leur ombre. L’important, pour elle, c’était de toucher Jésus ; l’important, pour Jaïrus, c’était de dire à Jésus : « Viens vite imposer les mains à ma petite fille. »

 

Les médecins ne se sont pas contentés de soigner cette malade, ils l'ont fait souffrir à l'aide de divers traitements qui n'ont fait qu'aggraver son cas, tout en lui soutirant son argent. Elle allait plus mal qu'avant et était devenue plus pauvre! Tant d'années de soins, en vain! Mais Jésus la guérira en un clin d'œil, et gratuitement.

 

Elle vient incognito, par derrière. Elle vient, car elle a entendu parler de Jésus de Nazareth. Par derrière, car elle ne désire pas raconter publiquement de quoi elle souffre. On a sa pudeur. D'autre part, elle était selon la loi impure et n'avait pas le droit d'aborder les gens (Lévitique 15:19.25). Elle espère donc en une guérison secrète, arrachée à Jésus à son insu, en touchant simplement le bord de sa tunique. Ni vue ni connue...

 

Elle avait dû, depuis qu'elle avait décidé de chercher la guérison chez Jésus, se répéter qu'il lui suffirait de toucher son vêtement. L'expérience lui prouva qu'elle avait eu raison. Elle ressentit immédiatement dans son corps que son hémorragie était stoppée. Cependant elle ne fut pas guérie sans que le Christ le sache, et donc sans sa volonté. Beaucoup de gens touchaient sa tunique, quand il prenait un bain de foule, sans pour autant qu'un pouvoir particulier sortît de lui. Ils le touchaient par hasard. Cette femme par contre poursuivait un but précis. Elle accomplissait un acte de foi, et Jésus y répondit par la guérison. Cela dit, le contact avec son vêtement n'était pas nécessaire, il savait guérir sans cela, même à distance.

 

Voyez la différence avec Jaïrus :

 

Lui, le religieux, il plie le genou devant Christ par absolue nécessité, c’est une Foi raisonnée, conditionnée. Mais ce type de Foi est aussi entendu par Dieu car il s’est dépouillé publiquement de sa religiosité, il a reconnu devant tous les limites de la religion et la toute puissance de Christ.

 

Elle, au contraire, a cru à la toute puissance du seigneur et a réalisé sa petitesse devant Lui, le Rabbi qui vient au nom du seigneur, et dans sa faiblesse elle a compris que Lui seul avait le pouvoir de la délivrer.

 

Mais Jésus connaît et reconnaît ceux qui le cherchent alors sa question « Qui a touché mes vêtements » est pleine de saveur tant la foule est nombreuse.

 

Que voulait montrer le Seigneur ?

 

Il ne se laisse pas gagner par l'anxiété et l'agitation de Jaïrus. Il sait qu'il n'a pas à s'inquiéter pour sa fille, comme il ne s'inquiétera pas pour Lazare. Il entame donc un dialogue. Il veut que le miracle soit rendu public. Et loin de chercher à culpabiliser cette femme, il désire la délivrer d'une interprétation superstitieuse de sa guérison, lui faire confesser sa foi et aussi lui montrer que sa maladie n'avait rien de honteux.

 

Aucun ne reproche! Rien que des paroles consolantes et l'interpellation affectueuse: "ma fille". Elle avait fait preuve de beaucoup de foi. Jésus l'a en quelque sorte récompensée, en lui offrant ce qu'elle savait pouvoir obtenir de lui. "Sois guérie de ton mal". Il scelle par ces mots la guérison accordée, affirmant clairement qu'elle venait de lui.

 

"Va en paix!" C'est-à-dire: "Ne te fais pas de reproches, puisque je ne t'en fais pas. Tu as bien fait d'agir ainsi, puisque je viens de t'exaucer. Je t'ai bénie, et je continuerai de le faire, si tu me fais confiance". Le texte ne nous dit pas ce que cette femme ressentit, mais c'est facile à imaginer. Comment ne pas avoir le cœur rempli de joie et de gratitude?

 

Non seulement Jésus guéri, mais en plus il donne la Paix « Je vous donne ma Paix, je vous laisse ma Paix ».

 

Epilogue concernant Jaïrus

 

Pendant ce temps, dans la maison de Jaïrus, la petite est morte.

 

Comme cela, sans prévenir, sans ménagements: "Ta fille est morte!" Apparemment la délicatesse n'étouffait pas ces serviteurs. Ils auraient peut-être pu s'y prendre autrement. Jaïrus s'était décidé trop tard à aller voir Jésus. La mort avait été plus rapide que lui. Soudain vint la terrible nouvelle. "Pourquoi importuner le maître?" C'est trop tard, maintenant. Quand la mort a frappé, il n'y a plus rien à faire. C'est du moins ce qu'ils croient. Leur foi ne va pas jusqu'à attribuer à Jésus le pouvoir de ressusciter des morts.

 

Jésus sait ce que la terrible nouvelle représente pour le malheureux père. C'est donc à lui qu'il adresse la parole. Il offre à Jaïrus de faire un pas de plus dans sa foi : « Sois sans crainte ; crois seulement ». Quelle confiance il a fallu à cet homme : il était venu supplier pour son enfant vivant, et on lui demande de ne pas baisser les bras maintenant qu’elle est morte !

 

C'est le conflit compréhensible entre la douleur ou le désespoir et la foi. Il faut que celle-ci soit plus forte et l'emporte.

 

Mais que lui dit Jésus ? « L’enfant n’est pas morte, elle dort »

 

Réponse étrange à quelqu'un qui vient d'entendre que sa fille vient de mourir! Mais si nous pensons que cette réponse-là est étrange, écoutons ce que Jésus dit par la suite, quand Il arrive dans la maison de Jaïrus:

 

Jésus, comment peux-Tu dire cela? Que Tu encourages Jaïrus à croire et à ne pas avoir peur, cela nous le comprenons, mais comment peux-Tu lui dire que son enfant ne fait que dormir, alors que tout le monde sait qu'elle est morte? » Jaïrus est un homme éduqué. Il sait que sa fille est morte. Sa femme sait qu'elle est morte. Tous les membres de la famille savent qu'elle est morte. Ceux qui pleurent savent qu'elle est morte. Alors, pourquoi est-ce que Toi, Tu dis qu'elle ne fait que dormir? 

 

Est-ce que Jésus ne comprend pas que la fille est décédée? Bien-sur que oui. Alors pourquoi Jésus semble t’il mentir à Jaïrus et à sa famille?

 

Jésus ne ment pas. Jésus ne ment jamais!  Jésus dit toujours la vérité. Jésus est la vérité: Jean 14:6 “Je suis le chemin et la vérité et la vie”. Si Jésus dit quelque chose, c'est toujours vrai! Si Jésus donne une promesse, il la tient toujours : 2 Cor.1:20 “pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu.”

 

Mais n'est-ce pas un mensonge de dire que la fille de Jaïrus dort, alors qu'Il sait qu'elle est morte? Cela dépend de comment nous considérons la chose. Vu uniquement du point de vue humain, Jésus a menti, en effet. Mais Jésus ne pense pas uniquement humainement. Il pense aussi divinement. Et quand on pense divinement, on ne voit pas les circonstances uniquement comme les gens les voient; on les voit comme Dieu les voit. Et où nous voyons la mort, Jésus voit la vie! Réfléchissons un instant: Jésus n'a pas encore vu la fille. Il n'est pas encore entré dans sa chambre, mais Il dit: « Pourquoi toute cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte mais elle dort ».

 

Paroles mystérieuses, volontairement mystérieuses, de Jésus. Et ces gens savent bien que la petite est morte, vraiment morte. Ce que Jésus veut dire, et ce qu’il dit sous forme paradoxale, c’est qu’avec lui la mort n’aura jamais le dernier mot. La famille et ceux qui pleurent se moquent de Lui. Ils ne voient pas plus loin que leurs circonstances. Mais Jésus-Christ, Fils de Dieu, ne voit pas uniquement le visible; Il voit aussi l'invisible. Il voit plus loin que les hommes. Il voit ce que les hommes ne voient pas.

 

Nos besoins, nos problèmes, nos maladies, nos luttes ne sont pas si graves que nous pensons, car en Jésus ils ont une dimension supplémentaire - une dimension divine. Regardons notre problème avec la foi au lieu de la crainte. Regardons nos circonstances comme Jésus les voit et non comme le diable les présente. Ne les regardons pas uniquement de façon humaine, mais regardons-les divinement, à la lumière des promesses de la Parole de Dieu. En croyant aux promesses de Dieu pour nos circonstances, nous Lui ouvrons le chemin pour que Sa puissance, Sa direction et Ses miracles dans notre vie.

 

Bien sur il est aisé de le dire mais parfois si difficile à mettre en œuvre alors…ouvrons nous à Dieu au moyen du Saint Esprit pour qu’il nous donne Foi et Confiance !

 

Jésus, Pierre, Jacques, Jean, Jaïrus et sa femme sont dans la chambre de la fille, qui est couchée, morte, sur son lit. Jésus a déjà mis tous ceux qui pleuraient dehors - le miraculeux ne peut s'opérer entouré d'incrédules et de moqueurs.

 

Il y a le calme maintenant dans la maison, la paix. La paix de la mort? Non: la paix de l'expectative! “Talitha koumi - jeune fille, lève-toi”! Jésus S'adresse à un mort !

 

Jésus ne dit-il pas au sourd: “entends”; à l'aveugle: “vois”; au paralytique: “marche”, et au mort: “lève-toi” ?

 

Qu'importe le besoin, le problème: Jésus dit: “lève-toi”. La Parole de Dieu a une solution pour chaque problème, chaque besoin, chaque péché, chaque maladie, chaque détresse. Il dit: “lève-toi”, choisis la foi au lieu de la peur; regardez vos circonstances comme Jésus les voit au lieu de les voir comme le diable les voit. La fille morte obéit immédiatement! Combien de plus nous, les vivants devrions nous le faire!

 

N’oublions jamais qu’au jour de la résurrection, le jour de l’existence impérissable, jour qui demeure caché dans le secret de Dieu, la main du Seigneur saisira la nôtre, et chacun de nous l’entendra dire : « Lève-toi ». Mais déjà, pour nous, si nous le voulons, chaque jour est une rencontre de Jésus qui guérit et qui sauve. Chaque jour, au milieu de nos inquiétudes et de nos angoisses, nous entendons le Christ nous redire : « Crois seulement ! »

 

Aujourd’hui encore, nous pouvons nous sentir paralysés par nos retours sur nous-mêmes, dévitalisés par notre manque de foi.

 

Rappelons-nous ces mots d’espoir :

 

N’aie pas peur, crois seulement.

 

Lève-toi.

 

A cela répond en écho cette Parole merveilleuse et pleine d’espérance du Deutéronome Chapitre 30 : 15

 

« J'en prends aujourd'hui à témoin contre vous le ciel et la terre: j'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité »

 

Et aussitôt, pour nous rendre des forces, il nous invite à sa table.

 

Amen.