Trois textes aujourd’hui :

 

  • 1 Samuel 3 verset 1 à 10

  • Jean 20 verset 11 à 16

  • Luc 24 verset 13 à 31

 

Samuel

 

Le jeune Samuel était au service de l'Éternel devant Éli. La parole de l'Éternel était rare en ce temps-là, les visions n'étaient pas fréquentes.

 

En ce même temps, Éli, qui commençait à avoir les yeux troubles et ne pouvait plus voir, était couché à sa place,

 

la lampe de Dieu n'était pas encore éteinte, et Samuel était couché dans le temple de l'Éternel, où était l'arche de Dieu.

 

Alors l'Éternel appela Samuel. Il répondit : Me voici !

 

Et il courut vers Éli, et dit : Me voici, car tu m'as appelé. Éli répondit : Je n'ai point appelé ; retourne te coucher. Et il alla se coucher.

 

L'Éternel appela de nouveau Samuel. Et Samuel se leva, alla vers Éli, et dit : Me voici, car tu m'as appelé. Éli répondit : Je n'ai point appelé, mon fils, retourne te coucher.

 

Samuel ne connaissait pas encore l'Éternel, et la parole de l'Éternel ne lui avait pas encore été révélée.

 

L'Éternel appela de nouveau Samuel, pour la troisième fois. Et Samuel se leva, alla vers Éli, et dit : Me voici, car tu m'as appelé. Éli comprit que c'était l'Éternel qui appelait l'enfant,

 

et il dit à Samuel : Va, couche-toi ; et si l'on t'appelle, tu diras : Parle, Éternel, car ton serviteur écoute. Et Samuel alla se coucher à sa place.

 

L'Éternel vint et se présenta, et il appela comme les autres fois : Samuel, Samuel ! Et Samuel répondit : Parle, car ton serviteur écoute.

 

Jean

 

Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre; et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds.

 

Ils lui dirent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur répondit: Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis.

 

En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout; mais elle ne savait pas que c'était Jésus.

 

Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai.

 

Jésus lui dit: Marie! Elle se retourna, et lui dit en hébreu: Rabbouni! c’est-à-dire, Maître!

 

Luc

 

Et voici, ce même jour, deux disciples allaient à un village nommé Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades; et ils s'entretenaient de tout ce qui s'était passé.

 

Pendant qu'ils parlaient et discutaient, Jésus s'approcha, et fit route avec eux.

 

Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

 

Il leur dit: De quoi vous entretenez-vous en marchant, pour que vous soyez tout tristes?

 

L'un d'eux, nommé Cléopas, lui répondit: Es-tu le seul qui, séjournant à Jérusalem ne sache pas ce qui y est arrivé ces jours-ci? -

 

Quoi? leur dit-il. -Et ils lui répondirent: Ce qui est arrivé au sujet de Jésus de Nazareth, qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple,

 

et comment les principaux sacrificateurs et nos magistrats l'on livré pour le faire condamner à mort et l'ont crucifié.

 

Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées.

 

Il est vrai que quelques femmes d'entre nous nous ont fort étonnés; s'étant rendues de grand matin au sépulcre et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges leurs sont apparus et ont annoncé qu'il est vivant.

 

Quelques-uns de ceux qui étaient avec nous sont allés au sépulcre, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit; mais lui, ils ne l'ont point vu.

 

Alors Jésus leur dit: O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes!

 

Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât dans sa gloire?

 

Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait.

 

Lorsqu'ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller plus loin.

 

Mais ils le pressèrent, en disant: Reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux.

 

Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna.

 

Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; mais il disparut de devant eux.

 

Introduction

 

La semaine dernière nous avons vu que JONAS avait bien reconnu le Seigneur dans ses commandements et dans la mission qu’il lui confiait.

 

Nous avons vu que JONAS la refusait non par crainte des Ninivites mais parce qu’ayant compris le sens profond de sa mission – prêcher la repentance pour le salut des Ninivites et par là pour tous les hommes car Dieu est un Dieu bienveillant, miséricordieux, lent à la colère et voulant le salut de tous – il devenait l’instrument d’une accusation terrible contre Israël qui, par ses désobéissances et son idolâtrie du moment se détournait de l’Eternel.

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Savons-nous toujours entendre le Seigneur, le reconnaître dans tous les aspects de la vie courante, comprendre ce qu’il a à nous dire ?

 

1) La religion fait-elle connaître Dieu.

 

Samuel est au service de l’Eternel.

 

Eli ou Héli est à la fois prêtre et juge en Israël, les deux plus hautes fonctions. Il était tout naturellement considéré comme un exemple à suivre et exerçait de ce fait une grande influence sur le peuple.

 

Que pouvait rêver de mieux le jeune Samuel dans sa connaissance de Dieu ?

 

Malheureusement ce haut magistrat était incapable de diriger sa propre maison : indulgent, n’aimant pas les conflits mais la tranquillité et la paix il ne savait pas user de son autorité pour corriger les écarts de ses fils et les laissait agir à leur guise.

 

On connaît la suite : Hofni et Pinhas ses deux fils mourront. Il faut dire qu’ils allaient très loin

 

- profanation du sanctuaire, raquet des fidèles, adultère avec les servantes de service au temple etc.

 

Dans le passage que nous venons de lire il nous ait dit qu’Eli commençait à avoir les yeux troubles et ne pouvait plus voir. Ne s’agit-il pas de la cécité « religieuse » de ceux qui, sûrs de leur position, de leur autorité / autoritarisme ont acquis une telle suffisance qu’ils attachent plus d’importance au paraître qu’à l’être ?

 

Il faudra un certain temps et l’insistance du Seigneur pour qu’Eli réalise enfin que l’Eternel s’adresse à Samuel. Lui le grand prêtre d’Israël s’était « endormi ».

 

La religion peut nous donner une description du Dieu idéal tout en organisant un système de pratiques et de croyances pour un groupe ou une communauté déterminée.

 

Mais la religion ne nous amènera pas à la connaissance parfaite de Dieu : nous sommes sauvés par grâce et non par nos œuvres !!!.

 

Samuel connaîtra son Dieu quant ce dernier va l’appeler par son prénom. Il lui faudra cette marque particulière de Dieu pour qu’il devienne ce grand prophète du Dieu vivant.

 

Et nous, la religion nous a-t-elle fait connaître Dieu ? Au travers de notre expérience commune, le seigneur nous a précisément fait quitter un chemin de lassitude, de conformité et de confort pour sortir d’un « système religieux » et découvrir la vraie liberté des enfants de Dieu.

 

2) Nos émotions et notre pensée peuvent-elles nous faire connaître Dieu ?

 

Marie, cette Marie de Magdala, connaît bien le Seigneur : elle est mentionnée tout d’abord au chapitre 8 de Luc comme l’une des femmes guéries « de sept mauvais esprits » qui ont assisté de leurs biens Jésus et ses disciples.

 

Avec Marie, mère de Jacques le Petit et de Joses, Salomé et plusieurs autres – Marc 15/40 – elle a accompagné Jésus à Jérusalem et assisté de loin a son supplice.

 

Comment ne pas reconnaître son ami, son Seigneur ?

 

Il nous ait dit qu’elle pleurait. Ses émotions lui voilent la réalité du présent.

 

Paul Eluard ne déclarait-il pas « je vois le monde comme je suis et non comme il est »

 

Toute sa pensée, sa faculté de percevoir la réalité du moment est comme broyée, effacée, atomisée par la douleur et l’émotion qui l’étreint. Elle n’a qu’une idée fixe : qu’a-t-on fait du corps du Seigneur.

 

Pourtant elle ne pouvait ignorer l’enseignement du Christ, ses promesse quant à sa résurrection au troisième jour, elle le suivait depuis longtemps, avait vu ses miracles au quotidien. Mais ses émotions avaient pris le dessus jusqu’à lui masquer la réalité : elle ne voyait en Christ ressuscité que le jardinier, son cerveau avait construit une « vérité » conforme à ce qu’elle vivait, à ce qu’elle supposait. Ses sentiments filtraient et annihilaient toute réalité objective et faisaient barrage à la Foi qui vient d’en haut.

 

Et nous, faisons-nous la part entre ce qui relève de nos émotions et ce qui relève de la révélation divine ?

 

Il faudra que le Seigneur l’appelle par son prénom pour qu’elle réalise que s’est bien lui, Jésus, vivant, ressuscité. Comment le jardinier aurait-il connu son prénom ? Ne faut-il pas que nous aussi le Seigneur nous interpelle par notre nom pour être sûr qu’il sera entendu ?

 

Combien de fois nous agissons en fonction de nos émotions, de nos impulsions du moment, mélangeant ce qui vient de Dieu de ce qui vient de la terre.

 

Les apôtres n’agissaient qu’avec l’Esprit du seigneur : « voyant que l’homme avait suffisamment de Foi pour être guéri ils lui dirent : je n’ai ni or ni argent mais ce que j’ai je te le donne ; au nom de Jésus de Nazareth « lève-toi et marche ».

 

Nous aussi, apprenons à discerner avec l’Esprit de Dieu, laissons nous appeler par le Seigneur et, comme Samuel répondons » parle Seigneur, ton serviteur écoute ».

 

3) Notre intelligence et notre connaissance intellectuelle des évènements en cours peuvent-elles nous faire connaître Dieu ?

 

Comme pour Marie de Magdala, il s’agit de deux disciples, ils ont connu eux aussi Jésus, l’ont accompagné, l’ont vu vivre au quotidien.

 

Même l’intonation de sa voix, ils ne la reconnaissent pas. Pourquoi ? Les évènements du moment, le choc émotionnel et surtout leurs raisonnements, leurs commentaires « humains » leurs interprétations et conjectures éteignent leur Foi.

 

Il faut faire taire les bruits extérieurs pour entendre la douce voix du Christ.

 

Et pourtant ils sont de bonne volonté mais le merveilleux - Il est vrai que quelques femmes d'entre nous nous ont fort étonnés; s'étant rendues de grand matin au sépulcre et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire que des anges leurs sont apparus et ont annoncé qu'il est vivant- occupe leurs pensées à tel point qu’ils en oublient l’essence même des paroles du christ – Je ressusciterai le troisième jour-

 

Les choses de la terre ont effacé les merveilles du ciel. Leur intelligence est au service de leur pensée humaine elle-même façonnée par une vision matérielle des choses.

 

En fait ils voient sans regardes, ils entendent sans écouter.

 

Et nous, ne sommes nous pas souvent accaparés par les tracas, soucis, évènements de ce monde qui nous font passer à côté du vécu de Dieu. Sommes-nous capables, dans ces conditions, de « connaître Dieu » ?

 

Comme pour Marie de Magdala, il faudra un signe fort du seigneur pour que s’ouvrent leurs yeux. Comme pour nous aussi !!!

 

CONCLUSION

 

Combien la parabole du Seigneur est toujours d’actualité dans Marc 4 :

 

Ecoutez: un semeur sortit pour semer.

 

 Or comme il répandait sa semence, des grains tombèrent au bord du chemin; les oiseaux vinrent et les mangèrent.

 

D'autres tombèrent sur un sol rocailleux et, ne trouvant qu'une mince couche de terre, ils levèrent rapidement parce que la terre sur laquelle ils étaient tombés n'était pas profonde.

 

Mais quand le soleil monta dans le ciel, les petits plants furent vite brûlés et, comme ils n'avaient pas pris racine, ils séchèrent.

 

D'autres grains tombèrent parmi les ronces. Celles-ci grandirent et étouffèrent les jeunes pousses, si bien qu'elles ne produisirent pas de fruit.

 

D'autres encore tombèrent dans la bonne terre et donnèrent des épis qui poussèrent et se développèrent jusqu'à maturité, produisant l'un trente grains, un autre soixante, un autre cent.

 

Jésus ajouta: Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende!

 

Le semeur, c'est celui qui sème la Parole.

 

Certains hommes se trouvent «au bord du chemin» où la Parole a été semée: à peine l'ont-ils entendue que Satan vient arracher la Parole qui a été semée en eux.

 

Puis, il y a ceux qui reçoivent la semence «sur le sol rocailleux»: quand ils entendent la Parole, ils l'acceptent aussitôt avec joie, mais ils ne la laissent pas prendre racine en eux, car ils sont inconstants.

 

Que surviennent des difficultés, ou la persécution à cause de la Parole, et les voilà qui abandonnent tout.

 

D'autres reçoivent la semence «parmi les ronces»: ce sont ceux qui écoutent la Parole,

 

mais en qui elle ne porte pas de fruit parce qu'elle est étouffée par les soucis de ce monde, l'attrait trompeur des richesses et toutes sortes d'autres passions qui pénètrent en eux.

 

Enfin, il y a ceux qui reçoivent la semence «dans la bonne terre»: ce sont ceux qui écoutent la Parole, qui la reçoivent et qui portent du fruit: un grain en donne trente, un autre soixante, un autre cent.

 

Le Seigneur ne dira-t-il pas « ce n’est ni par vos forces ni par votre volonté mais par mon Esprit ».

 

Seigneur aide-moi à me dévêtir de :

 

* ma religiosité, mes habitudes héritées d’un dogme humain étranger à ton Esprit

 

Il faut faire comme ceci, comme cela, ne pas faire ceci ou faire cela etc.

 

* de mes émotions qui, bien trop souvent, me guident vers telle ou telle décision qui n’est pas celle de Dieu mais celle de la chair.

 

Je donne telle ou telle chose, je fais telle ou telle chose car j’ai bon cœur et cela doit forcement plaire à Dieu du moins je le présume-

 

* de mes jugements qui, trop souvent, ne viennent pas de Dieu mais de mon égo

 

Si tu ne fais pas ceci ou cela tu n’es pas chrétien etc.

 

* de mon intelligence bien souvent trop limitée et trop subjective dans l’analyse des choses de Dieu.

 

Alors, et alors seulement,

 

nous serons des serviteurs utiles pour l’œuvre de Dieu !

 

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