Luc XV versets 25 à 32.

 

Notre Joie est-elle toujours complète, totale comme dans Jean 15:11

 

« Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous

 

et que votre joie soit parfaite ».

 

Qu’est-ce qui peut faire obstacle à ce que ma joie soit complète ?

 

Si notre joie est parfaite, totale alors :

 

« TOUT CE QUE VOUS DEMANDEREZ EN MON NOM JE LE FERAI »

 

(Jean 14:13)

 

Le récit :

 

Le frère aîné est aux champs :

 

* Il travaille, loin des jeux et de l’amusement. C’est l’antithèse de son frère.

 

On peut supposer qu’il a œuvré dans le but louable de faire fructifier le bien familial alors que son frère … D’ailleurs s’en est-il inquiété ?

 

* Qu’en est-il de nous-mêmes ? Les soucis de la vie – travail, promotion, enfants, famille etc. – ne nous font-ils pas passer à côté de celui ou celle que précisément le Seigneur a mis sur notre chemin.

 

Et précisément, la personne la plus insignifiante ou celle que pour rien au monde je voudrais côtoyer à cause de ses origines, sa couleur de peau, son milieu social, son appartenance politique etc. n’est-ce pas la personne que Dieu a mise sur ma route pour me porter la guérison physique ou morale ?

 

Bossuet n’a-t-il pas eu le courage de dire publiquement au grand Louis XIV « N’oubliez jamais Sire que vous n’entrerez en Paradis que sur la recommandation d’un pauvre ».

 

Quelle différence de classe entre le grand roi et le mendiant !!

 

Et pourtant il fallait que Louis accepte cette leçon d’humilité mais aussi de compassion pour accéder au trône de Dieu. Le fils aîné a première vue a tout pour se réjouir : il a eu lui aussi sa part d’héritage, il vit sur le domaine familial auprès des siens et ne semble pas se poser de problèmes métaphysiques. Jusqu’au jour où revient son frère.

 

* Et nous ? notre attitude dans certaines circonstances ?

 

Deux exemples dont un vécu :

 

- Au travail je fais la même chose que mon collègue, c’est lui qui obtient une promotion avec les « félicitations du jury ». Face à sa joie, la mienne sera-t-elle complète ?

 

Que dit Paul : « réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui sont dans la peine ».

 

- Face à la maladie, à la même maladie, une inconnue est guérie, moi non.

 

Ma joie sera-t-elle complète ? Cf Quiberon.

 

Le premier obstacle à ce que notre joie soit complète est :

 

* Notre regard sur l’autre, regard au mieux d’incompréhension, au pire d’orgueil et de rejet.

 

* Notre jalousie qui peut s’appeler ENVIE, DESIR, AMERTUME, REJET.

 

Le récit :

 

* Le fils aîné se met en colère et refuse d’entrer dans la maison.

 

Est-ce illogique, anormal ? Après tout il a travaillé dur pendant que son frère brulait sa vie par tous

 

les bouts. Réfléchissons, a-t-il manqué de quelque chose, lui a-t-on pris quelque chose : non. Alors ?

 

Parabole des ouvriers de la onzième heure : a vu humaine il n’est pas juste que celui qui a trimé 12 heures ait la même récompense que celui qui n’a œuvré qu’une heure. Et pourtant ? Le Maître a-t-il lésé ses ouvriers ? Non. Notre perception de la justice n’est pas celle de Dieu.

 

Cette parabole pourrait signifier que la générosité de Dieu dépasse notre justice humaine. En effet on associe le propriétaire de la vigne au Seigneur, c'est-à-dire Dieu. Les rapports de Dieu avec l'homme ne sont pas les rapports qu'a un patron avec ses ouvriers.

 

Parmi les premiers chrétiens, ceux d'origine juive pouvaient être choqués de voir des pécheurs et des païens appelés comme eux dans la communauté des chrétiens. Cette parabole a servi à apaiser les ressentiments qui ont pu naître de cette situation.

 

Saint Augustin dit dans son sermon 87 intitulé : les heures de l'histoire du Salut, « Les justes venus au monde en premier, comme Abel et Noé, ont été, pour ainsi dire, appelés à la première heure, et ils obtiendront le bonheur de la résurrection en même temps que nous. D'autres justes, venus après eux, Abraham, Isaac, Jacob et tous ceux qui vivaient à leur époque ont été appelés à la troisième heure, et ils obtiendront le bonheur de la résurrection en même temps que nous. Il en ira de même pour ces autres justes, Moïse, Aaron et tous ceux qui furent appelés avec eux à la sixième heure; puis les suivants, les saints prophètes, appelés à la neuvième heure, goûteront le même bonheur que nous. Tous les chrétiens sont, pour ainsi dire, appelés à la onzième heure; ils obtiendront, à la fin du monde, le bonheur de la résurrection avec ceux qui les ont précédés. Tous le recevront ensemble. Voyez pourtant combien de temps les premiers attendront avant d'y parvenir. Ainsi, ils obtiendront ce bonheur après une longue période, et nous, après peu de temps. Bien que nous devions le recevoir avec les autres, on peut dire que nous serons les premiers, puisque notre récompense ne se fera pas attendre [1]».

 

* Sa colère lui fait perdre ses repères et le ressentiment et les reproches jaillissent :

 

J’ai fais ceci et cela pour toi et toi tu n’as rien fais pour moi.

 

Mais quand lui est de retour, c’est la fête etc.

 

Rappelons-nous l’histoire de Caïn et de son frère Abel dans Genèse IV verset 2 à 8.

 

Cain rejette la souveraineté de Dieu

 

Genèse 4.1-5.32 Verset clé 6 et7

 

« Si tu agis bien tu relèveras la tête, mais si tu n’agis pas bien, le péché est tapi à ta porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. »

 

Le commencement du péché était très petit. L'homme a brisé un commandement apparemment insignifiant de Dieu. Mais par son acte de désobéissance, il s’est joint à la rébellion de Satan et la malédiction de Dieu est tombée sur le monde. Sa communion avec Dieu a été rompue, sa mission engloutie dans une lutte pour la survie. Il a également perdu l'accès à l'arbre de la vie et a été condamné à mourir. Le chapitre 4 montre comment le péché s’est répandu ; comment il a tourné un homme contre son frère et a provoqué une tragédie indescriptible ; comment il a infecté la culture humaine. Mais dans cet épisode sombre, Dieu a mis un lumignon d'espoir dans le monde.

 

1. Abel, Caïn et leurs offrandes (1-7)

 

Caïn était le fils le plus âgé d'Adam ; Abel était son cadet. Caïn était un fermier et Abel, un berger et un gardien de troupeaux. Chacun d'eux apporta une offrande à Dieu. Dieu, qui voit les cœurs des hommes, accepta l’offrande d’Abel, mais n'accepta pas celle de Caïn. L'offrande de Caïn était juste « des fruits du sol », et non pas « les prémices des premiers fruits du sol de l’Eternel » (Ex 23.19), tandis qu’Abel apportait les « les premiers nés de son petit bétail ». Il apporta les premiers et les meilleurs. Ceci montre son cœur. Il est venu humblement, espérant que Dieu recevrait son offrande, quoiqu'elle ait été offerte par un homme pécheur. Hébreux 11.4 dit : « C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn ; par elle, il fut déclaré juste ; Dieu rendant lui-même témoignage de ses offrandes. »

 

Les versets 4 et 5 disent : « L’Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn ni sur son offrande. Caïn fut très irrité et son visage fut abattu. » La réaction de Caïn montre son esprit et cœur. Il a offert à Dieu une partie du fruit du sol comme s’il faisait à Dieu une faveur; il a pensé que Dieu serait heureux d'obtenir ce qu’il lui apportait. Mais Dieu est le Seigneur et le Créateur. C’est lui qui donne la moisson. Toutes les choses lui appartiennent. L'offrande de Caïn aurait du être une expression de louange, d’honneur, d’adoration et de remerciement. Dieu ne pouvait pas agréer le cœur orgueilleux et l'offrande condescendante de Caïn. Romains 1.21 nous dit que ne pas remercier Dieu ou l'honorer comme Dieu est la racine du péché. L'ingratitude et l’orgueil rendent les cœurs des hommes sombres et futiles.

 

La suite on la connaît : la colère poussée à son paroxysme entraîne Caïn à tuer son frère.

 

L’autre obstacle à ce que notre joie soit complète est :

 

* Notre propre échelle de valeurs pour juger et agir. « Je vois le monde comme je suis et non comme il est » disait Paul ELUARD.

 

* Notre soumission instinctive et immédiate à notre égo, à nos sentiments : Jésus va au cœur par son Esprit, puis ses sentiments – l’âme - prennent le relais et, enfin, son expression corporelle enclenche l’action de guérison, délivrance etc.

 

Pour nous nos sentiments précèdent nos actions car dans le moment notre impulsivité l’emporte trop souvent sur la raison.

 

Conclusion.

 

Pour que notre joie soit complète nous devons apprendre à :

 

* Modifier notre regard sur l’autre, au lieu d’un regard au mieux d’incompréhension, au pire d’orgueil et de rejet, voir dans ses différences une richesse voulue par Dieu. Lui aussi est enfant de Dieu, aimé par Lui, lui aussi a droit à la Vie Eternelle au même titre que moi.

 

Le sang de Christ a coulé aussi pour lui et qui sait, c’est peut-être par lui que nous entrerons en Paradis. Comprendre que je ne suis ni mieux ni pire mais simplement différent.

 

* Rejeter notre jalousie qui peut s’appeler ENVIE, DESIR, AMERTUME, REJET.

 

Le Seigneur nous donne deux exemples des conséquences de la jalousie qui ont conduit au meurtre :

 

- L’amertume, le sentiment de rejet ont entraîné chez Caïn la jalousie puis la colère et enfin le meurtre.

 

- L’envie couplé au désir ont entrainé chez David la jalousie vis-à-vis d’Urie et au final le meurtre « déguisé ». Cf : «  2 Samuel Chapitres 11 à 12 jusqu’au verset 25 ».

 

* A ne plus nous fier à notre propre échelle de valeurs pour juger et agir. « Je vois le monde comme je suis et non comme il est » disait Paul ELUARD.

 

Regardons à Christ, Il est toujours le même hier, aujourd’hui, éternellement.

 

Le temps, les circonstances sont ce qu’elles sont, indépendamment de notre façon de juger ou de nos sentiments du moment.

 

* A ne plus nous soumettre instinctivement et immédiatement à notre égo, à nos sentiments : Rappelons nous que Jésus va au cœur par son Esprit, puis ses sentiments – l’âme - prennent le relais et, enfin, son expression corporelle enclenche l’action de guérison, délivrance etc.

 

Comment y arriver, comment peut-on inverser cette courbe descendante ?

 

Seul ? impossible mais ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu.

 

Rappelons-nous ce qu’a dit Dieu à Caïn juste avant qu’il ne commette l’irréparable :

 

: « Si tu agis bien tu relèveras la tête, mais si tu n’agis pas bien, le péché est tapi à ta porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. »

 

En effet Dieu est aimant et compatissant. Il est venu vers Caïn avec les mots d’un sage conseiller. Dieu Tout-Puissant s'est abaissé pour donner sa parole précieuse à Caïn.

 

La parole de Dieu adressée à Caïn était une parole de vie et de paix. Il donna à Caïn l'occasion de se voir comme il était ; c’était pour lui l’opportunité de se détourner du chemin de destruction et de la mort vers le chemin de la vie.

 

Regardons plus étroitement la parole de Dieu à Caïn. D'abord, Dieu dit à Caïn que son offrande ne fut pas acceptée parce que Caïn ne fit pas ce qui est juste. C'était une opportunité pour Caïn d'examiner son propre cœur. C’était sa chance de penser à lui-même et à ce qui est juste. Il aurait du se demander : « Qu’ai-je fait pour déplaire à Dieu ? Comment puis-je accomplir ce qui est juste ? » Ces mots auraient pu lui donner la direction et la lumière dans sa vie. Mais Caïn ne reconnut pas Dieu comme Dieu. Il commença à vivre selon ses sentiments naturels. Il devint un esclave de la colère. Un homme qui vit selon ses désirs, selon les pensées de sa nature pécheresse ne peut plaire à Dieu.

 

Quand nous tâchons de vivre selon la parole de Dieu, nous nous engageons dans un puissant combat spirituel. Si nous sommes défaits pendant ce combat spirituel, nous devenons les esclaves du péché. Caïn aurait du recevoir la parole de Dieu et mettre à mort ses propres sentiments. Romains 8.6,7 dit : « Avoir les tendances de la chair, c’est la mort ; avoir celles de l’Esprit, c’est la vie et la paix. Car les tendances de la chair sont ennemies de Dieu, parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle en est même incapable. »

 

Si nous changeons de comportement, d’attitude, de regard avec l’aide de Dieu, alors notre joie sera complète et « des flots d’eau vive couleront de notre sein ».

 

Et nous pourrons tout demander au Seigneur afin que notre joie soit parfaite.

 

C’est pour cela que dans certaines situations il y a blocage car nous agissons selon nos propres pulsions, jugements, ressentiments sans voir avec les yeux du seigneur, sans aimer avec le cœur du seigneur, sans comprendre avec l’intelligence du seigneur.

 

Change mon cœur seigneur !!!

 

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